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22-05-2009

Boires et déboires des orangs-outans

Pour nos cousins les orangs-outans, ces singes aux longs bras des forêts asiatiques, une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne est la découverte par des chercheurs indonésiens et des membres de l’ONG Nature Conservancy d’une nouvelle population de ce grand primate. En décembre dernier, lors d’une expédition qui les conduisit au cœur d’une forêt de plus de 800 000 hectares sur l’île de Bornéo, les chercheurs ont trouvé 219 nids, ce qui laisse supposer la présence de plusieurs centaines d’individus, probablement plus de mille estimera Erik Meijaard, écologiste à Nature Conservancy. L’ONG évalue l’effectif total des orangs-outans à quelque 50 000 primates à Bornéo. Cette découverte est donc loin d’être négligeable. Dans ce site forestier, encore difficile d’accès, les singes semblent avoir trouvé refuge et, après un rapide inventaire botanique, les équipes de recherche considèrent que les conditions y sont réunies pour que les orangs-outans s’alimentent et se développent. Nature Conservancy et ses partenaires locaux espèrent faire de ce site une zone de protection pour enrayer le déclin de l’espèce.

Car, en effet, et voici la mauvaise nouvelle, les orangs-outans sont toujours victimes de fortes pressions sur leur habitat : déforestation, coupe de bois illégale et autres plantations pour la production d’huile de palme, sans parler des captures illégales. Pour les deux espèces d’orang-outan, Pongo pygmaeus de Bornéo et Pongo abelii de Sumatra, les populations ont connu une chute fulgurante. D’après un rapport du PNUD (1), elle serait de 91 % depuis le début du siècle dernier à Sumatra, une île indonésienne qui ne compte aujourd’hui plus que 7 000 représentants de l’espèce. Et l’hécatombe se poursuit. Le WWF vient de dénoncer par voie de presse un projet mené par les géants papetiers Asia Pulp and Paper (APP) et Sinar Mas Group (SMG) qui vise à déboiser une zone forestière naturelle dans la province de Jambi, au centre de Sumatra. La semaine dernière, le Centre for Orangutan Protection (COP) informait, à Bornéo, de la construction d’un complexe routier de 60 km dans le parc national de Kutai, dernier sanctuaire de la sous-espèce Pongo pygmaeus morio. Le groupe de Kutai qui ne compte aujourd’hui qu’une soixantaine d’individus (alors qu’ils étaient 600 en 2004) risque bien de disparaître avec ce projet de déforestation.

La découverte d’un nouveau groupe, dans l’Est de Bornéo, si elle est encourageante, ne réduit pas pour autant les menaces que connaissent les autres populations. Plus au Sud à Kutai, ou à Sumatra, l’habitat des orangs-outans se réduit en timbre poste. L’enjeu pour la conservation de cette espèce reste pourtant bien de maintenir plusieurs populations viables, avec leurs particularités, et la fascinante diversité biologique et culturelle que possèdent les grands primates.
Elisabeth Leciak

1-Programme des Nations Unis pour l’Environnement, voir le rapport «The last stand of the orangutan», 2007 (en anglais).
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..... Ils ont réagi .....
sylve : orangs-outans
Si on veut préserver leur habitat commençons par ne plus acheter des objets fabriqués en bois tropicaux venant d'Indonnésie et surtout n'acheter plus ... Suite
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christine : orangs-outans
bravo jackie! tout irait bien mieux si les chercheurs cessaient leurs investigations (voir ma réacton au sujet des queues des lezards)- au mieux ils d... Suite
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horace : réaction!
Oui! je suis tout à fait d'accord avec Jackie, on veut tout recenser, dans un monde ou la statistique est reine, bien que pour moi, elle ne sert à ri... Suite
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