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Société - lois - politique

Coupe du Monde de rugby : 570 000 tonnes de CO2

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Des dizaines de milliers de manifestations sportives et culturelles de toutes tailles se tiennent chaque année en France. Ces événements, par nature éphémères, ont souvent un fort impact environnemental (consommation de papier, flux de déchets, dépense d’énergie…).

Aujourd’hui, développement durable oblige, le ministère de l’écologie entend inciter les organisateurs de ces manifestations à prendre en compte l’environnement et, notamment, le changement climatique avec les émissions de gaz à effet de serre (CO2, etc.) qui sont associées à ces événements.

A ce titre, le déroulement de la prochaine coupe du Monde de rugby, qui débutera le 7 septembre prochain en France, est un exemple emblématique. Une étude de l’ADEME (1) estime que 46 000 tonnes d’équivalent CO2 seront générées uniquement par l’organisation de cette compétition, tandis que le bilan total, en intégrant le déplacement et la consommation des spectateurs, devrait atteindre 570 000 tonnes d’équivalent CO2 en 6 semaines de rugby. Pour mieux se rendre compte de l’importance de ce chiffre, on peut préciser qu’il correspond aux émissions annuelles des 177 000 habitants des Îles Samoa, un des pays qui participe à la compétition.

Le déplacement des personnes est très majoritairement responsable de l’impact climatique de la compétition, avec 84 % des émissions pour ce seul secteur. A titre d’exemple, les 30 000 spectateurs qui viendront d’Océanie généreront à eux seuls 240 000 tonnes d’équivalent CO2, pour plus d’un milliard de kilomètres en transport aérien long courrier. Au-delà du réchauffement climatique, quelques chiffres complémentaires permettent aussi de mieux comprendre les différents impacts d’un événement de cette ampleur :

– la totalité des matchs du tournoi va engendrer 778 tonnes de déchets dans les stades, soit l’équivalent de la production de déchets en 1 an de plus de 2000 personnes seules ;

– la consommation totale d’énergie dans les 12 stades pour les matches de la compétition (4 700 000 kWh) correspond à 73 000 ampoules de 60 W allumées sans interruption pendant la compétition (45 jours).

Face à cette évaluation, le Comité d’organisation entend faire la chasse au ‘gaspi’. Le train a ainsi été privilégié pour assurer les nombreuses liaisons sur le territoire français (transport des joueurs et des délégations), soit un gain sur les émissions de gaz à effet de serre de plus de 1 000 tonnes équivalent CO2 par rapport à la route.

Pour les spectateurs, l’accent a été mis sur le renforcement des transports en commun et l’installation de parkings à vélos surveillés comme à Toulouse, Marseille et Montpellier. Sur le plan énergétique, la plupart des villes hôtes ont lancé des diagnostics sur leurs stades pour permettre de réduire durablement les consommations d’énergie. A cet égard, certains stades se sont équipés en installations solaires, le stade Geoffroy Guichard, de Saint Etienne, se distinguant avec 2 600 m2 de panneaux solaires photovoltaïques, soit la plus grande installation publique en France métropolitaine.

Parallèlement, le développement de la collecte sélective des déchets dans l’enceinte et aux abords des stades sera effectif dès la Coupe du Monde sur plusieurs sites (2) et l’opération pérennisée après l’événement. Enfin, les documents de communication sont imprimés sur du papier éco-certifié avec, pour partie, des encres végétales.

Pascal Farcy
1- Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie.

2- A Marseille, à l’intérieur du stade Vélodrome, une collecte sélective du verre, du carton et du plastique est d’ores et déjà effective. Près de 12 000 bouteilles plastiques sont récupérées par manifestation dans les 30 buvettes du stade, soit 5 tonnes par an. Des conteneurs pour la collecte du verre ont été installés dans les 60 loges, les salons de réception et les espaces de restauration (15 tonnes récupérées sur une saison). Le carton est collecté par la restauration et le musée-boutique à chaque manifestation (30 tonnes par an).

Au final, sur une année, 50 tonnes de produits recyclables seront récupérées dans l’enceinte du stade, soit l’équivalent de la production d’une commune de 2 500 habitants.
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Emballage et étiquettes

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Le sujet de l’emballage en grande surface fait couler de plus en plus d’encres au fil des dernières années. Cela va logiquement de pair avec le fait que l’écologie n’est plus un sujet qu’il est possible d’ignorer. Une partie grandissante de la population régule avec plus ou moins de convictions ses tâches du quotidien pour adopter un mode de vie à la fois sain et plus respectueux de la planète. Une des problématiques les plus redondantes est alors : comment consommer en limitant le plus possible son impact sur l’environnement ? Les grandes surfaces étant casi incontournables pour les citoyens urbains, il est facile de se sentir impuissant par rapport à l’impact écologique de nos achats. emballages plastiques, provenance des produits, pratiques nocives pour l’environnement etc. Autant d’aspects qui rendent vos courses un vrai casse-tête si vous possédez la volonté de consommer « eco-friendly ».

Le problème du plastique :

C’est plutôt simple : le plastique est partout dans notre société. Que l’on achète des produits alimentaires, éléctro-menagers ou hi-tech les emballages et sur-emballages celluloïds entourent une quantité astronomique des marchandises présentent en rayon des magasins. Si il existe des initiatives comme les épiceries sans emballages ou l’achat se fait au poids, les habitudes des consommateurs peinent à changer et leur impact réel reste à prouver. Pour cause, le plastique est matériaux extrêmement polluant du début à la fin de sa chaîne de production. La simple fabrication du plastique nécessite comme on le sait l’usage de ressources naturelles non renouvelables comme le pétrole ou le charbon. Une quantité affolante de déchets plastiques se retrouvent par la suite dans les océans, catastrophe écologique telle qu’on appelle la surface de déchets marins en plastique le «  Septième Continent ».

Alors comment consommer en réduisant son impact sur l’environnement ?

L’application Yuka est un outil en vogue qui vous permet de scanner les étiquette adhésives des produits que vous trouvez en grande surface. Cela vous permet d’obtenir rapidement des informations sur la qualité nutritionnel et l’impact écologique de ce que vous achetez. Globalement il est important de porter une attention particulière à l’emballage de votre produit. Evitez à tout prix les suremballages qui finirons immédiatement à la poubelle pour mettre des années à se dégrader. Privilégiez alors les écolabels en vous assurant que le produit contient bien une étiquette écologique biodégradable, preuve que vous payez pour une marque soucieuse de l’environnement.

Alors si faire évoluer les mentalités n’est pas chose aisée, c’est en disant non aux pratiques non durables de l’industrie alimentaire qu’il est possible de la faire changer. Faire vos achats en réfléchissant à deux fois sur la provenance et le packaging des produits sont des gestes simples qui permettront à nos enfants de poser le pied sur une planète préservée.

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Les banques en ligne, quel bilan écologique ?

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Les français, professionnels comme particuliers, sont de plus en plus nombreux à choisir une banque en ligne.

Cet engouement s’explique par les nombreux avantages qu’elles présentent : le client peut accéder 7 jours sur 7 à son compte, il peut également effectuer ses opérations bancaires en toute autonomie. Des outils lui permettent d’optimiser la gestion de son budget ou de son entreprise. Les frais bancaires et de tenue compte sont réduits, aspect fort avantageux pour les clients qui se plaignent régulièrement du caractère excessif de ces frais. Des conseillers sont disponibles par téléphone, mail et chat dans des plages horaires étendues ce qui répond mieux aux attentes des clients. Les entreprises sont également séduites par cette solution qui facilite le lien entre leur compte bancaire et leur comptabilité.

Le choix d’une banque en ligne se justifie donc par l’ensemble de ces aspects pratiques qui simplifient grandement la vie des usagers. Mais il s’inscrit également dans une démarche et un mode vie soucieux de l’environnement.

En effet, les services en ligne réduisent considérablement l’impact écologique des activités bancaires.

Les services bancaires dématérialisés ont donc un impact carbone moindre.

Tout d’abord l’usage du papier, grand consommateur de ressources naturelles, se trouve réduit grâce aux comptes en ligne qui stockent l’ensemble des documents utiles sur le compte des clients leur permettant d’y accéder à tout moment.

Ainsi, les services de banques en ligne mettent fin aux nombreux envois postaux de relevés bancaires ou d’avis d’opération. Outre, la réduction du volume de papier généré, ceux sont les transports polluants de courrier qui disparaissent.

Ensuite, les banques en ligne sont situées dans un local unique. La consommation en ressources non renouvelables nécessaires à la fourniture d’eau et d’électricité des agences se voit tout naturellement diminuée de façon significative.

De plus, les déplacements en agence qui provoquent des émissions de gaz à effet de serre deviennent inutiles, et plus particulièrement dans les zones éloignées des centres-villes.Le bilan écologique des banques en ligne est donc incontestablement plus satisfaisant que celui des banques qui fonctionnent avec un réseau d’agences.

Enfin, elles soutiennent de plus en plus l’innovation et plus particulièrement dans le domaine de la protection de l’environnement, sujet au centre des préoccupations aussi bien des particuliers que des professionnels et institutionnels.

 

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En Allemagne, un referendum citoyen pour sauver les abeilles

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Voilà qui devrait conforter une partie de nos compatriotes qui arborent leurs gilets jaunes chaque week-end depuis 14 semaines maintenant : en Allemagne, un référendum sera bientôt organisé pour la conversion de terres aux normes de l’agriculture biologique. Pourquoi les gilets jaunes y trouveront un motif de satisfaction ? Parce que le referendum dont il est question est d’initiative citoyenne, le fameux « RIC » dont on nous rebat les oreilles.

Une petite formation politique écolo de Bavière a simplement déposé une pétition pour demander que 20% des terres arables du Land respectent les normes biologiques d’ici 2025, un chiffre qui montera à 30% en 2030, et auquel s’ajoutent les 10% d’espaces verts publics qui subiront le même traitement et un plus strict contrôle des taux d’engrais et de pesticides dans les rivières. Le résultat fut inespéré, puisque pas moins de 1,75 millions de citoyens ont soutenu le texte, par ailleurs baptisé « Sauver les abeilles », dépassant largement le seuil du million de signataires susceptible de déclencher l’organisation, dans les six mois à venir, d’une consultation du corps électoral. Une dynamique citoyenne dans la droite lignée des dernières élections locales bavaroises d’octobre dernier, lorsque le parti des Verts est devenu avec 19% des voix la deuxième force politique de la puissante région.

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Si les électeurs bavarois vont dans le sens de la question posée au referendum, ils initieront peut-être un mouvement à l’échelle nationale pour permettre à l’Allemagne, 4ème consommateur mondiale de pesticides, d’enrayer le déclin qui apparaît inexorable de nombreux insectes, comme alertait une étude australienne la semaine dernière qui le comparait même au « plus massif épisode d’extinction depuis la disparition des dinosaures ».

Un adversaire coriace devrait cependant se trouver sur la route d’une Allemagne plus verte : Bayer, fleuron de l’agrochimie national, qui s’est récemment offert l’américain Monsanto pour 63 milliards d’euros. Le même Monsanto, qui tire une part massive de ses revenus du Round-Up, herbicide dérivé du glyphosate.

Alors, mieux vaut-il sauver la planète et penser à demain, ou ne pas bousculer une des plus grandes entreprises du monde pour ne pas chambouler l’économie d’aujourd’hui ? Vous avez quatre heures.

Photo : DannyPerezPhotography/Flickr/CC

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