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Homme, nature et pesticides 4/4

Environnement

==> Vers le début du dossier

Avis de Mme. Smeesters – Présidente de la Coalition pour les Alternatives aux Pesticides au Québec

Les victimes

La Coalition pour les alternatives aux pesticides a été créée à Montréal en décembre 1999 pour unir les efforts d’une poignée de personnes et d’organismes préoccupés par l’usage abusif des pesticides au Québec. Nos membres les plus actifs sont des personnes ayant souffert de près ou de loin d’un contact avec des pesticides.

Par exemple, Jean-Dominique a été atteint d’un lymphome non-hodgkinien à l’âge de 7 ans. Pendant son hospitalisation, il s’est aperçu qu’il y avait plusieurs enfants de son quartier en oncologie. Ensuite, il tombe sur un dépliant de l’American Cancer Society et découvre qu’il y a un lien entre son type de cancer et l’application d’herbicide 2,4 D. Or, ses parents appliquaient ces pesticides 4 fois l’an sur leur pelouse et il y a 4 terrains golfs dans sa municipalité.

En 1993, toute la famille de Michel a été exposée à des pesticides. Sa femme, la plus atteinte, est tombée gravement malade du jour au lendemain : fatigue intense, douleurs abdominales, difficultés à respirer, sang dans les urines, etc. Les enfants adolescents avaient des problèmes à se concentrer à l’école ainsi que des problèmes d’audition et de vision. Michel lui-même avait des symptômes semblables mais à un degré moindre. Une analyse de sang a révélé d’importantes quantités de pesticides organochlorés dans leur sang, mais le corps médical ne pouvait rien faire pour eux. Il sont tous hypersensibles aux produits chimiques aujourd’hui et vivent un enfer quotidien.

Le petit garçon d’Olga est hypersensible depuis sa naissance. Il est allergique aux arachides, œufs, produits laitiers, bœuf, blé, soya, etc. Olga utilisait des pesticides dans son jardin pendant sa grossesse. Le nombre de membres de l’Association des allergies alimentaires du Québec est passé de 60 à plus de 800 en 6 ans. Nos écoles sont remplies de ces cas inexplicables d’allergies, d’asthme, d’enfants hyperactifs, et le nombre ne cesse d’augmenter de façon exponentielle.

Bernard est tombé malade après que des pesticides aient été appliqués dans son bureau. Il a dû quitter son emploi car il souffre de façon chronique de brûlures à la gorge et à la poitrine, saignements de nez, étourdissements, pertes de mémoire, problèmes de concentration, etc.

Le Dr Elizabeth Guillette du centre de recherches bioenvironnementales des universités de Tulane et de Xavier aux USA a effectué une étude comparative sur 2 populations d’enfants au Mexique. Le premier groupe vit dans un village agricole qui utilise des pesticides de façon intensive. Le deuxième groupe, apparenté au premier, vit dans l’air pur des montagnes voisines. Les enfants exposés aux pesticides présentent divers problèmes d’apprentissage et de développement, alors que les autres se développent normalement.

Les coûts directs et indirects de l’utilisation abusive de pesticides deviennent de plus en plus clairs. Le problème, c’est que l’industrie conteste l’évidence avec des études de son cru et exige des liens directs pour des problèmes indirects et à long terme. Une bataille ardue et de longue haleine, comme celle du tabac!

Les alternatives

Le recours aux pesticides n’est pas incontournable, que ce soit en agriculture, en foresterie ou en horticulture. Il existe des produits biologiques, mais il y a surtout des méthodes et des mentalités à changer.

Par exemple, en horticulture, les alternatives commencent par le choix de la bonne plante au bon endroit, de bonnes méthodes culturales et surtout la tolérance envers la biodiversité naturelle. Au Québec, les ventes de pesticides domestiques ont augmenté de près de 600 % entre la fin des années 1970 et les années 1990 pour répondre aux exigences de la « pelouse parfaite ». Ce paysage artificiel a été créé de toutes pièces par l’industrie horticole qui a convaincu les gens que leur bonheur dépendait de l’uniformité de leur pelouse, à grand renfort d’engrais et d’herbicides sélectifs évidemment. Cette obsession nord américaine est malheureusement en train de se répandre en Europe et il faut absolument détruire cette tendance dans l’œuf.

Au Québec, nous venons d’obtenir une grande victoire cet été, après 15 ans de lutte acharnée. En effet, suite aux pressions de notre Coalition (la CAP) et grâce à un ministre de l’environnement jeune et dynamique un « code de gestion des pesticides » verra enfin le jour et de vastes campagnes sont en cours depuis 2 ou 3 ans afin de remettre à l’honneur un paysage plus naturel et moins dépendant des pesticides.

En effet, dans la nature il est très rare qu’une plante soit infestée de ravageurs et, si tel est le cas, ce n’est que temporaire. Mais lorsqu’on installe des monocultures, il est évident que cela requiert des herbicides sélectifs.
Ces monocultures favorisent également les infestations, car les prédateurs naturels ne trouvent plus les plantes dont ils ont besoin pour se nourrir. Par ailleurs, un mauvais choix de plante en fonction du type de sol, du drainage ou de l’ensoleillement peut entraîner un stress qui favorise des infestations de parasites. C’est donc à la source qu’il faut corriger le problème plutôt que de se battre constamment contre nature pour maintenir des paysages artificiels.

Il existe cependant plusieurs outils à faible impact pour éliminer un problème ponctuel. Par exemple, il y a des herbicides à base d’acides gras concentrés qui sont pratiquement inoffensifs. Mais au Québec, de plus en plus de villes utilisent plutôt le désherbage mécanique à la vapeur d’eau brûlante pour les allées. Le savon insecticide vient à bout d’un très grand nombre d’insectes, de même que la terre diatomée. Il y a aussi diverses souches de Bt (Bacillus Thuringiensis) pour lutter contre différentes sortes d’insectes et on développe de plus en plus le contrôle bio avec des prédateurs naturels, comme des nématodes ou des acariens bénéfiques.

En agriculture, le véritable virage va s’effectuer lorsque nos gouvernements comprendront qu’il y a des coûts associés à l’agrobusiness (dégradation des sols, pollution des cours d’eau et de l’air, soins de santé, etc) et qu’il serait peut-être pus sage de subventionner l’agriculture biologique pour produire des aliments sains tout en protégeant l’environnement et ses habitants.

Avis de Dr Lylian LE GOFF Pilote de la Mission Biotechnologies de FNE

Pollution des chaînes alimentaires par les pesticides des organismes génétiquement modifiés

ll importe de savoir que la sécurité alimentaire est déjà mise en cause par les OGM en raison du risque lié à l’ingestion de pesticides concentrés dans le soja et le maïs transgéniques – l’essentiel du marché mondial actuel des OGM – plantes fourragères consommées surtout par les élevages intensifs.

Ce sont des plantes à pesticides, programmées pour sécréter elles-mêmes des insecticides (variétés « Bt » aux potentialités neurotoxiques) ou/et concentrer davantage les herbicides totaux tels que le glyphosate du Roundup dont les potentialités toxiques à la fois mutagènes, cancérigènes et hormonales hypofertilisantes font l’objet de nombreuses publications.
Les animaux peuvent en consommer depuis plus de quatre années, notamment avec le soja importé des USA et de l’Argentine en raison de mélanges délibérés contenant, maintenant, jusqu’à 50% voire plus, de transgénique – sans traçabilité . Se pose alors la question de savoir dans quelle mesure ces pesticides se concentrent ensuite dans la chaîne alimentaire par bio-accumulation, notamment dans la viande, le lait et les œufs.

Lorsqu’il a fallu se résoudre à renoncer aux farines animales, le Ministre de l’Agriculture a fait valoir que, pour éviter le « risque prion », il faudra importer des protéines végétales de substitution sous forme de soja et s’exposer – par conséquent – au « risque transgénique »…
Monsieur le Ministre a bien raison : au-delà de la lécithine et de l’amidon issus de soja et de maïs transgéniques, le consommateur devrait se préoccuper surtout de la viande, du lait, des œufs, etc. provenant d’animaux nourris avec ces plantes transgéniques entières : quid des fragments d’ADN ingérés par l’animal et des pesticides qui se concentrent dans son organisme ?

France Nature Environnement a demandé, en vain, depuis plus de deux ans, à la Direction générale de l’alimentation que soient communiquées les teneurs en pesticides des plantes fourragères transgéniques et les études portant sur le devenir de ces pesticides chez les animaux qui en consomment.

Comment peut-on se prévaloir du principe de prévention dans ces conditions ? Il importe d’exiger un étiquetage reposant sur une véritable traçabilité, ce qui implique, pour les produits issus d’animaux, d’indiquer leur type de nourriture (seul le label « AB » des produits bio assure une telle traçabilité). Il a été reconnu lors du colloque international « OGM et Santé Publique » – Institut Pasteur, décembre 2001 – que cette grave carence de traçabilité rend impossible l’évaluation de l’impact sanitaire sur les consommateurs.
Cette traçabilité est d’autant plus impérative que le Parlement européen a refusé que soit engagée la responsabilité des filières disséminant les OGM dans la nature et les assiettes.

Avis de Philippe Cacciabue Ferme de la Bergerie en agriculture biologique

 

L’agriculture biologique, une alternative durable à l’usage des pesticides

L’agriculture biologique souffre encore des clichés qui s’attachent à son image. Pour beaucoup il s’agit simplement d’une agriculture conservatrice qui refuse le progrès. C’est refuser de voir que l’agriculture biologique repose sur une réflexion originale. Certes, les agrobiologistes contestent le modèle de production actuel , mais au nom d’une construction intellectuelle et scientifique de valeur égale à celle qu’ils refuse.

Entre le modèle conventionnel et l’agriculture biologique il y a donc un débat de fond sur le modèle de gestion du vivant.

La base de l’agriculture biologique c’est l’approfondissement de la science agronomique du 19ème et du début du 20ème siècle et le refus de l’emploi de produits chimiques. La thèse fondamentale de l’agriculture biologique est la suivante: tout système vivant (corps humain, écosystème, agrosystème, système planétaire) peut, bien géré, être stimulé pour produire plus, sans que ce surcroît de production ne détruise l’écosystème. Cette stimulation se fait en optimisant l’équilibre entre les différentes fonctions du système. Par contre, toute stimulation excessive du système, s’il permet d’obtenir à court terme une augmentation forte de la production, déséquilibre le système et conduit rapidement à sa destruction.

Nous prendrons pour illustrer ce fait un exemple simple. Un être humain peut, par l’entraînement, par une vie saine, par une nourriture équilibrée et adaptée améliorer considérablement ses performances physiques et atteindre un bon niveau sportif sans que cela nuise à sa santé générale, bien au contraire ! Par contre la sur-stimulation de ses fonctions physiques par la prise de produits dopants, si elle lui permet de réaliser des exploits inaccessibles à un individu normal entraîne inévitablement un épuisement des autres fonctions du corps, l’apparition de blessures fréquentes qui demandent de recourir à une médecine lourde et, au final, la diminution de son espérance de vie. Le surdéveloppement d’une fonction par rapport aux capacités des autres entraîne l’apparition de dysfonctionnements qui s’agravent au cours du temps. Tout système vivant a donc des limites dont la transgression se traduit par une dégénérescence.

L’agriculture biologique se donne comme objectif de stimuler les fonctions des agrosystèmes en améliorant leur fonctionnement, sans avoir recours au dopage c’est à dire à une stimulation artificielle et exogènes des fonctions de production. En agriculture biologique les maladies, les explosions d’insectes prédateurs apparaissent comme autant de symptôme d’un déséquilibre du système qu’il convient de corriger et non de masquer par l’application de pesticides. L’agriculture biologique met donc particulièrement l’accent sur la compréhension de l’agrosystème. L’agriculteur ne doit pas seulement reconnaître une maladie, un insecte, une mauvaise herbe, il doit comprendre pourquoi elle apparaît et corriger sa gestion.

Parce qu’un système vivant n’est pas assimilable à une horloge, parce qu’il est doté d’une dynamique propre qu’il faut comprendre et avec laquelle il faut composer pour ne pas le détruire, l’agriculteur biologique a conscience qu’il n’agit pas, mais qu’il interagit. Il ne se conçoit donc pas comme un technicien, mot issu du monde industriel et mécanique, mais plutôt comme praticien.

De ce point de vue, le débat entre agriculture biologique et agriculture conventionnelle fait écho aux débats menés dans tous les secteurs de la société qui ont à gérer des systèmes doués d’une dynamique propre. Que ce soit en économie, en urbanisme, en pédagogie, en médecine, l’application systématique d’approches normatives réputées ‘scientifiques’ parce qu’inspirées par la physique et la chimie ont conduit aux mêmes dérapages. Après des débuts apparemment foudroyants, l’accumulation des dysfonctionnements risque, à terme, d’inverser le bilan qui finira par être globalement négatif. On ne peut durablement ignorer une partie des fonctions vitales d’un organismes vivant sans le mettre en danger. En matière d’agrosystème, l’usage de pesticides, la destruction des sols, la pollution de l’eau, l’apparition de souches résistantes témoignent de l’épuisement programmé de nos capacités de production à moyen terme.

L’agriculture biologique, en refusant l’emplois de produits de synthèse, constitue, pour le moment, la seule alternative agricole capable de répondre durablement à la problématique des pesticides. C’est à la société toute entière de se prononcer sur le type d’agriculture qu’elle veux soutenir, et de s’en donner les moyens.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 07 février 2013 à 05:40

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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