L’ostéopathie : rendre à l’homme ses propres forces curatives
Médecine douce, l’ostéopathie est une pratique thérapeutique manuelle, s’appliquant à l’ensemble des tissus qui entourent les os et les articulations. De plus en plus populaire auprès du grand public, elle se fonde sur des principes fondamentaux, mis en lumière dans les années 1870 par un médecin américain dénommé Andrew Taylor Still.
L’unité du corps comptant comme l’un de ces préceptes, l’ostéopathie voit le corps humain comme un tout et perçoit ses fonctions comme interdépendantes les unes des autres. Partant de ce postulat, s’il y a dérèglement de l’une de ces fonctions, cela a des répercussions sur le fonctionnement global du corps, et donc sur l’état de santé général. Une contracture du dos pourra ainsi entraîner des rigidités dans les épaules ou des phénomènes de constipation. Interrogeant le corps du patient avec ses mains, unique instrument dont il dispose, le praticien localise ainsi la ou les lésion (s) tissulaire (s) responsable (s) du mal en question.
Parce qu’elle influe sur la prédisposition du corps à s’autoréguler, l’ostéopathie est à même de soigner une grande diversité de maux. Elle s’avère ainsi efficace sur les troubles affectant le système orthopédique et locomoteur (entorses, tendinites…), le système neurologique (névralgies cervico-faciales, sciatiques…), le système cardio-vasculaire (hémorroïdes, palpitations…) ou encore le système digestif (acidité gastrite, colites…). Elle peut également accompagner la grossesse des futures mamans.
Mais si le public se montre de plus en plus confiant envers cette discipline, il n’en va pas de même du côté de la communauté médicale. Bien que l’article 75 de la loi de mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé ait officiellement reconnu la profession d’ostéopathe à titre exclusif, celle-ci reste méfiante à l’égard de cette pratique thérapeutique. Aussi, malgré une formation agréée par l’Etat, l’ostéopathe voit son champ de compétences limité. Habilités à « pratiquer des actes de manipulation non forcés sur des troubles fonctionnels », les praticiens ostéopathes ne sont, néanmoins, pas autorisés à effectuer des manipulations du crâne, de la face et du rachis chez les nourrissons de moins de 6 mois, les manipulations du rachis cervical ainsi que les manipulations gynéco-obstétricales chez la femme enceinte.
Cette frilosité du reste du corps médical, et notamment de l’Académie de médecine, ne peut cependant ignorer les nombreux témoignages attestant de l’efficacité du traitement ostéopathique.
Cécile Cassier
Pour en savoir plus, se reporter au n°23 d’Echo Nature et au dossier « L’ostéopathie ou l’art de soigner le corps comme un tout ».
thiaumont : Merci de participer à ce débat... Je vous remercie pour vos réactions. Cela enrichit le débat et c'est l'essentiel. Quelques remarques après la lecture des 2 dernières réactions :
-Je... Suite ----------- eau-delà! : 2 cas concrets prouvés par du vécu, non par "a+b"...: 1° : suite à une fracture d'un morceau de vertèbre ayant => des douleurs invalidantes permanentes et autres troubles fonctionnels bien pénibles, j'ai ... Suite ----------- Anibé : une nouvelle notion... Ce que je vais dire n'a apparemment rien à voir avec le sujet de la discussion...
Je trouve très peu scientifique qu'il y ait encore des être humains... Suite ----------- Voir l'ensemble des 7 avis