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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » Chiffre Clé » 15 Mt de matières de recyclage…
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MOTS CLÉS :















15 Mt de matières de recyclage…

…ont permis d’alimenter l’industrie de la matière première en France en 2010 (Ademe, Octobre 2012). Ce chiffre est un exemple intéressant  d’économie circulaire qui propose d’utiliser des déchets comme des ressources. Cette approche se développe dans un contexte de raréfaction des ressources premières, de lutte contre le changement climatique et de préservation de l’environnement.

Écoconception, économie de fonctionnalité, réemploi, réutilisation et recyclage, tous ces mots issus du développement durable permettent d’offrir une ébauche de la définition de l’économie circulaire. Plus précisément, l’économie circulaire est une expression générique qui désigne un « système économique d’une part sobre en carbone et en énergie et d’autre part sobre en ressources naturelles non renouvelables, basé sur l’écoconception des produits et services qui doit favoriser le recyclage au meilleur coût (wikipedia) ». Les buts affichés : lutter contre le gaspillage en utilisant efficacement le minimum de ressources et en réduisant la production  de déchets.

Aussi, la question du recyclage dans le secteur de l’industrie est un axe essentiel pour favoriser la réduction des déchets. En 2008, en France, 868 millions de tonnes de déchets ont résulté de la consommation ou de la production industrielle. Aussi, pour le seul segment des déchets industriels banals (qui se distinguent des déchets dangereux et ses déchets des chantiers « bâtiment » et « travaux publics ») près de 95 Mt dont 45 Mt provenant de l’industrie agro-alimentaire et donc essentiellement constitués de terres et matières organiques. Les ¾ des ces déchets sont valorisés, soit par recyclage (66%), soit par incinération avec récupération de l’énergie produite (9%) ; le taux de mise en décharge est de 19%.

Au delà des seuls bénéfices environnementaux, le recyclage et le réemploi offrent de belles perspectives au niveau économique et en termes de créations d’emplois. Le rapport du Comité Stratégique des Eco-Industries (COSEI) datant de juillet 2011 estime par ailleurs que « le secteur français de la valorisation industrielle des déchets a représenté en 2010 près de 12 milliards de chiffre d’affaires, soit 13 % du chiffre d’affaires réalisé par cette industrie dans l’Union européenne ». Et d’ajouter : « La production de matières premières a fait un bond conséquent depuis 10 ans (de 25 millions de tonnes en 2000 à plus de 41 en 2010) tirée par les besoins croissants d’une industrie française, européenne et mondiale. »

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Deborah (voir la biographie)
le 13 juillet 2013 à 07:00

73 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 2013
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Commentaires
Alexandre
18 juillet 2013 - 9 h 33 min

J’apprécie votre article sur le recyclage, et tout particulièrement le recyclage des déchets industriels dangereux. Dans le nord Isère, à BOUVESSE QUIRIEU nous avons une cimenterie appelée unité de valorisation énergétique autorisée depuis 2006 à incinérer des D.I.D devenus des combustibles secondaires ! on a moins peur, mais cela ne change rien à la situation des personnes exposées aux rejets dans l’air des polluants cancérigènes !!
d’où la recrudescence de cas de leucémies, lymphomes, myélomes parmi la population !
Ce qui s’aggravera ultérieurement avec le projet d’ un site CHIMIREC, installation classée, 30 000 tonnes/an de déchets industriels dangereux, doublement dans 5 ans, à 220m des premières habitations du village !!!
Les collectivités locales et les élus plaident l’innocuité, pas les associations qui défendent la population .
Ce qui me gêne, c’est que tous ces D.I.D proviennent de département limitrophes par transports routiers , mais pas que ! en effet un certain pourcentage provient de l’étranger, notamment de l’Allemagne , toujours par transports routiers qui roulent avec du pétrole !!! En faisant courir des risques graves sur les routes …
Chaque pays, chaque région devrait gérer elle même ses déchets industriels dangereux, là serait la réelle économie !!!


Matthieu
25 juillet 2013 - 9 h 49 min

Les associations qui sont contre les plateformes de collecte, de traitement et de prétraitement des matières dangereuses (en tout cas ailleurs oui, mais pas chez nous) Oubli souvent d’où viennent ces déchets. Le principal marché des entreprises de la taille de Chimirec sont des petits clients (garages, petites et moyennes entreprises, etc..) Il est important de savoir que pour ces entreprises, l’élimination de leurs déchets est une charge directement imputée à leurs bénéfices… Heureusement pour nous, la majorité respecte leurs obligations en terme de traitement de déchets, parce-que, il existe ce service de collecte et de regroupement de matières dangereuses. Elle n’est pas si loin l’époque où l’on préférait vider des bidons d’huile usagée dans le fossé ou enterrer soit même les matières souillées. A cela vient s’ajouter le fait que certains déchets, comme les batteries, contiennent de la matière à haute valeur de revente en fonction des cours. On voit encore beaucoup de personnes revendre les batteries récupérées, contre quelques billets passés de main à main, à des personnes peu consciencieuses et qui n’hésitent pas à détruire ces batteries dans des lieux non sécurisés (infiltration d’acide, dispersion de plomb, etc…).
Les associations devraient donc utiliser leurs ressources et leur énergie dans la sensibilisation et l’accompagnement des petites et moyennes structures industrielles quant à la gestion de leurs déchets (tri, stockage, réglementation,…). Elles devraient également apporter un réel soutient technique pour améliorer la performance sécurité et environnement des plateformes de regroupement, qui sont, elles, soumises à une lourde réglementation nécessaire.

Pour rappel, la réglementation qui régit le transport de matières dangereuses est extrêmement complexe et complète. Et, les équipements utilisés (camion ADR, contenants réglementaires UN, etc…) sont très couteux. Je ne souhaite pas voir les matières dangereuses telles des huiles usagées, des solvants, des filtres à huile et autres bidons de produit hautement toxique, transportés dans une camionnette non adaptée, dépourvue de tout équipement de sécurité et qui évolue dans des conditions standards de circulation…

C’est pourquoi ces plateformes comme Chimirec et autres collecteurs sont NECESSAIRES, il faut les accompagner et les surveiller. Mais leur rôle est de dépolluer, il faut donc travailler à la source, c’est à dire sur les générateurs de déchets afin de produire moins de déchet et/ou de mieux les gérer! Pour reprendre une formule connue: Le déchet le plus facile à éliminer est celui que l’on ne produit pas…

Quant à l’idée proposée par Alexandre, des plateformes de collecte et de regroupement existent déjà sur l’ensemble du territoire, elles rencontrent tous le même problème : des détracteurs conscients de la nécessité de traiter les déchets dangereux, mais pas chez eux, dans la commune d’à côté c’est mieux!

Un exemple pour conclure: Sur ma commune il y a eu un projet d’incinérateur. Tous les habitants de la commune se sont manifestés car ils étaient contre, les revendications étaient qu’il fallait des alternatives à l’incinération… Ils ont raison. Cependant, il reste une marge entre ce qu’il faudrait et la technique. L’association dans laquelle je me suis investi à pris le problème par un autre côté, avec pour motivation : Nous préférons que les déchets soient brulés dans des conditions conformes à la règlementation sanitaire et environnementale que cachés au fond des champ de nos campagnes. Nous avons donc apporté une expertise technique et des moyens financiers pour renforcer les contrôles au niveau des sorties de fumer. Mais le principal de nos efforts s’est concentré sur l’accompagnement des principaux utilisateurs de l’incinérateur, pour que le tri et la gestion des déchets, dès leur production, soient optimisés. Près de la totalité de la population de la commune est cotisant de l’association, participe aux réunions de présentation des résultats des performances environnementales du site, certains ont été formés et participent à la sensibilisation des industrielles de la région. Il y a eu création d’emplois, les revenus supplémentaires pour la commune sont investis dans les infrastructures de la commune, etc… Les rejets n’ont jamais été au-dessus des seuils, la sensibilité des industrielles a été touchée, et aujourd’hui quasiment seule les déchets dont on ne peut rien faire d’autre qu’incinérer passent dans l’incinérateur… Là est la réelle économie et la réelle cohérence dans un système visant à protéger l’environnement et notre planète…



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