Si les pro-ours peinent à rassembler leurs troupes (un petit millier début juin à Toulouse), ce n’est pas le cas des opposants aux plantigrades qui ne relâchent pas la pression. Après avoir dissuadé les pro-ours de venir manifester à Luchon, en leur signifiant leur volonté de perturber violemment ce rassemblement, ils se sont de nouveau illustrés vendredi dernier.
Le 9 juin, à la suite de la manifestation d’éleveurs anti-ours à Oloron, une trentaine d’opposants à l’ours ont fait une halte au domicile de Gérard Caussimont, Président du FIEP (Fonds d’intervention éco-pastoral), pour tenté d’y introduire la carcasse d’une brebis, symbole de la prédation des ours sur les troupeaux. Sa femme et l’un de ses enfants les en ayant empêchés, les 'courageux opposants' ont laissé la brebis dans le jardin, se contentant de proférer des menaces de mort à l’encontre de G. Caussimont.
L’intéressé, absent au moment des faits, estime faire 'face à des méthodes de type « fasciste ».' et vouloir déposer plainte contre cette agression, d’autant que le petit groupe a annoncé son intention de revenir à chaque fois qu’une brebis serait tuée par un ours.
Suite aux violences précédentes (commune d’Arbas, etc.), les anti-ours extrêmes ont franchi une nouvelle étape, en s’attaquant à une des personnes qui, certes, a œuvré et œuvre encore au maintien de l’ours, mais apporte aussi à un soutien important au pastoralisme. Ainsi, en partie grâce à l’action du FIEP, les bergers bénéficient de mesures de compensation dues à la présence de l’ours, d’héliportages gratuits de matériel, d’un réseau de radiotéléphones, d’une soixantaine de cabanes d’alpage rénovées, etc. autant de mesures destinées à améliorer leur vie.
Ainsi, début juin, le FIEP a installé comme chaque année, un relais radio dans le cadre de son programme de prêt gratuit de radiotéléphones pour les bergers de la zone à ours du Haut Béarn. Les 24 radiotéléphones, attribués gratuitement aux estives de la zone à ours, visent à rompre l'isolement et permettre des éventuels appels de secours. A ce titre, des numéros abrégés permettent de joindre directement le Parc National des Pyrénées en cas de dégâts dus aux ours, ou encore la protection civile, un médecin, un vétérinaire, la gendarmerie, le domicile du berger. Par ailleurs, ce service, financé par le fonds éco-pastoral, permet aux proches des bergers, restés dans la vallée, de les contacter facilement, les radiotéléphones pouvant être appelé de n'importe quel téléphone des réseaux publics.