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24-10-2008

Nouvel épisode noir à la raffinerie Total de Donges

Mercredi 22 au soir, une fuite survenue à la raffinerie Total, située à Donges dans le département de Loire-Atlantique, laissait échapper environ 10m3 de fioul. Toutefois, les bassins de rétention ont permis d’en stopper la plus grande partie, réduisant l’écoulement dans l’estuaire de la Loire à 2 à 3 m3 aux dires du groupe pétrolier. Dès le lendemain, des missions de reconnaissance aériennes, terrestres et nautiques furent simultanément lancées par les Affaires Maritimes, les gendarmes, les pompiers et la DRIRE (Direction Régionale de l’Industrie de la Recherche et de l’Environnement). Elles n’ont révélé aucune trace d’hydrocarbures ni dans la Loire, ni sur les berges. D’après la préfecture de Loire Atlantique, « Etant donné la quantité relâchée, cette fuite n’a pas de conséquence sur les activités économiques, agricoles ou la santé humaine ». Des conclusions que semblent confirmer les observations de l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage), lequel n’a pas décelé la présence d’oiseaux victimes du mazout. Bien qu’une enquête soit en cours, on soupçonne pour l’heure une défaillance de l’étanchéité du dispositif de rétention d’être à l’origine de cette pollution.

Si l’impact environnemental semble avoir été limité cette fois-ci, la multiplication d’incidents sur le site de Donges pourrait s’avérer lourde de conséquences pour l’écosystème ambiant. En effet, en mars dernier, la raffinerie était déjà le théâtre d’une importante fuite, au cours de laquelle quelque 500 tonnes de fuel lourd contaminèrent l’estuaire de la Loire et une partie du littoral. A l’époque, la note s’avéra bien plus salée pour la faune et la flore locales avec plus d’une vingtaine de km de côtes polluées. Une réelle catastrophe pour les nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs qu’accueille ce site dont une grande partie est incluse au réseau Natura 2000.
A la lumière de ce second incident, FNE (fédération des associations de protection de la nature) a exprimé son « ras-le-bol », appelant Total à investir sérieusement dans des mesures préventives pour que de telles dérives ne se reproduisent pas à l’avenir.
Cécile Cassier

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