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15-10-2009

39 kg de plutonium « oubliés » sur un site en cours de démantèlement

En cours de démantèlement depuis début 2009, « l’Atelier de Technologie du Plutonium (ATPu) », l’un des sites du Commissariat à l’Energie Atomique de Cadarache, exploité par AREVA, a été le théâtre d’une inquiétante découverte. Ancienne usine de fabrication de combustible MOX, mélange d’uranium appauvri et de plutonium, ce site a été fermé car considéré comme non conforme aux exigences de sûreté actuelles. Mais, lors des opérations de démantèlement, la quantité de plutonium restée dans les matériels de confinement s’est révélée largement supérieure à celle attendue. En effet, ce ne sont pas 8 kg de plutonium qui ont été retrouvés mais 39 kg. Or, comme le note Greenpeace France : « Rappelons que quelques microgrammes suffisent à déclencher un cancer mortel des poumons ou des voies respiratoires et que 7 à 8 kg de plutonium permettent de confectionner une bombe nucléaire de la puissance de celle utilisée à Nagasaki en 1945 ».

Suite à cette trouvaille, l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a inspecté le site le 9 octobre dernier et a suspendu les travaux de démantèlement. Elle a, en outre, classé l’incident au niveau 2 de l’échelle internationale des événements nucléaires (INES), laquelle en compte sept en tout.

A en croire Greenpeace, le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) avait connaissance de la situation depuis le mois de juin 2009 et se serait volontairement abstenu d’en informer l’ASN. Les déclarations de Jean-Louis Borloo ne semblent pas démentir cette position, le ministre d’Etat ayant déclaré regretter « profondément qu’un tel délai se soit écoulé entre la découverte de cette situation et sa déclaration ».

Cette nouvelle affaire vient ternir un peu plus l’image de l’industrie nucléaire, déjà largement entachée par un récent documentaire diffusé sur la chaîne Arte (1). Réalisé par Eric Guéret et Laure Noualhat, ce dernier pointe du doigt le scandale du stockage de déchets nucléaires français en Russie.
Pour l’heure, les opérations de démantèlement initiées sur le site du CEA ne reprendront pas sans l’accord de l’ASN.
Cécile Cassier

1- Diffusé le 13 octobre dernier, ce documentaire s’intitule « Déchets, le cauchemar du nucléaire ».
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..... Ils ont réagi .....
rose : Hiroshima mon amour
Cet « incident » doit vraiment être d'une gravité inaccoutumée pour que la mal nommée Autorité de sûreté nucléaire le classe au niveau 2. Ce classemen... Suite
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