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« On ne peut plus construire aujourd’hui comme il y a quelques années ou décennies »

Projet " Modulife" d'habitat économe en énergie. Crédit : Philippe Bovet

Projet « Modulife » d’habitat économe en énergie. Crédit : Philippe Bovet

Olivier Silder et Philippe Bovet, deux spécialistes de l’énergie et de l’habitat viennent de publier l’ouvrage «  Bâtiments performants. Des constructeurs relèvent le défi du réchauffement climatique » aux éditions Terre Vivante. Philippe Bovet a répondu aux questions d’Univers Nature sur l’enjeu que représente l’habitat dans la transition énergétique.

1/ Qu’est ce qui vous a motivé à écrire cet ouvrage ?

D’abord la rencontre avec Olivier Sidler, un des énergéticiens les plus compétents d’Europe et un excellent pédagogue pour toutes ces questions énergétiques. Ensuite connaître ces décideurs qui ont compris que la donne énergétique avait changé et qu’on ne peut plus construire aujourd’hui comme il y a quelques années ou décennies.

2/ Sur quels critères avez-vous sélectionné les bâtiments ?

Des critères essentiellement géographiques, afin que nous n’ayons Olivier et moi-même peu à nous déplacer. Tous les entretiens ont eu lieu dans un triangle Paris-Valence-Mulhouse. Olivier habite dans la Drome et moi à Bâle. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’exemples intéressants en Bretagne ou à Toulouse, mais pour nous cela évitait des déplacements inutiles et nous permettaient aussi d’être cohérents en matière d’énergie et de transports.

3/Quels sont les freins actuels à lever pour favoriser la transition énergétique dans ce secteur ?

Comme je l’explique dans l’introduction, la forte inertie des mentalités entraine une certaine difficulté pour mettre en place le changement. Aussi, on relève des freins réglementaires comme la garantie décennale (qui protège pendant 10 ans après la livraison l’acquéreur contre tout vice de construction) qui opère comme un frein à l’innovation, des freins liés à à la formation et au manque de compétences de certains corps de métiers ainsi que des difficultés de financement.

4/ Quel projet a particulièrement retenu votre attention ? Pourquoi ?

Tous sont intéressants car différents. De la maison individuelle rénovée à l’immeuble neuf de bureaux à énergie positive de la ZAC de Bonne. Cette diversité montre qu’un changement est possible dans tous les secteurs du bâti et rapidement si on le veut et si on s’en donne la peine.

5/ En moyenne, quel est le surcoût pour construire des bâtiments basse consommation ?

On doit ne pas parler de surcoût, mais de surinvestissement, mais avoir ensuite des factures énergétiques plus faibles. Il y a de multiples surcoûts acceptés et jamais remis en cause, comme les places de parkings en grande partie inutile dans les centres urbains bien desservis par les transports en commun. Ou encore une entrée d’immeuble en marbre, alors que d’autres matériaux peuvent être choisis. Et au delà, le dérèglement climatique nous oblige à agir. Quand quelqu’un se noie et qu’on doit lui jeter une bouée, on ne discute pas du prix de celle-ci.

 6/ C’est quoi pour vous un bâtiment intelligent ?

C’est avant tout un bâtiment low-tech (et non high-tech) performant. Il ne faut empiler les systèmes énergétiques et avoir des bâtiments complexes.

7/ La prochaine RT 2020 qui généralisera le Bepos est-elle une réponse suffisante pour atteindre les objectifs de réduction de CO2 fixés par la France ?

Absolument pas puisque nous émettons du CO2 selon 4 axes: l’habitat, les transports, les achats et les déchets. Le bâtiment n’est donc qu’un des 3 secteurs. De plus le bâtiment neuf ne représente qu’1% du parc annuel de logement mis en chantier, il faut absolument s’attaquer à la rénovation du parc existant.

 

Article écrit par Deborah (voir la biographie)
le 10 juillet 2013 à 06:00

69 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 2013
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Commentaires
jeff
11 juillet 2013 - 2 h 58 min

Un message toujours aussi simple et clair. Mais qui l’écoute ?
Pas les acheteurs qui se basent toujours sur le prix au m2 pour faire leur choix (achètent-ils leur voiture au kg ?) et sont prêts à faire l’impasse sur toutes les réglementations au moment de l’achat, pourvu qu’ils aient leur maison, quitte à hurler ensuite qu’ils se sont fait avoir.
Pas les promoteurs ni les « constructeurs » qui n’ont jamais été là pour proposer un service mais uniquement pour faire du fric sur le dos du pigeon consentant.
Pas les entreprises du bâtiment qui n’en ont rien à faire de la performance énergétique et technique du bâtiment dans lequel ils interviennent et sont pour la plupart à des années-lumières de ce genre de préoccupations techniques qui leur sont intellectuellement inaccessibles.
Pas les architectes qui se contrefoutent que la maison soit performante mais font des « jolies maisons » la plupart du temps financièrement en dehors des clous pour des clients qu’ils se contentent de délester de quelques milliers d’euros en échange de plans de permis crobardés vite-fait sur le coin d’un bureau.
Enfin pas les seules personnes qui seraient à même de concevoir un VRAI produit doté de VRAIES prestations garanties sur la base de VRAIS engagements contractuels (pas de ceux d’assureurs qui ne sont plus là lorsqu’on aurait besoin d’eux mais permettent à une flopée d’aigrefins de plumer du pigeon sans vergogne sous couvert de DO et de décennale). Ces VRAIES personnes, ce sont des techniciens de bureaux d’études comme il y en a dans n’importe quelle entreprise digne de ce nom mais qu’on a sacrifié dans le bâtiment au nom du sacro-saint prix au m2 déjà cité.
Il faudra trente ans pour monter une industrie du bâtiment digne de ce nom en France. Toutes les normes, lois et réglementations du monde ne feront jamais accélérer le mouvement. Il suffit de voir ce qui se construit encore aujourd’hui pour s’en convaincre. La race des pigeons a encore un bel avenir !


zam
13 juillet 2013 - 22 h 37 min

depuis qu’on a mis de la super isolation sur les murs de l’Inspection Académiue il est devenu ultra pénible et malsain d’y travailler, les murs sont devenus des réservoirs à chaleurs, ce qui fait qu’on est CUIT par les murs comme dans un four, et comme il n’y a jamais moyen d’ouvrir les fenêtres, il y en a toujours pour se plaindre, il y règne une chaleur d’étuve. Très mauvais pour la santé, et épuisant.



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