| S'abonner à l'actualité | Démarrer avec Univers-nature | Chercher dans le site | Nous soutenir |

 

S'abonner
pour recevoir
les articles par mail

Saturnisme - Santé - Environnement

1 - 2 - 3


::. Dossiers
environnement

La planète Terre bientôt climatisée ?
La grippe aviaire de type H5N1
Biocarburants
Les additifs alimentaires
Alternance jour / nuit : influence sur les animaux
... sur les plantes
L'air, ce bien si précieux
Les espaces protégés en France
La nature en hiver
Homme, nature et pesticides
Saturnisme - Santé - Environnement
Comparatif sur la chasse en Europe
Droits et limites de la chasse


plomb et environnementLe conseil national de la chasse et de la faune sauvage

Le 6 octobre 1999, le conseil national de la chasse et de la faune sauvage a souhaité que la France prenne des mesures concrètes pour tenir les engagements qu'elle a prit lors de la ratification de la convention AEWA de la Haye (interdiction du plomb dans les zones humides pour l'an 2000 au plus tard).
Cette date est maintenant largement dépassée et on entend parler encore d'un délai de 7 à 8 ans de réflexion, alors que les solutions existent et que chaque année supplémentaire dans ce statu quo apporte son surplus d'intoxication des milieux et des espèces.


Le problème

- 200 à 300 billes de plomb pbilles de plombar cartouche soit 30 à 35 g de plomb (selon les sources 3 à 6 cartouches par oiseau d’eau atteint),
- l’un des matériaux les plus toxiques en terme de risque/quantité, avec le mercure, et le cadmium
- seuls quelques grains de plomb touchent l'oiseau. Les autres - plus de 1000 d'entre eux - retombent au sol ou dans l'eau où ils peuvent être ingérés par les oiseaux.

Remarques :

ball trap- le grammage des cartouches de ball-trap olympique tend à diminuer avec le temps, mais reste toujours supérieur à 20 g de plomb (dans la quasi totalité des cas en France).
- si chacun des 1,4 millions de chasseurs français ne tirait qu’une seule cartouche de 32 g par an... ce serait déjà 46,6 t de plomb dispersés dans la nature
- 466 t  en 10 ans
- 4660 t en 100 ans


La réalité

assimilation du plombEnviron 250 millions de cartouches/an, tous tirs confondus, 3/4 pour la chasse soit plus de 6.000 t/an de plomb et 1/4 pour le ball-trap plus de 2000 t/an.

Remarques :
- jusque dans les années 1960, la majorité des chasseurs fabriquaient eux-mêmes leurs munitions. Certains tireurs sportifs ou stands de tir coulent et fabriquent encore leurs munitions.
- le ball-trap ne s’est développé que lors de la dernière guerre. La fédération française annonçait encore récemment vouloir doubler le nombre de sites.

Plus les aliments sont durs, plus le plomb se solubilise vite. Si le matin on donne des graines de maïs à un canard avec 6 billes de plomb, le soir la totalité du plomb peut être passée dans le sang, soit 20 fois plus vite qu’avec des aliments « mous ». Il meurt paralysé dans les 5 à 6 jours qui suivent.Remarque :

Certains oiseaux ont des lames cornées (chitineuses) dans le gésier, qui remplacent les dents et érodent rapidement les plombs.


Plombs incrustés

Il s’agit des plombs conservés dans la chair de l’animal après cicatrisation plus ou moins terminée (ces plombs, on l’a montré, et même chez l’homme entretiennent une plombémie anormalement élevée, mais n’empêche pas l’accomplissement de la plupart des fonctions biologiques).

20 à 30 % des individus apparemment sains d'oiseaux d’eau échantillonnés dans de nombreux endroits en Amérique du Nord étaient porteurs d'un ou de plusieurs plombs incrustés, y compris des espèces totalement protégées et difficiles à confondre avec des espèces dont la chasse est autorisée (jusqu’à 15 % des individus d'une population totalement protégée de cygnes trompettes).
Des millions d'oiseaux aquatiques et des millions d'autres oiseaux ou gibiers sont donc porteurs de plombs incrustés qui sont des sources de saturnisme pour les rapaces et les détritivores. Le pourcentage le plus important est probablement chez les animaux soumis à la pression de chasse la plus grande, comme les faisans, par exemple.


Quelques données

En Nouvelle-Angleterrlapin et saturnismee, 30 % environ des carcasses de Huarts à collier examinées jusqu'à présent étaient porteuses de grenaille incrustée, même si les coups de fusil étaient responsables de moins de 10 % des morts (M. Pokras, comm. pers./EnvironnementCanada / SCF).
Platt (1976) a signalé qu'une population de Pygargues à tête blanche hivernant dans un désert de l'Utah avalait de la grenaille en se nourrissant abondamment de lièvres tués ou blessés par les chasseurs. Ces derniers, comme les lapins, peuvent être une forte source de plomb pour les Pygargues à tête blanche et les mammifères carnivores.

Remarque :
- beaucoup d’oiseaux morts par collision avec véhicules, vitres, lignes HT ou apportés aux centres de soins ont des plombs incrustés et blessures cicatrisées.


Accumulation dans les os

Le plomb s’accumule dans les os. La teneur osseuse est donc un indice du degré d'exposition chronique et ponctuelle au plomb (et de l’exposition du fœtus si la mesure est faite au sortir de l’œuf).
Au Canada, les étude du SCF (Dickson et Scheuhammer, 1993;  Scheuhammer et Dickson, 1995) sur le plomb dans les os des ailes des canards juvéniles ont montré la corrélation avec la chasse et son intensité.
L'exposition était jugée «forte» si au moins 20 % des juvéniles de surface présentaient une concentration osseuse supérieure ou égale à 10 µg/g de poids sec (Scheuhammer et Dickson, 1995) :

- contamination forte : Île-du-Prince-Édouard, Nouveau-Brunswick et Ontario.
- contamination assez forte : Québec (19 % de concentration élevée de plomb dans les os).
- contamination la plus forte : Île-du-Prince-Édouard (25 %),
- contamination la plus basse : Alberta (6 %).
- moyenne nationale : 17 % des juvéniles de surface ont une concentration élevée de plomb dans les os.

Remarque :
Certains rapaces sont spécialisés dans la consommation des os, qu’ils laissent tomber du ciel sur des pierres pour les casser.


Emission en baisse mais ...

Le plomb fait partie des contaminants qui augmentent rapidement et se dégradent très lentement.

France
plombs de cartouche
- 1987 : environ 405 millions de cartouches tirées/an, soit à raison de 32 g/cartouche : 12 960 t de plomb répandu sur le territoire national dans l'année
- 1999 : environ 250 millions de cartouches/an (8 000 t/an)

En comparaison au Canada à la fin des années 90 : 10 à 20 millions de cartouches/an pour les oiseaux d’eau autorisés à la chasse.


Persistance

érosion de plombEn milieu naturel stable et non acide, une balle (bille) de plomb met de 30 à 200 ans, voire plus, pour être désagrégée et/ou dissoute.

On a montré aux USA que le taux de mortalité restait très élevé, même 40 ans après l'interdiction de chasser, sur une zone humide devenue réserve naturelle !

Entre 93 et avril 95, le Centre Wye Marsh, en Ontario, réintroduit 24 cygnes trompettes dans la réserve provinciale de faune du marais Wye classée zone de chasse non toxique, depuis plusieurs années. Le programme de réintroduction est un échec avec plus de 50% des cygnes morts par ingestion de plombs.


Accumulation

Certaines plantes ne poussent plus, et les autres qui tolèrent le plomb sont contaminées et dangereuses pour les herbivores (domestiques et sauvages).

Au Canada 1,2 à 6 millions d’oiseaux d’eau absorbaient des plombs chaque année avant interdiction ou restriction du plomb. On estime que 240 000 à 1,2 millions en mouraient chaque année. On ignore quand les plombs existants seront indisponibles pour les oiseaux.accumulation de plomb et saturnisme

Plus on attend pour supprimer le plomb, plus il sera disponible, plus les intoxications seront graves et nombreuses.

• En Camargue, augmentation de 35% du taux d'ingestion de 1965 à 1980 chez le canard Pilet (Anas acuta)
• En France, déjà dans les années 80, on relevait jusqu’à 5 millions de plombs à l'hectare en Camargue, et jusqu’à 40 fois ce taux pour certains sites de ball-trap !
• Sur 20 études en France : En moyenne 22 % des canards ont un plomb ou plus dans le gésier [Taux sous-estimé ?(1) = moyenne d'une fourchette (0 à 53 %), ne prend pas en compte les oiseaux ayant déjà ingéré et dissous les plombs, ni ceux qui se sont cachés pour mourir]
• En Camargue, moyenne détectée : 31,8 % (18 à 53 %). On estime que le nombre d'oiseaux présentant de fortes concentrations en plomb dans les tissus est 3 fois supérieur au nombre d'oiseaux trouvés avec du plomb dans le gésier.

Les plombs sont les plus nombreux, précisément là où les oiseaux viennent s'alimenter. Il s'agit en effet des endroits les plus recherchés par les chasseurs d’oiseaux d’eau (200 000 à 300.000 en France).

• Dans son étude, Blus (19accumulation de plomb dans un cygne94) déclare qu'au moins 10 000 cygnes de six espèces ont été déclarés morts d'intoxication saturnine dans 14 pays, la plupart par ingestion de grenaille ou de plombs de pêche. Blus (1994)  estime d'ailleurs que ce chiffre est une grossière sous-évaluation de la mortalité réelle parce que,  dans bien des régions, on ne s'est livré à aucune recherche ni à aucun contrôle pertinent.

Presque tous les oiseaux d’eau sont susceptibles de fouiller la vase et rechercher activement, ou avaler par hasard, les billes issues des cartouches ou de la pêche.•Jusqu'à 20 plombs n°4 dans le gésier!!

• Les animaux domestiques aussi !
Plusieurs milliers de billes de plomb dans la panse de vaches du nord de la France, via la consommation de maïs fourrager (source : Pierre Six, Chambre d’agriculture du Nord Pas de Calais).
L’ensilage consiste à stocker des végétaux, à l’abri de l’air en favorisant une fermentation lactique naturelle ou avec des produits ajoutés. L’acide lactique favorise le passage rapide du plomb dans les végétaux. Maïs fourrager, paille, foin, luzerne, pulpe de betterave… peuvent être ensilés. Les végétaux exposés aux retombées de plomb (proximité de ball trap ou de zone chasse intensive) et distribués aux animaux, peuvent ainsi contaminer insidieusement les animaux.


Fiabilité de la provenance du plomb et des études ?

Peut-on être sûr de la provenance du plomb ?

Oui, par l’analyse isotopique du plomb qui démontre que :
- l’essentiel du plomb accumulé dans les os des oiseaux d’eau vient des munitions de chasse,
- la contamination est d’autant plus élevée que la chasse est intense.

(1) études isotopiques, Canada et USA (Scheuhammer, données non publiées/environnement Canada, Ministère santé Canada).


Les chiffres des études sont-ils fiables ?

Oui.. Et ils sont mêmes inférieurs à la réalité car :
- les études visuelles de gésier et d’ingestion sous-estiment l’ampleur et la gravité de la contamination des individus et des écosystèmes. Des études plus fines, avec rayons X montrent que le nombre de canards touchés est bien plus élevé que selon les estimations visuelles. De plus un plomb dans le gésier ne permet pas d’estimer la contamination avant une vingtaine de jours, et seuls les canards faiblement ou moyennement touchés ont des chances d’être prélevés, les plus touchés ne pouvant plus voler. Une estimation d’un tiers des colverts porteurs d’un plomb ou plus dans le gésier, pour la Camargue, semble raisonnable.
Trouver un plomb dans le gésier ne signifie pas que l’oiseau n’en ait pas absorbé plus de 20 jours auparavant. Auquel cas il est peut-être intoxiqué et contaminant pour l’environnement ou le consommateur.
- sauf pour les très gros oiseaux, on a fort peu de chance de trouver les oiseaux morts, ceux-ci se cachant pour mourir (moins de 1 chance sur 100).


Contamination de la pyramide alimentaire

Si le plomb se répand essentiellement par les oiseaux d'eau, l'ensemble de la pyramide alimentaire est atteinte, y compris les grands prédateurs, par la consommation d'animaux malades ou ayant des plombs incrustés.

Les oiseaux victimes d'intoxication chronique ou aiguë meurent et sont consommés par des charognards ou insectes nécrophages, qui à leur tour vont contaminer ceux qui les mangeront etc...
Les animaux affaiblis par la contamination sont tués par des prédateurs ou l’homme pour leur consommation.
saturnisme et pygarguesLes oiseaux Organismes racleurs ou filtreurs sont susceptibles de concentrer le plomb métal ou solubilisé.

De 10 % à 70 % (selon le lieu) des pelotes de régurgitation des aigles étudiées aux USA contenaient de la grenaille (Dunstan, 1974; Platt, 1976; Griffinet al., 1980; Pattee et Hennes, 1983), ce qui implique qu’ils ont mangé de la chair contaminée et contenant des plombs. Plus on est proche des zones chassées au plomb au Canada, plus les pygargues sont intoxiqués.

Le saturnisme est aussi confirmé par l'USFWS (1986)
et Locke et Friend (1992) pour :

chaine alimentaire, le gibier- le Faisan à collier
- le Colin deVirginie
- le Colin écaillé
- la Perdrix grise
- les foulques
- le Râle deCaroline
- le Râle élégant
- le Râle gris
- la Grue du Canada
et plusieurs oiseaux des rivages


Les victimes potentielles

pyramide alimentaire, les charognardsSont concernés, tous les oiseaux d’eau se nourrissant de 0 à 1m de fond (voire plus pour les plongeons et quelques oiseaux marins), sur les zones humides, dont les littoraux chassés, et les bas de bassins versants qui recueillent aussi des billes de plombs véhiculées par les cours d’eau (des chercheurs d’or trouvent souvent des billes de plomb dans leurs battées, sur des lieux où il n'y a pas d'action de chasse, ndlr)
- oiseaux de proie (aigles, faucons, buses, busards, balbuzard pêcheurs), vautours ou charognards occasionnels, corvidés, oiseaux piscivores (pélicans, cormorans, plongeons, pingouins..) par ingestion de billes dans le milieu, ou dans la chair d’une proie.
- oiseaux non aquatiques, mais à longue durée de vie (accumulation) comme la bécasse (20 ans)
- amphibiens, contaminés à l’état de tétards pour les anoures (rainettes, crapauds, grenouilles dont les tétards sont des racleurs qui mangent occasionnellement sur les cadavres), ou contamination à bas fond pour les adultes insectivores
- tortues
contamination herbivores- alligators
- mammifères carnivores aquatiques (loutres, etc) ou terrestres (ours, loup, lynx, sangliers, etc)
- quelques herbivores comme les élans et orignaux qui peuvent manger des billes de plomb retenues par les plantes palustres ou aquatiques
- poissons (par contamination alimentaire ou transcutanée pour les espèces vivant sur les fonds vaseux, pour les carnivores et/ou détritivores, notamment racleurs)
- écrevisses, micro-crustacés
- invertébrés des vases (vers, sangsues, larves diverses), ou se développant sur les cadavres immergés ou émergés, insectes nécrophages (et leurs consommateurs insectivores)
- escargots (racleurs)
- moules d’eau douce
- volailles et mammifères domestiques qui meurent plus souvent qu’on ne le pense de saturnisme pour avoir ingéré des plombs (Hunter et Haigh,1978).

Locke et Friend (1992) ont conclu que
« le saturnisme est documenté chez une variété suffisante d'oiseaux pour nous faire envisager que tous les oiseaux sont susceptibles d'intoxication s'ils avalent de la grenaille et ne l'évacuent pas »


Des effets en cascade
Mortalité par saturnisme aigu

Effinsectes et plombets sur les comportements et la fitness
(chances de reproduction et survie de l’espèce)

Chasseurs et organismes gestionnaires de la faune ont longtemps sous-estimé cette forme de saturnisme, en pensant qu’elle ne constituait pas un problème de gestion de la faune ou de sécurité alimentaire. Les recherches récentes confirment pourtant sans ambiguïté possible que cette intoxication secondaire est commune (elle touche jusqu’à 100 % des rapaces sur deux zones de chasse intensive étudiées en France).
C’est une cause de mortalité très sous-estimée, maintenant démontrée en Europe, Asie et Amérique chez les rapaces.

Aux USA, de nombreux Aigles royaux meurent de saturnisme, même depuis l’interdiction du plomb dans les zones humides, y compris là où la chasse est interdite depuis 50 ans (USFWS, 1986).
Les aigles morts intoxiqués par le plomb aux USA le sont à 50 % dans les Etats riverains du Canada avec un nombre particulièrement élevé de décès au Minnesota, au Wisconsin et dans le Montana.

Dispersion de plomb par les oiseaux blessés

USA : 3 millions d'anatidés blessés déclarés non-retrouvés par an, soit environ 18 % du total des anatidés abattus entre 1972 et 1984, avant que l’acier soit obligatoire
Canada : les chasseurs d'anatidés de la Prairie ont très sous-estimé les pertes par blessures. Selon Nieman et al. (1987) les pertes seraient comprises entre 20 et 45 %, alors que les chasseurs n'en signalaient que de 6 à 18 %.

dispertion du plomb

De nombreux oiseaux exportent du plomb toxique de la France vers l’Espagne et l’Afrique,et vers les pays nordiques. Le phénomène peut perdurer des décennies.

- Des écologues et pathologistes des états de NewYork et du Wisconsin signalent régulièrement l'arrivée d'oiseaux empoisonnés au plomb au Canada. Le plomb est interdit aux usa pour la chasse aux oiseaux d’eau depuis 1991, Dans les 7 ans qui ont suivi 79 aigles y ont été trouvés empoisonnés au plomb (USFWS, comm. pers. / Env.Canada). 58 % de ces oiseaux venaient d'États frontaliers du Canada comme le Minnesota, le Wisconsin et le Montana.. avant la limitation du plomb au Canada.

L'ensemble de la chaîne alimentaire est atteinte avec notamment des animaux type gibiers qui peuvent être par la suite consommés par l'homme et le contaminer à son tour comme les études le montrent pour les populations Inuits du Canada.

contamination écosystème par le saturnisme

=================> Suite de l'article <=================

Echo Nature
Le nouveau magazine d'information environnementale

Les derniers titres de l'actu
"Santé et habitat sain"


Votre
publicité
ici


Boutique nature : Jeux - CD audio - Jardin - Livres - CD-Rom - Cartes postales - Maison - Magazine
Univers-nature : Qui, quoi, où ? - Publicité - Services - Abonnement actualité
© Univers-nature 1999 / 2008

Ils sont compétents et efficaces, Univers-nature vous les recommande...