Votre inscription à la newsletter a bien été prise en compte.

cliquez ici pour telecharger votre Stop Pub numérique

Fermer
Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » INTERVIEW » Bernard Bertrand – Interdiction d’informer sur les phytosanitaires naturels non-homologués
Vous avez aimé cet article ? Aidez nous en
partageant sur
X
L'éco-photo de la semaine
© 2015 Normand Primeau Fine Art Photography. All rights reserved.

  Recevez chaque semaine l'ACTUALITE
  d'Univers Nature par email

   150 280 abonnés
   des Actualités depuis 1999
   un STOP PUB numérique offert
   5 journalistes


La vidéo de la semaine


Chiffre Clé
· Le chiffre du moment : 42 millions de tonnes … ·
C’est le « chiffre » du moment, ou plus précisément, selon le dernier [...] Lire la suite ...

> Voir tous les chiffres clés

Articles les plus lus
  1. Des tests révèlent un taux élevé de ...
  2. Réduire l’impact environnemental des chats en ...
  3. Lancement du chèque énergie dans 4 départements
  4. Améliorer l’isolation de son logement par la ...
  5. La filière éolienne de plus en plus puissante ...


Focus Sur
post-tweeter-440x220
Devenir BIOTONOME avec BIOCOOP.

Le dossier du mois
pollution-air-chine-morts
La pollution atmosphérique n’est pas un problème récent, cependant ses conséquences réelles et les conditions qui la rendent plus dangereuse sont au centre des recherches scientifiques. En effet, aujourd’hui la pollution de l’air tue plus de personnes que le SIDA, la malaria, le cancer du sein ou encore la tuberculose. Désormais, les ennemis de la santé publique sont principalement les particules fines. Si nous évaluons [...] Lire la suite ...

Archives depuis 1999






Bernard Bertrand – Interdiction d’informer sur les phytosanitaires naturels non-homologués

Interdiction d’informer
sur les phytosanitaires naturels non-homologués

Suite aux précisions des ministères de l’économie et de l’agriculture, une partie des propos tenus dans cette interview ne sont plus d’actualité. Ils figurent maintenant dans cette page en rouge.

Ecrivain paysan, Bernard Bertrand est à l’origine des éditions de Terran et voue sa vie à collecter, apprendre et mettre en pratique des savoirs traditionnels respectueux de la nature. Actuellement, il occupe également la fonction de porte-parole de l’association des Amis de l’ortie.

Interview réalisée le 4 septembre 2006, suite à l’article « Après la vente de purin d’ortie, c’est l’information qui est interdite« , du même jour.
A voir également, le texte de loi en liaison avec ce dossier.

Univers-nature – Un petit historique s’impose me semble-t-il ?

agriculteur production de grainesBernard Bertrand - Oui, en fait en tant qu’utilisateurs et promoteurs de produits naturels non homologués, depuis 4 ans, nous savons que nous avons une épée de Damoclès sur la tête. Jusqu’à présent, on ne savait pas ce qui nous attendait, mais là, effectivement, une nouvelle étape vient d’être franchie.
Nous avions demandé à l’époque une évolution de la loi, avec la prise en considération des orties et autres produits utilisés en agriculture biodynamique, pour qu’ils fassent l’objet d’une certification spéciale faisant mention de leur nature.
Le problème c’est que ces produits ne sont pas homologués et même, à notre avis, pas homologables dans l’état actuel des choses, dans la mesure où les homologations sont fournies par une commission qui est composée essentiellement de producteurs de produits phytosanitaires chimiques de synthèse. Il n’y a aucun producteur de produits phytosanitaires naturels dans cette commission… Aussi demandons-nous à ce qu’ils soient représentés, ainsi que les associations de consommateurs.

On a contacté le ministère de l’agriculture, toutes les instances, on a participé a des réunions de concertations qui n’ont strictement servi à rien. La seule réponse que nous apportent aujourd’hui les pouvoirs publics, c’est la mise en place d’un système répressif sous prétexte d’un décret, prenant effet au 1er juillet 2006, qui interdirait a quiconque de commercialiser, de divulguer des recettes, et même de parler de produits qui ne seraient pas homologués. Bien sûr tout cela est aberrant, tous ces produits sont des produits populaires qui sont utilisés depuis la nuit des temps par les jardiniers, c’est donc la mémoire collective qui est touchée.
On nous empêche de transmettre des savoirs qui font partie de notre mémoire à tous. C’est le droit à l’information du consommateur qui est touché aussi. C’est également le droit à la diffusion de l’information, pour le journaliste, qui est attaqué gravement. Un journaliste, par exemple, ne peut plus donner une recette de tisane de tilleul ou dire que de la simple eau chaude pourrait servir de désherbant sur une allée. Même là, vous, en me donnant la parole ainsi, vous êtes sous le coup de la loi puisque nous parlons de ces produits.
Ce sont véritablement les libertés fondamentales qui sont touchées aujourd’hui, et c’est pour cela qu’on se mobilise un maximum pour essayer de trouver une parade à cette situation.

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur cette homologation, car homologuer des préparations réalisées à partir d’éléments naturels, aux effets reconnus et utilisées depuis nombre d’années, semble presque tomber sous le sens ?

Une homologation ce sont des démarches très longues et très coûteuses : plusieurs années de mises en expérimentation et des dizaines de milliers d’euros de coût pour des produits qui on fait leurs preuves depuis des siècles, pour des produits dont on n’a pas besoin de faire d’étude de toxicité comme pour un produit à base d’arsenic ou de je ne sais quels autres produits nocifs.
En fait, appliquer le processus d’homologation classique c’est appliquer à des produits naturels, qui ont tout un historique derrière eux, la même réglementation qu’à des produits chimiques de synthèse dont on ne sait absolument rien et dont on découvre, dix ans, vingt ans après une utilisation intensive, qu’ils constituent un danger pour la santé et l’environnement.
En outre, on sait aujourd’hui que 90 % des produits mis officiellement sur le marché par la commission d’homologation présentent une toxicité telle qu’ils devraient normalement être retirés du marché… A l’inverse, nos produits ne sont pas dangereux. Jamais ils n’ont mis en danger la santé publique, il apparaît donc illogique de leur appliquer une homologation aussi lourde que celle qu’on applique aux produits chimiques de synthèse.

Cette homologation a été mise en place par les pouvoirs publics pour, soit disant, protéger les consommateurs, mais elle ne protège personne d’autre que les intérêts des multinationales qui en payant ces droits de produire, achètent aussi des droits de polluer sur le dos des consommateurs qui eux, aujourd’hui, n’auraient plus le droit d’utiliser des produits naturels pour traiter leur jardin.

=================> Suite de l’article <=================

>> Réagissez sur cet article avec votre compte Facebook

commentaires sur cet article - Univers Nature

PARTAGER / ENVOYER PAR E-MAIL


Commentaires
steve
28 décembre 2014 - 17 h 59 min

cette lois est-elle toujours applicquee en Decembre 2014? Y a t-il des changements, ou a t-elle ete annullee? merci de votre reponse



Partager sur
S'inscrire à la newsletter
Commenter cet article    
869

Votre nom : Votre adresse mail :
Votre message :  
 




à lire aussi
     
Flux RSS