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Vers une troisième vague de blanchiment des coraux

Changement climatique et coraux

Les récifs coralliens occupent 0.1 % des océans et abritent environ 25 % des espèces marines, et pourtant c’est l’un des écosystèmes les plus en danger. Le blanchiment et la mort des coraux sont des phénomènes connus depuis plus de trente ans, cependant il est difficile d’agir.

La principale menace de ces récifs est le changement climatique, directement lié au blanchiment. Le réchauffement des océans entraîne la mort des algues qui donnent aux coraux leur couleur et subviennent jusqu’à 90 % de leur nourriture. Cela les rend plus vulnérables aux cyclones, à l’acidification des océans, menant à leur mort. Pour les scientifiques, la mort de larges zones de coraux, comme dans le Pacifique Ouest en Juin 2014, est directement liée à la température.

Mark Eakin, coordinateur à la NOAA (1) du programme « Coral Reef Watch », explique que grâce aux technologies satellites mises en place, son équipe remarque un scénario qui rappelle les blanchiments de 1998 et 2010. Il continue en prévenant que 2015 pourrait être le troisième événement du blanchiment de coraux à l’échelle mondiale.

Alors que les coraux peuvent survivre à de telles variations si elles n’occurrent pas trop souvent, il leur est difficile de s’en remettre si elles sont répétées. Aussi, selon l’Institut Australien de Science Marine, entre 1985 et 2012 la barrière de corail australienne a perdu la moitié de ses coraux ou polypes.

Le réchauffement des océans en 1998 tua 16 % des récifs coralliens. Bien que l’impact de 2014 soit encore à l’étude, Coral Reef Watch prévoit un phénomène similaire dans les quatre prochains mois. Leurs inquiétudes se portent sur Hawaii (2 % des récifs coralliens mondiaux), qui verrait pour la première fois depuis 1996 un blanchiment étendu et répété sur plusieurs années consécutives.

Une étude récente qui s’intéresse aux taux de CO2 montre qu’une telle fréquence et ampleur de blanchiment prédisent un futur sombre pour les récifs coralliens. De plus, avec notre taux d’émission actuel, la plupart des organismes marins subiront un très fort impact d’ici 2100 ; nombres d’entre eux seront affectés d’ici 2050. Même si les limitations évoquées par la convention des Nations-Unies pour le changement climatique sont tenues, les conséquences apparaîtront d’ici 2100. L’étude souligne aussi qu’une augmentation du CO2 rend les actions de protection sur l’océan moins effectives.

Il est primordial de comprendre que dans un tel cas de figure, la division Nord/Sud ne tient plus. Pour ceux qui se demandent en quoi cela les regarde, un huitième de la population mondiale dépend, physiquement et financièrement, des récifs, et les revenus globaux dus au tourisme corallien s’élèvent à $11,5 milliards.

1- Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique

Photo © David Burdick – NOAA

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Marine (voir la biographie)
le 22 juillet 2015 à 11:20

53 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 2015
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Commentaires
Xavier
22 juillet 2015 - 13 h 25 min

Le « réchauffement climatique », tarte à la crème des ignorants, n’est pas la cause de la disparition des coraux par endroits, pas plus que la soi-disant « acidification des océans », d’autant plus que le pH des océans n’est pas acide mais basique.

Les causes essentielles sont :

- la pêche et la surpêche, avec des filets qui arrachent les coraux,

- la pêche (illégale) avec des explosifs qui détruisent les coraux et tout leur environnement biologique, ne pas oublier que les zones de récifs coralliens sont très poissonneuses.

- de nouveaux prédateurs des coraux comme les poissons-perroquet et certaines étoiles de mer, lesquels prolifèrent car leurs prédateurs habituels ont disparu du fait de la surpêche.

- création de ports et de canaux d’accès, avec destruction du corail,

- utilisation du corail et du sable corallien pour la construction (routes, pistes d’atterrissage) et la fabrication du béton,

- pollution (déversement de polluants en mer, d’hydrocarbures et autres), eutrophisation, engrais et pesticides de l’agriculture intensive entraînés en mer.

Mais c’est tellement facile, avec la désinformation permanente, d’attribuer n’importe quel évènement au « réchauffement climatique dû au CO2″.


    Marine Farcy
    25 juillet 2015 - 14 h 36 min

    Bonjour,

    Alors plusieurs points soulevés par votre commentaire.

    Comme votre phrase d’intro le dit, vous parlez de problèmes spécifiques ‘par endroits’ or mon article s’interesse à des phénomènes plus globaux et dont la surface touchée est fort importante. De même en lisant avec attention l’article vous auriez remarqué qu’il n’est pas question du réchauffement climatique comme seule cause de la mort de coraux, mais du blanchiment, qui peut entrainer la mort des coraux.

    Quant à l’acidification, il ne s’agit pas du pH actuel de l’océan, mais des changements dans le pH, en constante baisse d’où le terme d’ ‘acidification’.

    J’entends parfaitement toute vos causes, mais je ne suis pas d’accord avec l’adjectif ‘essentielles’. L’échelle des dégâts n’est pas la même. En effet, pour étayer mes propos, les chercheurs remarquent des impacts sur des récifs qui sont éloignés et qui ne devraient pas subir de changements si les causes que vous évoquez étaient les principales.

    Si vous souhaitez les références de mes informations, je serais ravie de vous aider.


Xavier
23 juillet 2015 - 11 h 29 min

Alors, on censure les commentaires qui ne plaisent pas ! Ce n’est pas la première fois comme j’ai déjà vu d’autres personnes se plaindre.

Le « réchauffement climatique », tarte à la crème des ignorants, n’est pas la cause de la disparition des coraux par endroits, pas plus que la soi-disant « acidification des océans », d’autant plus que le pH des océans n’est pas acide mais basique.

Les causes essentielles sont :

- la pêche et la surpêche, avec des filets qui arrachent les coraux,

- la pêche (illégale) avec des explosifs qui détruisent les coraux et tout leur environnement biologique, ne pas oublier que les zones de récifs coralliens sont très poissonneuses.

- de nouveaux prédateurs des coraux comme les poissons-perroquet et certaines étoiles de mer, lesquels prolifèrent car leurs prédateurs habituels ont disparu du fait de la surpêche.

- création de ports et de canaux d’accès, avec destruction du corail,

- utilisation du corail et du sable corallien pour la construction (routes, pistes d’atterrissage) et la fabrication du béton,

- pollution (déversement de polluants en mer, d’hydrocarbures et autres), eutrophisation, engrais et pesticides de l’agriculture intensive entraînés en mer.

Mais c’est tellement facile, avec la désinformation permanente, d’attribuer n’importe quel évènement au « réchauffement climatique dû au CO2″.


fred
25 juillet 2015 - 16 h 26 min

Merci pour cet article. Puisque nos ir-responsables politiques sont incapables depuis plus de 20 ans de faire face au réchauffement climatique, avec toutes les conséquences effrayantes qui nous attendent, que puis-je faire à mon niveau de citoyen lambda : rien, mis à part attendre, attendre le prochain orage de grêle qui détruira ma maison, attendre la sécheresse qui décimera la prochaine récolte, attendre la prochaine pandémie, attendre l’extinction de 99% des espèces vivantes sur Terre (le dernier % étant les bactéries et les microorganismes, plus résistants) attendre l’acidification des océans détruisant les coraux (pour répondre à Xavier, qui vraisemblablement a un train de retard sur le sujet, par obscurantisme), attendre simplement que la vie sur Terre se meurt, aidé par l’homme qui s’entretuera avant par le manque de nourriture.

Oui, je suis un homme blasé, puisque de toute façon nous ne prenons pas vraiment au sérieux le fond du problème.

Ha si j’oubliais, y’a la COP21… Ouf ! Nous sommes sauvés (sic).


Sibylline Oceans
26 juillet 2015 - 2 h 00 min

Vive la Nouvelle route du littoral, à la Réunion, avec les blocs de béton posés sur les patates de corail !

Je comprends la réaction de Xavier car en fait le premier paragraphe est tendancieux. Tout stress, d’origine naturelle ou anthropique, constitue une menace pour les colonies coralliennes.

Une variation de température, augmentation ou diminution, peut entraîner soit l’expulsion de l’algue symbiotique du corail, soit sa dépigmentation conduisant au dépérissement et à la mort de l’animal si le stress se prolonge trop longtemps.

Les coraux ont une faculté d’adaptation à l’intérieur d’un seuil de tolérance minima et maxima. Le réchauffement climatique, avec la prévision d’augmentation de la température de 2 °C est donc une réelle menace pour les coraux ET pour les océans tout entiers, lié à leur rôle dans le cycle du carbone.

Sinon, les phénomènes El niño et la niña s’ajoutent à la liste précédente dans les causes éventuelles de la destruction des coraux ; stress lié, dans ce cas, aux modifications des courants océaniques.


A_Robase
26 juillet 2015 - 16 h 07 min

Je suis bien d’accord avec Xavier … peu importe le réchauffement climatique … la fonte de la banquise, on s’en fout, c’est pas chez nous .. la disparition de la foret amazonienne aussi …. Si on ne peut plus laisser le moteur de sa bagnole tourner dans les embouteillages ou à la station service, sous le cagnard en attendant qu’une pompe se libère, mais où va-t-on ? On voudrait nous priver de clim … M’enfin! Nous faire rouler à vélo pour digérer nos 5 fruits et légumes par jour et nous rendre sveltes…
Allons … bouffons de la protéine de boeuf un max, ratissons les océans de nos filets (un poisson .. 2 sacs en plastique, un poisson, deux sacs en plastique, un poisson mort – qui a bouffé un sac en plastique …. etc ….)
Et continuons à faire la fête tant que l’orchestre joue …. on ne risque plus de se fracasser sur l’iceberg … il n’y a plus d’iceberg .. Mais heureusement encore quelques journalistes sérieux et responsables. Les tartes à la crème, quand c’est une mise en garde .. ça s’appelle la technique du disque rayé .. et il faut en user et en abuser pour les bonnes causes, les causes désespérées.


Xavier
27 juillet 2015 - 15 h 46 min

Les coraux disparaissent « par endroits » (pas partout) du fait de causes multiples que l’on trouve partout pour la plupart : surpêche, utilisation en tant que sable corallien, pollution ….

Une étude comparative montre que, de façon indirecte, l’extermination des requins entraîne la destruction des récifs coralliens.

http://www.maxisciences.com/requin/la-disparition-des-requins-favorise-le-declin-des-recifs-de-corail_art30887.html

Deux récifs coralliens ont été comparés pendant dix ans. Dans l’un, site protégé, les requins sont en abondance. Dans l’autre, la pêche des requins est autorisée et ceux-ci sont beaucoup moins nombreux.

« Les résultats de cette étude montrent que les requins de récif, en se nourrissant fréquemment des poissons carnivores plus petits, régulent les effectifs de ceux-ci et donc leur prédation sur les populations de poissons herbivores. Or, ces espèces herbivores – telles le poisson-perroquet – consomment les algues qui ont tendance à coloniser les récifs coralliens abimés (par les ouragans, la pollution, etc.) en les ‘étouffant’ (ces algues empêchent de nouveaux micro-organismes secrétant le corail de ‘prendre pied’ sur le substrat détérioré pour le reformer). »

La science, c’est un peu compliqué, c’est autre chose que des apparences trop évidentes et qui se révèlent fausses en creusant un peu plus le sujet. Autre chose surtout que les discours catastrophiques qui font l’audience (et les bénéfices publicitaires) des médias.

Les coraux existent depuis plusieurs millions d’années. Alors, question climat, ils en ont vu d’autres. Une colonie de coraux peut avoir de plusieurs centaines à plusieurs milliers d’années.


Jean-Pierre
27 juillet 2015 - 22 h 24 min

@ xavier

En mentionnant les requins vous ne faites que compléter l’article ci-dessus en citant une des multiples causes impactant les coraux, mais pas la principale. La chasse et disparition des requins ne date pas d’hier, et est nettement antérieure au blanchiment des récifs coralliens.

Comme vous le dites fort bien,  »La science, c’est un peu compliqué, c’est autre chose que des apparences trop évidentes et qui se révèlent fausses en creusant un peu plus le sujet ». Or, entre une équipe de chercheurs universitaires et un négationniste du changement climatique (il y a une différence avec votre  »réchauffement »), désolé mais j’apporte davantage de crédit aux premiers. Le changement climatique est un phénomène relativement nouveau et global, comme le blanchiment des coraux à grande échelle. La destruction des requins est hélas bien plus ancienne et localisée.

Ceci dit, s’il est une chose certaine, c’est qu’en vous lisant, le huitième de la population mondiale qui dépend, physiquement et financièrement, des récifs ne peut pas compter sur votre aide. Borné vous êtes, borné vous resterez.


Laurent
3 août 2015 - 23 h 12 min

Bien d’accord avec Jean Pierre, le problème de réchauffement climatique est bien un problème global qui affecte la planète entière et détériore un équilibre mondiale fragile et complexe. Il n’y a pas que les océans qui se réchauffent et la banquise qui fond, on peut aussi le constater en montagne avec le recul de tous les glaciers. Les épisodes d’augmentation cyclique de la température des océans qui provoque la mort des récifs n’est qu’un signe supplémentaire que notre planète est malade de nous.
Mais chose rassurante elle s’en remettra elle…


Xavier
6 juin 2016 - 22 h 57 min

Le réchauffement climatique, cela fait plus d’un siècle qu’il se produit, si l’on compte avec la dernière avancée des glaciers alpins en 1860.

http://expositions.bnf.fr/socgeo/images/3/166.jpg

C’est le glacier et village d’Argentière en 1860-1863

Pour qu’un village soit construit à cet endroit, c’est que le glacier se trouvait très loin quelques siècles plus tôt. Les gens n’avaient rien à en craindre avant l’arrivée du Petit âge de glace.

Au Moyen-âge, on passait de France en Italie avec des troupeaux par un col aujourd’hui sous un glacier. C’était une période chaude avant le Petit âge glaciaire, plus chaude qu’aujourd’hui.

Sinon, on retrouverait maintenant un autre village abandonné par l’avancée d’un glacier, dont la cloche de l’église a été ramenée dans la région de Chamonix.

En fait, avec des périodes plus froides ou plus chaudes, le réchauffement climatique date de 1750 environ. A peu près au même rythme, aux fluctuations multi-décennales près, comme le montre le niveau de la mer du marégraphe de Brest depuis trois siècles (1710).



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