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Interview de D. Guillet – Association Kokopelli

Président de l'association Kokopelli et auteur du manuel de production de semences dans le jardin familial "Les Semences de Kokopelli" (septembre 2003)

Univers-nature – Pour la libération de la semence et de l’humus, c’est tout un programme !
Pouvez-vous nous dire ce qui vous a amené à la création de l’association Kokopelli ?

D. Guillet, association KokopelliDominique Guillet - Nous avons créé l’association Kokopelli en 1999, suite à la fermeture de Terre de Semences. Créée en 1994, Terre de semences était une société qui distribuait et produisait des semences issues de l’agriculture biologique et biodynamique, elle a été fermée suite à la menace de la répression des fraudes, venue par le ministre.

Il faut prendre conscience que la majorité des aliments que nous consommons sont issus de variétés qui sont inscrites sur l’un des catalogues nationaux de la communauté européenne et cela fait des dizaines d’années que ça dure. En 1961, il y a eu une convention, qui s’appelle la convention de Paris, elle a créé l’UIPOVE (Union internationale pour la protection des obtentions végétales). Ainsi, à cette date, les multinationales qui c’étaient créées un cadre juridique ont accaparé ou acheté tous les semenciers de l’hémisphère nord : à savoir un bon milliers de semenciers en l’espace de 30 ans. Ce qui fait qu’aujourd’hui nous avons une dizaine de multinationales qui contrôlent 50% de la semence planétaire et 60% de l’agrochimie.
Pour ces 10 multinationales, les fusions actuelles nous donnent DuPont, Monsanto, Singenta, et Limagrain. Ainsi, en fait la majorité des variétés qui étaient soit produites, soit distribuées par Terre de Semences étaient dans la stricte illégalité dans la mesure où elles étaient des anciennes variétés non-inscrites sur le catalogue.
Depuis 1941, quand on fait le bilan de ce qui existe dans les catalogues nationaux, on s’aperçoit qu’il existe avant tout des hybrides F1. Un hybride F1, par définition, c’est une variété qui génère un marché captif, puisque étant soit stérile, soit dégénérescent, vous ne pouvez pas reproduire les semences conformément au type de votre hybride F1 de départ.

A partir du moment où Terre de Semences a été un peu trop connu et distribué par certaines jardineries, la pression c’est fait sentir, mais surtoutn, Terre de Semences a refusé de rentrer dans le cadre d’un décret mis en place fin 1997 et qui instituait la création d’un catalogue pour variété amateur. Hors, pour inscrire nos variétés dans ce catalogue, il fallait payer un demi-droit qui était de l’ordre de 1450 FF par variété, il fallait prouver que nos variétés étaient âgées de plus de 20 ans, il fallait prouver qu’elles soient DHS (détermination à l’homogénéité et la stabilité), donc tout un tas de paramètres dans lesquels Terre de Semences ne voulait pas s’engager car, premièrement on n’avait pas d’argent et deuxièment, tout ce qui est fixisme on y croit pas du tout, la vie étant avant tout évolution. Terre de Semences a donc refusé de s’incrire dans ce cadre juridique mis en place par le Ministère de l’agriculture à la fin de l’année 1997, et en 1999 on a fermé Terre de Semences sous la pression et nous avons créé l’association Kokopelli pour reprendre un peu le flambeau de Terre de Semences, tout en sachant que toutes les variétés que nous avons aujourd’hui sont encore dans la quasi-illégalité.

Univers-nature – Donc pour bien préciser les choses, aucune semence non-inscrite au catalogue officiel ne peut être commercialisé officiellement ?

Dominique Guillet - Prenons l’exemple des tomates. Il y a à peu près 87% d’hybrides F1, 11% de variétés fixées sous obtention végétale, et il ne reste que 2% de variétés du domaine public. Donc cela veut dire que 98% des tomates sont sous brevet, ainsi un semencier, dans la main d’une multinationale, va tout simplement payer pour l’inscrire au catalogue officiel et payer une seconde fois pour la protéger avec un brevet durant 20-25 ans.
Le but de notre association est donc de collecter un maximum de ressources génétiques qui viennent de la planète et de les remettre à la disposition du jardinier. On est en fait une banque de semences vivantes et pour nous, alors que nous fonctionnons sans aucune subvention, il est hors de question de payer pour avoir le droit de protéger un héritage de la planète, certaines variétés existant depuis des centaines d’années.
On nous rétorque souvent que tous ces cadres juridiques sont là pour la protection du consommateur, or, d’un point de vue pratique ça fait plus de 10 ans que l’on fait ce travail et si les consommateurs n’étaient pas heureux de nos semences et de la saveurs de nos anciennes variétés, ils ne reviendraient pas, hors ils reviennent tous les ans nous acheter des semences. En outre, dans nos clients depuis 7-8 ans nous avons la mairie de Paris, de Poitiers, le Conseil Général de la Guadeloupe, le château de Versailles, le parc du Luberon, bref tout un tas de collectivités qui nous payent par mandat administratif, simplement parce qu’ils apprécient énormément la qualité des semences et des variétés que l’on met à leur disposition.

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