La 2e génération de voitures électriques arrive...
La semaine dernière le salon de l’automobile de Genève a été l’occasion de faire le point sur l’évolution des constructeurs vers des solutions moins polluantes. Alors que les voitures à piles à combustible voient la date de leur commercialisation régulièrement repoussée, les grands constructeurs s’orientent principalement vers l’hybride, une solution intégrant 2 motorisations (essence et électrique), dont le bilan énergétique demeure encore très perfectible. Néanmoins, parallèlement à cette offre, les prochaines années vont très vraisemblablement marquer le vrai démarrage des motorisations 100 % électriques.
Si celles-ci ne sont pas nouvelles (1), elles n’ont jamais rencontré l’adhésion des consommateurs de par leurs contraintes d’utilisation, leur prix d’achat et leur disponibilité aléatoire. Aujourd’hui, la lutte contre le changement climatique et la pollution atmosphérique des villes aidant, plusieurs constructeurs vont de nouveau proposer des modèles spécifiquement électriques. Le premier (2) à arriver sur le marché sera le constructeur norvégien Think, dont la City doit être commercialisée dès le second trimestre de cette année dans les pays scandinaves, puis en Angleterre, Suisse, Pays-Bas et Etats-Unis. L’autonomie de cette voiture, aux standards de confort occidentaux (climatisation, airbag, direction assistée et vitres électriques, etc.), atteindra 180 km, avec une vitesse de pointe de 100 km/h. Au niveau coût, comme les autres constructeurs, Think prévoit de vendre sa voiture environ 20 000 € et de proposer le pack batterie avec divers services en location (environ 200 € mensuels).
La Think City électrique sera notamment commercialisée en 2008 dans les pays scandinaves
Fin 2009, le français Bolloré, allié à l’italien Pininfarina, devrait commercialiser ses premiers modèles électriques, tandis que Mitsubishi devrait marquer le retour des constructeurs traditionnels avec le lancement d’un véhicule électrique au Japon (avant une arrivée en Europe en 2011). En 2010, Nissan lancera à son tour une voiture électrique, mais aux USA, dans un rôle d’éclaireur du groupe Renault qui prévoit le déploiement d’une gamme électrique dans plusieurs pays, d’ici 2012 (3).
Malgré ces annonces, d’ici la fin 2010 la production de voitures électriques restera confidentielle avec une capacité de production inférieure à 100 000 véhicules/an dans les pays occidentaux et le Japon. Toutefois, le marché pourrait évoluer rapidement, un porte-parole de Renault ayant déclaré au Figaro que son groupe évaluait 'le potentiel de ce marché entre 1,5 à 2 millions de véhicules par an' à l’horizon 2012.
Au-delà de leur éventuel succès commercial, le développement des voitures électriques va se heurter rapidement au problème de la ressource électrique. En effet, alors que de nombreux pays sont dans une situation très tendue quant à leur aptitude à pouvoir répondre à leur demande électrique intérieure, l’arrivée de milliers de véhicules électriques va venir encore augmenter les besoins. Ainsi, la croissance du parc automobile électrique ne pourra se faire que simultanément à la mise en service de nouvelles centrales nucléaires et thermiques (gaz et charbon) pour répondre à la hausse de la consommation électrique. D’autre part, la fabrication de batteries en nombre va rapidement être confrontée à la problématique de la ressource minière. Sans avancée technologique majeure, le véhicule électrique ne pourra donc jamais faire l’objet d’une fabrication de masse (en 2006 au niveau mondial, près de 70 millions de véhicules sont sortis des usines).
smile17 : problématique de la ressource minière LEA,
les batteries utilisent des métaux pour la fabrication de leurs électrodes :étain/plomb pour les anciennes , cadmium/nickel pour les récentes e... Suite ----------- Lea : Question Bonjour,
Ne connaissant pas trop le sujet j'aimerais savoir quel est le problème de la ressource sur les batteries ?
cf : "va rapidement être confro... Suite -----------