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21-07-2010

Le piment : l'atout majeur de la cohabitation homme/éléphant ?

L'accroissement annuel de la population mondiale, estimé à environ 75 millions de personnes, rend de plus en plus ardue la cohabitation entre l'homme et les animaux sauvages, chacun se disputant un espace vital en raréfaction. D'après le Comité technique sur la faune sauvage de la Communauté de développement de l'Afrique australe, les animaux sauvages représentent le problème numéro un des populations rurales, tant d'un point de vue sécuritaire que des dégâts économiques qu'ils génèrent. Ainsi, bien qu'aucun chiffre ne soit disponible, la perte d'une parcelle de maïs vandalisée par les éléphants peut signifier pour une famille la perte de ses disponibilités alimentaires pour toute une année. Attirés par les cultures de plein champ, comme le manioc et le maïs, les raids d'éléphants afficheraient un coût annuel allant de 60 dollars (Ouganda) à 510 dollars (Cameroun) par agriculteur concerné.
Pour éviter que ces espèces soient sacrifiées à la cause humaine, les solutions consistent, dans l'immédiat, en la prévention des conflits et, à plus long terme, à redorer leur image auprès des agriculteurs et des autochtones. Il est ainsi indiqué de planifier l'utilisation des terres en veillant, par exemple, à semer les cultures là où elles sont le moins accessibles aux animaux problématiques. En outre, la création de couloirs permettrait aux animaux sauvages d'accéder aux points d'eau, tout en évitant le contact, dans la mesure du possible, avec la végétation riveraine et en lisière de collines.  

Une fois n'est pas coutume, des solutions simples et peu coûteuses pourraient, pourtant, apporter une solution à cette cohabitation difficile. A en croire la FAO (1), les éléphants nourriraient une profonde aversion pour le piment. Aussi, le Mhiripiri Bomber, pistolet en plastique tirant des balles de ping-pong contenant un concentré de piment, qui explose au contact de la peau de l'animal, suffirait à les mettre en fuite. Une autre méthode efficace consiste à fabriquer des briques à base de crottins d'éléphants, de piment et de poivre moulu, puis de les placer en lisière des champs à protéger avant de les allumer. La fumée âcre et épaisse qui s'en dégage suffit à tenir éloignés les vandales.  

Les éléphants n'étant pas les seuls concernés par cette cohabitation délicate, d'autres astuces sont proposées. Susceptibles de s'attaquer aux cultures la nuit, les hippopotames peuvent être repoussés en les éblouissant avec un projecteur. La FAO appelle toutefois à la prudence, informant que, ces animaux étant imprévisibles, ils sont susceptibles d'adopter le comportement inverse à celui attendu et de charger.
De même, si le chien de garde permet d'avertir de l'approche de prédateurs, il semble que l'âne ait lui aussi fait ses preuves, notamment dans certaines zones du Kenya. Réputé pour n'avoir peur de rien, il est capable de mettre en fuite de gros carnivores en ruant, en mordant ou en brayant. Enfin, dissimuler un serpent, mort ou vif, dans une miche de pain, serait une bonne ruse pour effrayer les babouins trop téméraires. Une rencontre nez à nez avec ce cadeau empoisonné suffirait à dissuader l'inopportun de s'introduire à nouveau dans les habitations pour y chaparder de la nourriture.
Cécile Cassier

1- Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture.
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..... Ils ont réagi .....
hcl : éléphants et piment...
C'est la première fois que je vois traiter des éléphants de "vandales"...C'étaient qui les premiers occupants de l'Afrique, déjà ? Il ne ferait pas b... Suite
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dautreville :
et les chinois qui achetent des terres en afrique c'est pour y planter des piments ou faire de la concurence aux paysans du coin ?
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lupus :
Et pourquoi ne pas en planter du piment ? si les éléphants ne l'aime pas, il suffirait d'installer des pimenteraies autour des cultures à protéger. (i... Suite
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