Rappel : les enfants sont souvent bien plus sensibles aux polluants que les adultes (avec effets irréversibles sur le développement du cerveau et de l’organisme lorsqu’il s’agit du jeune enfant du ftus ou de l’embryon soumis au plomb).
Concernant le plomb, certains experts considèrent que les premiers symptômes neurologiques se mesurent à partir d'une concentration sanguine de 2µg/l chez l’enfant. Chez l’adulte, une exposition à de faibles doses expose à une délétion de la spermatogenèse (rappelons que l’adulte moyen des pays occidentaux aurait aujourd'hui perdu 50 % de sa capacité à produire des spermatozoïdes nombreux et normalement conformés).
De l’eau contenant 1 gramme de plomb par 20 000 litres est impropre à la consommation.
Effets par ingestion directe de petits plombs
Pas ou peu de conséquences graves
Effets par consommation de viandes / produits laitiers contaminés
Chez l’adulte :
- intoxication chronique (subaiguë à grave pour la consommation de gésier et de foie);
- auto-intoxication chez la femme lors de la ménopause (relarguage du plomb/ostéoporose) et chez l’homme âgé;
- risque de délétion de la spermatogenèse (risque accru de stérilité, d’avortement et de déficience intellectuelle pour le futur adulte).
Chez l’enfant :
- risque d’intoxication graves aux conséquences irréversibles pour les jeunes enfants;
- risque de séquelles neurologiques irréversibles.
Le plomb, même à très faible dose est facteur de débilité mentale et quand il est absorbé par l'embryon ou le ftus.
L’âge avant lequel les séquelles définitives sont à craindre est discuté et peut varier selon l’alimentation et une contamination in utero ou non, mais il semble que jusqu’à 7 ans le risque de séquelles durables soit très important.
Des données récentes suggèrent un impact possible chez l’enfant et surtout le ftus dès 5 µg/dl, voire dès 2 µg/dl.
Exemple d’impacts globaux au Nunavik
Au Québec, les Inuits habitent un vaste territoire de toundra situé au nord du 55ème parallèle, dénommé le Nunavik, loin de toute source apparente de pollution. La population se répartit dans 14 villages comptant chacun entre 160 et 1 400 habitants. Ces villages, distants de plusieurs centaines de kilomètres les uns des autres, sont situés sur les littoraux de la Baie d'Hudson, du détroit d'Hudson, et de la Baie d'Ungava. De plus, une soixantaine d'Inuits vivent dans un village de la Baie-James.
8% des nouveau-nés Inuits présentent des taux de plomb dépassant le seuil critique de 10 µg/dl de sang contre 1% des enfants du Sud du Québec.
Pour expliquer ce fait, on admettait autrefois que la contamination venait via la consommation de poissons, phoques, oiseaux contaminés par l’air, le pluie, la neige et la mer polluée (baleines, phoques, et certains poissons, présentent en effet des doses très élevées de métaux lourds), mais :
- la pollution de l’air, de l’eau, des pluies et neiges par le plomb - notamment issu de l’essence - a fortement chuté dans ces régions depuis 15 ans grâce à la réduction ou interdiction de l’essence plombée aux USA et Canada.
- l’analyse isotopique du plomb trouvé dans le sang des enfants au moment de l’accouchement (le prélèvement s'effectue dans le cordon ombilical pour être certain que le problème n’est pas lié à l’allaitement ou à une contamination ultérieure) montre que : - la majeure partie de ce plomb provient des billes de plomb des cartouches de chasse. L’étude a même permis de retrouver la « signature » isotopique des marques de cartouches les plus utilisées dans les régions touchées.
- la majeure partie de ce plomb provient des oiseaux chassés par les parents (oies et canards surtout). Les peuples autochtones (inuits et indiens) prélèveraient environ 730 000 canards et 470 000 oies /an et probablement autant de gallinacés, soit 2,4 millions d'oiseaux/an au Canada, correspondant à une émission de 454 t/an de plomb.
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Rappel : les enfants sont souvent bien plus sensibles aux polluants que les adultes (avec effets irréversibles sur le développement du cerveau et de lorganisme lorsquil sagit du jeune enfant du ftus ou de lembryon soumis au plomb).
Concernant le plomb, certains experts considèrent que les premiers symptômes neurologiques se mesurent à partir d'une concentration sanguine de 2µg/l chez lenfant. Chez ladulte, une exposition à de faibles doses expose à une délétion de la spermatogenèse (rappelons que ladulte moyen des pays occidentaux aurait aujourd'hui perdu 50 % de sa capacité à produire des spermatozoïdes nombreux et normalement conformés).
De leau contenant 1 gramme de plomb par 20 000 litres est impropre à la consommation.
Effets par ingestion directe de petits plombs
Pas ou peu de conséquences graves
Effets par consommation de viandes / produits laitiers contaminés
Chez ladulte :
- intoxication chronique (subaiguë à grave pour la consommation de gésier et de foie);
- auto-intoxication chez la femme lors de la ménopause (relarguage du plomb/ostéoporose) et chez lhomme âgé;
- risque de délétion de la spermatogenèse (risque accru de stérilité, davortement et de déficience intellectuelle pour le futur adulte).
Chez lenfant :
- risque dintoxication graves aux conséquences irréversibles pour les jeunes enfants;
- risque de séquelles neurologiques irréversibles.
Le plomb, même à très faible dose est facteur de débilité mentale et quand il est absorbé par l'embryon ou le ftus.
Lâge avant lequel les séquelles définitives sont à craindre est discuté et peut varier selon lalimentation et une contamination in utero ou non, mais il semble que jusquà 7 ans le risque de séquelles durables soit très important.
Des données récentes suggèrent un impact possible chez lenfant et surtout le ftus dès 5 µg/dl, voire dès 2 µg/dl.
Exemple dimpacts globaux au Nunavik
Au Québec, les Inuits habitent un vaste territoire de toundra situé au nord du 55ème parallèle, dénommé le Nunavik, loin de toute source apparente de pollution. La population se répartit dans 14 villages comptant chacun entre 160 et 1 400 habitants. Ces villages, distants de plusieurs centaines de kilomètres les uns des autres, sont situés sur les littoraux de la Baie d'Hudson, du détroit d'Hudson, et de la Baie d'Ungava. De plus, une soixantaine d'Inuits vivent dans un village de la Baie-James.
8% des nouveau-nés Inuits présentent des taux de plomb dépassant le seuil critique de 10 µg/dl de sang contre 1% des enfants du Sud du Québec.
Pour expliquer ce fait, on admettait autrefois que la contamination venait via la consommation de poissons, phoques, oiseaux contaminés par lair, le pluie, la neige et la mer polluée (baleines, phoques, et certains poissons, présentent en effet des doses très élevées de métaux lourds), mais :
- la pollution de lair, de leau, des pluies et neiges par le plomb - notamment issu de lessence - a fortement chuté dans ces régions depuis 15 ans grâce à la réduction ou interdiction de lessence plombée aux USA et Canada.
- lanalyse isotopique du plomb trouvé dans le sang des enfants au moment de laccouchement (le prélèvement s'effectue dans le cordon ombilical pour être certain que le problème nest pas lié à lallaitement ou à une contamination ultérieure) montre que : - la majeure partie de ce plomb provient des billes de plomb des cartouches de chasse. Létude a même permis de retrouver la « signature » isotopique des marques de cartouches les plus utilisées dans les régions touchées.
- la majeure partie de ce plomb provient des oiseaux chassés par les parents (oies et canards surtout). Les peuples autochtones (inuits et indiens) prélèveraient environ 730 000 canards et 470 000 oies /an et probablement autant de gallinacés, soit 2,4 millions d'oiseaux/an au Canada, correspondant à une émission de 454 t/an de plomb.