Production d'hydrogène propre, la recherche avance
Depuis longtemps maintenant, l’hydrogène semble être LA solution énergétique : puissant, non polluant, non toxique. On a, aussi, souvent entendu dire que les lobbies pétroliers en freinaient le développement, mais peut-être aujourd’hui, devant la fin annoncée des ressources fossiles et le changement climatique, le contexte se modifie-t-il quelque peu.
Effectivement, un détail technico-économique reste encore à résoudre. L’atome d’hydrogène n’existe pas à l’état libre dans la nature. Associé à l’oxygène dans l’eau, sa récupération demande une électrolyse. Or le rendement de cette opération est faible (environ 80% au mieux), et repose dans 90 % des cas sur des énergies fossiles polluantes (du gaz, pour l'essentiel). Un comble pour une énergie que l'on présente comme 'propre'...
Pour remédier à ces handicaps, un programme de recherche sur la production massive d'hydrogène propre a été lancé en 2004, réunissant quatre laboratoires du CNRS et les entreprises AREVA NP, filiale du groupe électro-nucléaire AREVA, et SCT (Société des Céramiques Techniques). Cette semaine, les scientifiques ont annoncé des résultats prometteurs.
En mettant au point des électrolyseurs instrumentés, c’est-à-dire équipés de capteurs de température, de pression et de mesure de l’intensité du courant produit, les équipes de recherche ont pu tester l’efficacité de plusieurs procédés en faisant varier les conditions. C'est ainsi que les tests ont montré que les techniques utilisant la circulation des protons (ions H+), le chauffage de l'eau est nécessaire à l'électrolyse, demandaient des températures plus faibles de 200 °C par rapport à la conduction par ions O2-. Autre qualité, cette technique protonique peut être envisagée avec des matériaux moins onéreux et plus fiables. De plus, en réalisant l'électrolyse sous pression, entre 50 et 100 bars, il a été constaté que le niveau de courant était bien supérieur, permettant ainsi d’obtenir de plus grandes quantités d’hydrogène.
Toutefois, pour le CNRS, « avant de produire de l'hydrogène massivement et à bas coût, des efforts sont encore nécessaires ».
Yves : A l'horizon 2050 Puisque le rendement de l'électrolyse est déjà de 80 %, un amélioration de la technique ne rendra pas la filière beaucoup plus "propre" !
En revanc... Suite ----------- pvirlo : hydrogène difficile à manipuler et à stocker H2 n'est effectivement pas une source d'énergie, il faut consommer au moins autant d'énergie pour le produire que celui n'en restituera. En fait, c'es... Suite ----------- yvesaubry : Stanley Meyer Stanley Meyer avait développé un système d'électrolyse très performant, qui ne nécessitait que très peu d'énergie.
Tout à l'imparfait, car ce monsieu... Suite ----------- Voir l'ensemble des 10 avis