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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » Chiffre Clé » 30% c’est le taux de mortalité actuelle des abeilles
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30% c’est le taux de mortalité actuelle des abeilles

abeilles-pollinisateurs.jpg

Depuis une vingtaine d’années, les taux de mortalités observés sur les colonies d’abeilles ont particulièrement augmentés. En hiver ; le taux de mortalité est de 30% en moyenne (le ratio dit normal est évalué à 10%) avec des disparitions parfois complètes en cours de saison. Ce taux était de 5% dans les années 1990.

La multiplication des facteurs de mortalité
Les abeilles jouent un rôle prépondérant dans la pollinisation. Près de 80% des cultures sont dépendantes des insectes pollinisateurs. Parmi ces plantes, environ 85% sont pollinisées par les abeilles et ce taux atteint 90% pour les arbres fruitiers. Les abeilles sont également connues pour leur rôle de « de sentinelle » c’est à dire qu’elles permettent de mesurer les atteintes à l’environnement et à la biodiversité et ainsi protéger la santé publique…

Aussi, les raisons répertoriées sont multiples : l’utilisation des pesticides et fongicides, des traitements non adaptés ou insuffisants, la prolifération d’espèces envahissantes, le changement climatique ou encore la perte de la biodiversité. Autre facteur non négligeable : la filière professionnelle connait d’importantes difficultés. En effet, le nombre d’apiculteurs a ainsi considérablement chuté. Le nombre de possesseurs de ruches a diminué de 40% en 6 ans (entre 2004 et 2010) selon le dernier audit de FranceAgriMer.

Ces divers éléments expliquent notamment pourquoi, à rebours des idées reçues, l’abeille vit mieux en ville qu’à la campagne. Le taux de mortalité des abeilles est d’environ 5% en milieu urbain. L’explication ? La multitude des fleurs et plantes cultivées dans les parcs, jardins et balcons offre une biodiversité plus riche que dans certaines campagnes où de nombreux hectares sont parfois uniquement consacrés à une seule culture…S’ajoute à cela, une plus forte présence de pesticides et fongicides à la campagne.

Un Plan d’actions abeilles
C’est dans ce contexte que le Ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll a mis en place en octobre 2012 un programme de développement durable de l’apiculture pour la période 2013-2015. Parmi les principales propositions mises en place : Retrouver la biodiversité nécessaire à l’apiculture et au delà à l’agriculture tout entière, mieux connaître et protéger l’apiculture française, lutter contre les maladies des abeilles, diminuer l’impact des pesticides sur la santé des colonies d’abeilles…Le budget alloué est estimé à 40 millions d’euros. Gageons que le plan de développement durable de l’apiculture permettra d’enrayer en partie la forte mortalité des abeilles, essentielles à la biodiversité et à l’environnement.

Dans le même temps, la Commission européenne a interdit l’utilisation de trois insecticides mortels pour les abeilles à compter du 1er décembre prochain.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Deborah (voir la biographie)
le 22 juin 2013 à 07:00

73 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 2013
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Commentaires
Bellenfant Joël
14 décembre 2014 - 12 h 45 min

Je suis apiculteur amateur depuis une vingtaine d’années avec 7 à 8 ruches dans une zone mixte avec agriculture intensive et présence d’une forêt et de prairies naturelles ce qui n’est pas trop mal en matière de biodiversité.Je ne constate pas de mortalité ou de disparition anormale contrairement à beaucoup d’apiculteurs que je rencontre ou d’après de que je lis ou écoute dans les médias. En réfléchissant, j’en suis venu à la conclusion qu’en plus de toutes les atteintes dont sont victimes les abeilles (pesticides,parasites,perte de biodiversité, hybridation non controlée des espèces d’abeilles…) les méthodes de conduites des ruchers ont une grande importance et dans certain cas aggravent la situation: traitements anti-varroas toxiques pour les abeilles, stress des colonies par des interventions trop nombreuses souvent révélatrices du propre stress des apiculteurs…
Je m’explique : dans la situation actuelle où se trouve l’apiculture les apiculteurs notamment professionnels sont très inquiets et ont tendance à surveiller de près leurs colonies ce qui amène des visites fréquentes. Toute ouverture de ruches s’accompagne d’un stress important et perturbe la vie de la colonie pendant un certain temps amenant un problème supplémentaire qui peut peut-être expliquer une partie de ces mortalités.
J’ai pour principe d’intervenir le moins possible : visite de printemps et pose des hausses en une seule opération puis récolte et pose des hausses pour la deuxiéme récolte, je ne change jamais les cires du corps de ruche comme préconisé par tous les manuels d’apiculture, je fais un seul traitement anti-varroas avec un produit à base de thymol préconisé en agriculture biologique. Je laisse les ruches vivre leur vie jusqu’à disparition de la ruche au bout de quelques années qui est renouvelée par la sortie des essaims naturels. Je ne fais pas de gestion des reines , laissant la colonie gérer cette question. Il ne faut pas oublier que les abeilles sont de beaucoup antérieur à l’apparition de l’homme, elles ne nous ont pas attendu pour organiser leur vie: elles savent ou plutôt elles savaient vivre sans l’intervention humaine et c’est l’homme qui est responsable de ses difficultés à survivre.
Mon rucher a été contrôlé trois fois en un an: les ruches sont en très bonne santé et mes récoltes de miels sont à un bon niveau 30 à 35 kg par ruche et par an.
Ma démarche est d’essayer de prouver que l’on peut se rapprocher des conditions naturelles dans lesquelles elles vivaient avant l’apparition de l’agriculture industrielle qui a saccagé les campagnes.Il est vrai qu’étant amateur je n’ai pas le soucis de faire vivre une entreprise et cela change beaucoup de chose au niveau de l’état d’esprit nécessaire pour appréhender ces questions. Un professionnel est fatalement plus inquiet dans la situation actuelle.
Amicalement.



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