A la stupeur des populations voisines et des associations de protection environnementale, on découvrait récemment 39 kg de plutonium malencontreusement oubliés sur un site nucléaire en cours de démantèlement, appartenant au Commissariat à l’énergie atomique (CEA) de Cadarache (Bouches-du-Rhône). Or, alors même que cette affaire est loin d’être résolue, un nouveau rebondissement vient ternir un peu plus l’image de l’industrie nucléaire. En effet, faisant écho au plutonium caché trouvé sur l’Atelier de plutonium (ATPu) début octobre, la présence d’uranium a été détectée sur l’installation STAR, également propriété du CEA. Et, si la quantité débusquée n’a pas été communiquée, la menace de réaction nucléaire spontanée due à l’accumulation excessive de matière nucléaire, elle, ne fait pas mystère.
Pour le réseau « Sortir du nucléaire », cette nouvelle révélation doit servir d’alarme et faire prendre conscience des nombreux dangers, tus ou minorés, qui se cachent derrière l’exploitation nucléaire. De fait, il est à craindre que de tels événements se multiplient à l’avenir, le site de Cadarache accueillant de nombreuses autres installations nucléaires dont la plupart sont désormais obsolètes. « Le CEA, AREVA et EDF ont construit en France, depuis 50 ans, d’innombrables installations nucléaires qui sont aujourd’hui dans un grave état de délabrement, qui contiennent des quantités souvent indéfinies de diverses matières nucléaires […] ». L’âge d’or qu’a connu le nucléaire ne peut plus dissimuler aujourd’hui l’envers du décor de cette industrie, souvent prônée comme la solution du moindre mal.
lupus : Les industriels font ce qu'ils veulent car les politiques au pouvoir se désintéressent de la question et les laissent faire à leur guise. "ça crée de ... Suite ----------- marseille42 : Le lobby du nucléaire, fortement encouragé par les gouvernements français depuis toujours, nous conduisent vers un véritable désastre humain et écolog... Suite -----------