Commandité par le site e-commerce Kelkoo.fr, le rapport réalisé par le « Centre for Retail Research » fournit une analyse des dernières tendances en matière d’achats de produits « verts », définis comme « respectueux de l’environnement, éco-conçus, économes en énergie et facilement recyclables ». Suite à une enquête menée auprès de 40 enseignes majeures de distribution en Europe, cette étude estime le surcoût des produits verts comparativement aux produits standard, en se basant sur 8 catégories représentant 84 % des ventes totales de produits de détail. Elle fournit, en outre, des prévisions pour 2015 relatives à l’évolution des tendances observées.
Bien qu’elles ne représentent que 2,4 euros sur 100 euros dépensés par un consommateur français en produits de détail, les ventes totales de produits verts ont augmenté de 429 % depuis 2000, passant de 2 milliards d’euros à 10,6 milliards, surpassant largement la croissance des produits de détail traditionnels.
A l’heure actuelle, les foyers européens dépensent en moyenne 369 euros par an dans l’achat de produits « verts », la Suisse figurant au premier rang avec une moyenne de 555 euros, la France (413 euros), l’Allemagne (364 euros) et le Royaume-Uni (352 euros) se positionnant respectivement en 4ème, 5ème et 6ème position.
En France, les ventes en ligne de produits « verts » ont ainsi atteint 735 millions d’euros en 2009 et représentent aujourd’hui 9 % des ventes totales de produits « verts » actuelles.
Si la comparaison des prix s’avère complexe en raison des spécificités et des modes de production propres aux produits « verts » et aux produits standards, le surcoût des produits respectueux de l’environnement en France reste le plus élevé dans les secteurs santé et beauté (+183 %), électroménager et audio-vidéo (+65 %), produits ménagers et d’entretien (+37 %). En 2010, les consommateurs français payent en moyenne 51 % de plus pour des produits « verts » et 29 % de plus pour leur alimentation et leurs boissons bio.
D’après les prévisions fournies par la présente étude, et ce malgré des prix plus élevés, les ventes de produits « verts » en France devraient doubler dans les cinq prochaines années, passant d’un montant global de 10,6 milliards d’euros en 2009 à 21,7 milliards en 2015. De leur côté, les ventes en ligne de produits « verts » devraient atteindre un budget global de 2,5 milliards en 2015, enregistrant une hausse de 240 % par rapport à 2009. Elles représenteront alors 11,7 % des ventes totales de produits verts. Un constat qui n’a rien de surprenant alors que les consommateurs français peuvent réaliser un gain moyen en ligne de 12 % sur les produits non alimentaires « verts ». Parmi les facteurs influant cette croissance sont notamment citées la recherche par les consommateurs des prix les plus bas et une disponibilité grandissante des produits dits « verts ». En outre, d’après ces estimations, le surcoût des produits « verts » en France aura chuté de 22 % en 2012 comparativement à 2006, et de 16 % comparé à aujourd’hui.