Votre inscription à la newsletter a bien été prise en compte.

cliquez ici pour telecharger votre Stop Pub numérique

Fermer
Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » DURABLE & CO » Faune » Des représentations en contradiction
Vous avez aimé cet article ? Aidez nous en
partageant sur
X

Devis pompe à chaleur Gratuit.


Dans la même rubrique
  1. Un son, non des sons, la nature est pleine de chants et cris
  2. Dossier sur la salamandre, un amphibien urodèle
  3. De qui, la chauve-souris ou la poule, faut-il s’occuper ?
  4. Des représentations en contradiction
  5. Des représentations en contradiction
  6. Des représentations en contradiction
  7. Des représentations en contradiction
  8. Des représentations en contradiction
  9. Des représentations en contradiction
  10. Des représentations en contradiction
  11. Des représentations en contradiction
  12. Des représentations en contradiction
  13. Des représentations en contradiction
  14. Des représentations en contradiction
  15. Des représentations en contradiction
  16. Des représentations en contradiction
  17. Des représentations en contradiction
  18. Des représentations en contradiction
  19. Des représentations en contradiction
  20. Des représentations en contradiction
  21. Des représentations en contradiction
  22. Des représentations en contradiction
  23. Le papillon citron – Gonepteryx rhamni
  24. Orque ou épaulard – le roi des mers
  25. Orque ou épaulard – le roi des mers
  26. Orque ou épaulard – le roi des mers
  27. Le moustique commun
  28. Dossier sur le lapin domestique
  29. Alternance jour / nuit : Influence et effets sur les animaux
  30. Alternance jour / nuit : Influence et effets sur les animaux
  31. Le corbeau freux
  32. Le corbeau freux
  33. Dossier sur la chèvre
  34. Protéger les chauves-souris
  35. Le chant des oiseaux
  36. Le chant des oiseaux
  37. Le cerf et la biche, les seigneurs des bois
  38. Dossier sur le rapace buse variable
  39. Le blaireau, un mustélidé omnivore
  40. Des représentations en contradiction 21/21
  41. Des représentations en contradiction 20/21

L'éco-photo de la semaine
© 2015 Normand Primeau Fine Art Photography. All rights reserved.

  Recevez chaque semaine l'ACTUALITE
  d'Univers Nature par email

   150 280 abonnés
   des Actualités depuis 1999
   un STOP PUB numérique offert
   5 journalistes


La vidéo de la semaine


Chiffre Clé
· Le chiffre du moment : 42 millions de tonnes … ·
C’est le « chiffre » du moment, ou plus précisément, selon le dernier [...] Lire la suite ...

> Voir tous les chiffres clés

Articles les plus lus
  1. Réduire l’impact environnemental des chats en ...
  2. LES BÉNÉFICES ÉCOLOGIQUE DU CANNABIS
  3. Améliorer l’isolation de son logement par la ...
  4. La voiture électrique : pas totalement ...
  5. La filière éolienne de plus en plus puissante ...


Focus Sur
post-tweeter-440x220
Devenir BIOTONOME avec BIOCOOP.

Le dossier du mois
pollution-air-chine-morts
La pollution atmosphérique n’est pas un problème récent, cependant ses conséquences réelles et les conditions qui la rendent plus dangereuse sont au centre des recherches scientifiques. En effet, aujourd’hui la pollution de l’air tue plus de personnes que le SIDA, la malaria, le cancer du sein ou encore la tuberculose. Désormais, les ennemis de la santé publique sont principalement les particules fines. Si nous évaluons [...] Lire la suite ...

Archives depuis 1999






Des représentations en contradiction

S’abonner
pour recevoir
les articles par mail

Prédateur en France : un statut à haut risque !

Faune

Introduction

L’Homme, en tant qu’espèce animale, a suivi une évolution que l’on pourrait qualifier de “biologiquement normale”. En effet, l’espèce humaine s’est attachée à croître, à coloniser de nouveaux milieux et à se protéger contre les autres espèces qui auraient pu nuire à sa survie. Mais en suivant ce schéma d’évolution, l’Homme a également perturbé des équilibres naturels. En quelques décennies, de nombreuses espèces animales et végétales se sont éteintes. Certes, la disparition d’espèces vivantes relève d’un processus normal. Cependant, la biodiversité* connaît dernièrement une usure dont la vitesse inquiète les spécialistes.

Ainsi, les superprédateurs* tels que le Loup, le Lynx et l’Ours ont pour la plupart quasiment disparu de l’Europe Occidentale. Or, à part l’homme, ces espèces en bout de chaîne alimentaire ne connaissent pas d’ennemis, si ce ne sont les maladies et la chasse.

L’expansion humaine les a souvent forcés à se réfugier dans leurs derniers retranchements. En effet, l’agriculture, aujourd’hui associée à la construction d’infrastructures routières, a nécessité de nombreux déboisements, perturbant ainsi leur milieu de vie. La pratique de la chasse a également eu des incidences néfastes sur le nombre d’ongulés* sauvages, limitant par conséquent les ressources alimentaires des grands prédateurs. De plus, les rapports de l’Homme à la Nature l’ont souvent poussé à chercher à la dominer, principalement lorsqu’il s’agissait de prédateurs.

Aujourd’hui, les conditions de la réinstallation définitive des superprédateurs semblent réunies. L’exode rural et la déprise agricole offre une moindre pression humaine et les surfaces boisées sont en augmentation. L’encadrement de la chasse a également permis une meilleure gestion des grands herbivores sauvages. De plus, l’opinion publique a montré à travers plusieurs sondages qu’elle se montrait globalement favorable à la réinstallation durable des grands prédateurs sur nos territoires.

En France, la présence réactualisée des superprédateurs* que sont le loup, l’ours et le lynx soulève pourtant diverses problématiques qui s’expriment au travers de conflits.

La récente ascension de la conscience environnementale a porté la population à souhaiter la pérennisation de leur installation au sein du territoire européen. Cette volonté, qui s’appuie sur une nécessité exprimée par les divers spécialistes de la question, s’est illustrée au travers d’instruments juridiques et de manifestations internationales.
Cependant, ce désir de renouer avec une nature sauvage n’est pas partagé par tous. Parmi les principaux opposants à ce retour au sauvage se trouvent les éleveurs et les chasseurs.

Si, plus que jamais, les conditions favorables à l’installation durable du Loup, de l’Ours et du Lynx sur le territoire français sont réunies, il reste tout de même des obstacles. Ces freins sont importants à prendre en compte dans la mesure où le manque de considération à leur égard peut être ensuite à l’origine de nombreuses incohérences.

Or ces incohérences, s’exprimant à tous les niveaux d’organisation, mettent en danger l’efficacité et la réussite de ce projet ambitieux : permettre aux grands prédateurs de faire partie du paysage naturel en Europe Occidentale. Pour inscrire cet objectif dans une indispensable durabilité, la réflexion quant aux outils nécessaires, qu’ils soient économiques, juridiques ou sociologiques, semble indispensable.

Des représentations en contradiction

Des représentations en contradiction

A travers la problématique de l’installation durable des grands prédateurs en France, nous pouvons mettre à jour des contradictions diverses toutes dépendantes les unes des autres. Si les conflits sont aussi marqués sur ce sujet, c’est que les perceptions qui y sont liées sont souvent opposées de façon radicale. L’anthropologie a montré que le monde naturel, particulièrement animal, était régulièrement l’objet de projections de la part de la pensée humaine. La nature, ainsi chargée symboliquement, est ensuite utilisée pour critiquer ou renforcer l’ordre humain et social.

1. Une nature redoutée

1.1. Un anthropocentrisme dominant

A la lumière de la science écologique, la nature apparaît comme un système se suffisant à lui-même.

Pourtant, face au recul de l’obscurantisme, l’anthropocentrisme résiste encore. Héritée de la culture judéo-chrétienne, cette représentation de notre environnement postule que la faune et la flore n’existeraient que dans le but de pourvoir à nos besoins.

On trouve alors la justification d’une volonté de domination qui s’exprime notamment par le mépris envers les autres êtres vivants. Dans l’Ancien Testament, Dieu dit aux hommes “la crainte et l’effroi que vous inspirerez s’imposeront à tous les animaux de la terre et à tous les oiseaux des cieux. Tous ceux dont fourmille le sol et tous les poissons de la mer, il en sera livré à votre main. Tout ce qui remue et qui vit vous servira de nourriture.” (Genèse, IX, 2-3).
L’idée de responsabilité envers la biosphère n’est pourtant pas exclue mais elle s’exprime sur une base qui suppose déjà un rapport de force. Cela exclut donc la notion de respect véritable.

Troupeau en train de paître dans le Mercantour; dans quelques instants il va être recouvert par le nuage qui arrive par la gauche, rendant toute surveillance illusoire sans chiens de protection – Photo P. FARCY

Plus tard, Descartes ira jusqu’à considérer les animaux comme étant des machines dépourvues d’âme et de sensations. Dans de nombreux esprits, la modernité occidentale a longtemps été subordonnée à la domination de la nature. Pour Francis BACON, philosophe et homme d’Etat anglais du XVI-XVIIème siècle, le but de la science est de maîtriser la nature en la dominant, de façon à améliorer le bien-être de la société.

“Prenons les six journées de la genèse comme image pour représenter ce qui, en fait, s’est passé en quatre milliards et demi d’années. Une journée équivaut donc à 660 millions d’années. Notre planète est née le lundi à zéro heure. Lundi, mardi et mercredi jusqu’à midi, la Terre se forme. La vie commence mercredi à midi et se développe dans toute sa beauté organiques pendant les quatre jours suivants.
Dimanche à quatre heures de l’après-midi seulement, les grands reptiles apparaissent. Cinq heurs plus tard à neuf heures du soir, lorsque les séquoias sortent de terre, les grands reptiles disparaissent. L’homme n’apparaît qu’à minuit moins trois minutes dimanche soir. A un quart de seconde avant minuit, le Christ naît. A un quarantième de seconde avant minuit, commence la révolution industrielle.
Il est maintenant minuit, dimanche soir, et nous sommes entourés de gens qui croient que ce qu’ils font depuis un quarantième de seconde peut continuer indéfiniment.”
Métaphore de David BROWER, un des fondateurs du mouvement écologiste américain

Les hommes, dans la tradition humaniste et républicaine sont les seuls à posséder des droits, mais ils ont en même temps des devoirs envers la nature.

1.2. La nature ennemie

Ces rapports de force sont d’autant plus conflictuels que la nature résiste et s’oppose à l’homme. Il en résulte une peur qui reste profondément ancrée dans l’inconscient collectif. Les souvenirs d’une époque où l’Homme devait encore survivre dans un monde hostile sont inscrits dans la mémoire collective. Ils expliquent en partie non seulement cette volonté dominatrice, mais également une fierté face aux expressions directes de la supériorité de l’Homme.
Les grands prédateurs, emblèmes d’une nature sauvage et hostile à l’homme, n’ont pourtant pas été toujours redoutés. Les sociétés de chasseurs nomades les respectaient, les considérant comme des animaux totémiques desquels ils imitaient le comportement lors de la chasse.

La naissance de l’agriculture et de l’élevage ont sonné le glas définitif des relations relativement pacifiques voire respectueuses entre les hommes et les grands prédateurs. Le mouton est alors considéré par le monde rural comme la principale richesse, du fait notamment de la laine qu’il produit. Une légende bretonne dit que Dieu, voyant que les bergers ne gardaient plus les moutons et les laissaient dévorer le blé, frappa du pied une motte de terre et en fit sortir le loup, ennemi du troupeau et du berger. Les grands prédateurs, en s’attaquant au bétail, deviennent par conséquent des ennemis. En effet, les animaux domestiques ont un comportement qui excite les instincts de chasse des prédateurs. En ne se défendant pas, mais en faisant preuve au contraire de panique, ils réveillent des pulsions incontrôlées chez le loup par exemple qui se trouve excité par tant de démonstrations de détresse. Il s’ensuit que le loup tue alors plus qu’il ne consomme.
Cette réaction, nullement volontaire, mais relevant d’un simple instinct, a porté les paysans à voir dans le loup une bête sanguinaire et cruelle. Ajoutons à cela que les paysans n’avaient jusqu’à la Révolution Française aucun moyen de réduire la pression exercée par ces fauves. En effet, la chasse était réservée aux seigneurs, en particulier lorsqu’il s’agissait de gibiers nobles comme le lynx ou l’ours. Les grands prédateurs constituaient également une contrainte indirecte. En effet, la Louveterie* faisait peser des contraintes supplémentaires dans la mesure où les paysans étaient forcés d’héberger, de nourrir et de payer les louvetiers pour les services rendus. La frustration, augmentant le désir de destruction, était donc alimentée par une impossibilité de réagir face aux dégâts provoqués par les grands prédateurs. De plus, l’agriculture et l’élevage sont liés à la sédentarisation. Ennemi des bergers et des paysans, le loup est le symbole du nomadisme et de la marginalité.

1.3. Notre part animale

Les grands prédateurs ont longtemps été redoutés en raison de leur ressemblance avec les êtres humains. Ainsi, ils symbolisent la part de sauvage et d’animalité de chacun que la tradition judéo-chrétienne a diabolisée. Le Nouveau Testament oppose les brebis et agneaux bons chrétiens, aux loups, figures du Malin. Dans l’Evangile selon Saint-Mathieu, Jésus déclare à ses apôtres “ Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais en dedans ce sont des loups ravisseurs.” (Évangile selon St-Mathieu, VII, 15). L’homme, à l’image de Dieu, doit chercher à dépasser la bête qui est en lui. Dans cette mesure, les animaux sont propices aux comparaisons anthropomorphiques. Au XIXème siècle, le sociologue anglais John RUSKIN déclarait : “La beauté de la forme animale est en proportion parfaite avec la vertu morale ou intellectuelle qu’elle exprime.
ll n’y a pas de créature vivante qui, dans son histoire ou ses habitudes, n’illustre quelque excellence ou déficience morale ou quelque point des règles de la Providence divine.” (cité par Robert DELORT, Les animaux ont une histoire, éditions Seuil, 1984, p.66). Chasser et tuer le fauve, c’est remporter une victoire symbolique et inconsciente sur l’élément bestial que l’on porte en soi.
Le loup, souvent associé au symbolisme lunaire, représente l’ombre que chaque être humain porte en lui. Il est donc propice à condenser des angoisses qui trouvent leur résonance dans l’inconscient de chacun. Le mythe du loup-garou est le parfait exemple d’un combat permanent contre ce qu’il reste en nous d’animalité. Les contes populaires illustrent également parfaitement cette notion. Le motif du grand méchant loup y est répétitif.

L’analyse psychanalytique que Bruno BETTELHEIM fait du conte des Trois petits cochons montre le loup comme une représentation symbolique de “ toutes les puissances asociales, inconscientes et dévorantes, contre lesquelles on doit apprendre à se protéger(…)” (La psychanalyse des contes de fées, traduction de Théo CARLIER, édition Robert Laffon collection le Livre de Poche pluriel, 1976, p.80).

Illustration suivante :
Répartition actuelle de l’ours brun en Europe – Document KORA, juin 1999 – http://www.kora.unibe.ch


Des représentations en contradiction


2. La nature redécouverte

Face à ces peurs collectives, inconscientes et par conséquent difficilement maîtrisables, on assiste aujourd’hui à un engouement sans précédent pour la nature et l’environnement.

2.1. Le poids des connaissances scientifiques

L’avancée des connaissances scientifiques a permis de démythifier la faune et la nature de façon plus générale. Charles DARWIN, à travers sa théorie de l’évolution, a porté un coup important à l’anthropocentrisme qui avait jusqu’alors prévalu. D’autre part, les recherches et les études zoologiques ont permis de replacer dans la rationalité un bon nombre d’animaux transformés en faire valoir d’une morale le plus souvent manichéenne.

Pour exemple, le loup, longtemps considéré comme un animal solitaire, au point de devenir un symbole populaire de marginalité, est aujourd’hui connu pour son caractère profondément social. Cette réhabilitation a été rendue possible par l’observation patiente et minutieuse de chercheurs. Le travail de réhabilitation des grands prédateurs n’était pourtant pas vraiment simple, et il faut préciser qu’il n’est pas effectif chez tout le monde. Ainsi, l’ours pyrénéen, pourtant insectivore et végétarien à 84% (source : L’ours brun, Jean-Jacques CAMARRA, édition Hatier, 1989, p.65) , reste pour beaucoup un redoutable carnivore dévoreur de troupeaux.
Ces animaux à fort symbolisme sont dépositaires d’un ensemble de mythes qui pèsent sur leurs chances de survie. La mythologie occidentale et les traditions européennes sont l’expression directe d’une peur de la nature que nous avons précédemment développée.

Celle-ci s’exprime plus particulièrement envers les superprédateurs dans la mesure où un certain nombre de leurs caractéristiques intrinsèques, dont le régime alimentaire, suppose une concurrence que les hommes ont souvent jugée déloyale. Les Encyclopédistes, bien qu’opposés à l’expansion des loups, avaient bien analysé cette source profonde, et pourtant naturelle, de conflit : “Nous l’appelons cruel, parce que ses besoins sont en concurrence avec les nôtres. Il attaque les troupeaux que l’homme réserve pour sa nourriture, et les bêtes fauves qu’il destine à ses plaisirs”.

2.2. Les doubles de l’homme

De la même façon, certains de leur mode de comportement les rendent propres à la comparaison. Ainsi, l’ours est souvent considéré par les populations primitives comme l’ancêtre du genre humain, susceptible dans de nombreuses traditions folkloriques de remplacer l’homme dans son rôle de géniteur.

Sa possible position debout, ses tétons placés sur la poitrine et non sur le ventre, son intelligence, ont porté certains peuples à croire que l’ours n’était finalement qu’un être humain qui, par excès de discrétion, s’était retrouvé animal.
De même, le loup est à l’origine de peuples et de cités. Genghis Kahn, grand conquérant mongol, se vantait d’être le descendant du loup mythique Bôrt-a-Tchino et de la biche Ko’ai Maral. Rome fût fondée par Romulus qui, sans la louve nourricière, n’aurait jamais survécu.
Aujourd’hui, un certain malaise du monde moderne et social fait naître de nouveaux symboles. De bête sanguinaire et cruelle, le loup est devenu la référence vivante de la liberté, du retour à la nature et de valeurs telles que l’honnêteté, la fraternité et la compassion. L’attention que la meute porte à l’éducation des louveteaux remet naturellement en cause la réputation cruelle du loup. De même, sa monogamie prend des allures de modèle de fidélité et d’honnêteté.

Ajoutons à cela la compassion dont il fait preuve envers ses semblables blessés, ainsi que la cohésion de la meute et l’esprit de groupe dont il fait preuve, et le loup se transforme en frère et ami que l’on souhaiterait tous avoir.

2.3. La nostalgie d’un paradis perdu

Dans nos sociétés modernes, l’animal sauvage, et plus particulièrement le grand prédateur, est associé à un paradis perdu. Avant la chute d’Adam, consécutive au péché originel, l’homme vivait en parfaite intelligence avec les autres êtres vivants. Cette relation dénuée de peurs et d’angoisses, bien qu’imaginaire et imaginée, fait l’objet d’une certaine nostalgie dans une société qui a longtemps considéré la technique comme étant la clef du bonheur. Jack LONDON dans son ouvrage Croc-Blanc, exalte la vie sauvage, son authenticité et sa noblesse.

Les préoccupations liées à cette représentation de la nature sont alors l’expression plus ou moins directe d’un rejet vis à vis d’une société qui ne répond plus aux attentes. La nature représente donc une échappatoire aux contraintes du monde moderne. Les citadins idéalisent la nature à travers leur besoin de régénération. Le malaise du progrès contribue à ce regain d’intérêt pour la nature et son authenticité.
La nature est ainsi reconnue comme ayant une valeur intrinsèque positive.
L’écologie profonde va même jusqu’à considérer la nature comme un modèle éthique. Ce mode de pensée, bien que louable dans la recherche du bonheur, doit tout de même être relativisé en ce qu’il constitue une pensée extrême et donc porteuse du risque de totalitarisme

=================> Suite de l’article <=================

Bibliographie et Glossaire

Echo Nature
Le nouveau magazine d’information environnementale

Les derniers titres de l’actu
"Santé et habitat sain"


>> Réagissez sur cet article avec votre compte Facebook

commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 07 février 2013 à 05:41

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
PARTAGER / ENVOYER PAR E-MAIL


Partager sur
S'inscrire à la newsletter
Commenter cet article    
331

Votre nom : Votre adresse mail :
Votre message :  
 




à lire aussi
     
Flux RSS