Le plan national d’action pour la restauration de la continuité écologique des cours d’eau en France, lancé conjointement par l’Etat et l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques, semble aujourd’hui se concrétiser. En effet, le 13 novembre dernier, le ministre de l’écologie, Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno, secrétaire d’état à l’écologie, ont demandé au préfet de la Manche d’éliminer deux barrages. Les ouvrages concernés sont les barrages de Vezins et de la Roche-Qui-Boit, tous deux installés sur la Sélune, fleuve côtier qui se jette en baie du Mont-Saint-Michel.
La secrétaire d’Etat a notamment justifié le non-renouvellement de la concession du barrage de Vezins, en déclarant que « ce barrage présente une impossibilité d’aménagement pour la montaison et dévalaison des poissons migrateurs et en particulier des saumons, alors que la rivière est classée en ce sens ».
Se joignant à l’avis de la Commission locale de l’eau de la Sélune, la mise en œuvre de ces chantiers de démantèlement devra se conformer à un plan d’accompagnement technique et financier des collectivités touchées, établi avec les élus locaux.
Les ONG ont salué cette décision à l’unanimité et ont, par ailleurs, exprimé leur souhait de voir d’autres ouvrages similaires prendre le même chemin. A été mentionné à cet effet le barrage de Poutès, construit sur l’Allier en Haute-Loire. D’après France Nature Environnement (FNE), le rapport Philippart remis au gouvernement en juillet 2009, de même que le Muséum National d’Histoire Naturelle, s’entendent à dire que « la disparition du barrage s’impose ».
corsica : réponse à pozzi c'est triste de penser que certaines personnes attachent plus d'importance à leurs habitudes que la sauvergarde d'une espèce,les saumons étaient là bi... Suite ----------- pozzy : Font chier les saumons C'est marrant quand une paire de mois de cela j'ai entendu parler de ces projets de démantellement j'ai aussitôt pensé à la roche qui boit où je vais ... Suite -----------