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28-05-2009

En sursis, les anchois aspirent toujours au repos

Alors que les discussions battent leur plein dans les hautes sphères européennes afin de décider de l’orientation à donner à la Politique commune de la pêche, l’association internationale de protection des milieux marins, Oceana, revient sur l’épineuse question de la pêche à l’anchois dans le Golfe de Gascogne. Fermée en juillet 2005 pour préserver de très faibles effectifs largement entamés par des captures excessives au cours des années 1990, l’espèce bénéficiait jusqu’alors d’un peu de répit. Pourtant, malgré les mesures engagées, les populations d’anchois de la région peinent à se reconstituer, leur état actuel n’étant guère propice à une réouverture de cette pêcherie.

Un constat que Oceana tente de faire entendre aux autorités espagnoles, françaises et européennes impliquées dans la gestion des pêcheries de cette partie de l’océan Atlantique. D’après Jose Rodriguez, scientifique marin d’Oceana Europe : « Les cinq premières années de cette décennie ont représenté une gestion désastreuse avec pour conséquence une aggravation sérieuse de la situation des anchois dans cette région ». Aussi, même si des signes de récupération viennent à poindre, l’espèce est loin d’être tirée d’affaires pour autant. De fait, le « recrutement », à savoir l’entrée de nouveaux individus, de l’année passée s’est avéré être l’un des plus bas de ceux enregistrés au cours des dernières années.

Jouant un rôle déterminant dans les délibérations relatives au devenir de la pêche à l’anchois, les scientifiques ont évalué à 33 000 tonnes la « biomasse de précaution minimum des reproducteurs ». D’après Oceana, une réouverture de la pêche à l’anchois, même avec des quotas réduits, alors que la biomasse est inférieure à ce minima, pourrait sérieusement remettre en question la survie de l’espèce et, par là même, celle des activités de pêche qui en dépendent.
Initiées au cours du printemps dernier, des campagnes d’enquêtes destinées à surveiller l’évolution des populations d’anchois viennent tout juste de s’achever. Leurs résultats devraient être très prochainement communiqués et apporter un éclairage nouveau sur l’actuel débat autour d’une possible reprise de cette pêcherie. Pour l’association, il est vital que les instances décisionnaires s’en remettent aux avis scientifiques, arguant qu’une réouverture prématurée pourrait annuler les efforts fournis jusqu’ici pour préserver l’espèce et le marché qu’elle alimente. Un point de vue que les pêcheurs ont dû mal à partager, ces derniers réclamant à corps et à cris la reprise de leurs activités, même sous quotas imposés.

L’anchois est loin d’être la seule espèce marine pour laquelle la problématique d’une pêche régulée et responsable se pose. Ainsi, Ricardo Aguilar, directeur de la recherche et des projets d’Oceana Europe déclare : « La situation des stocks du golfe de Gascogne exige une prise de responsabilité générale car les stocks des autres espèces de cette mer comme le merlu, la langoustine ou la lotte ne se trouvent pas non plus dans de bonnes conditions ». Alors que nous payons aujourd’hui la note pour nos excès passés, il serait bon de ne pas reproduire les mêmes erreurs sous peine de se priver définitivement de ces ressources.
Cécile Cassier

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..... Ils ont réagi .....
Anibé : J'aime pas les anchois...
Moi, de toute façon, j'aime pas les anchois. Alors je suis pour l'ARRÊT TOTAL et DÉFINITIF de leur pêche!!! :D
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