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Un train qui freine, une voiture qui démarre

energie cinetique

train2car

De nombreuses innovations s’articulent autour du concept smart grid. Objets connectés, batteries de plomb de grande longévité, compteurs intelligents type Linky, etc. Dernier venu au rayon découvertes, un moyen de transformer le freinage des trains et métros en énergie à même d’alimenter les voitures électriques. Une trouvaille insolite mais loin d’être anecdotique, puisqu’elle se propose de mettre au point une nouvelle forme d’énergie propre et renouvelable. Ni plus ni moins.  Explications.

A l’origine de ce projet intitulé « Train2Car », un consortium chapeauté par l’entreprise publique Métro de Madrid, en collaboration avec l’université Pontificia de Comillas, le CIEMAT, SICA, Siemens et Citroën. Reprenant une idée de l’ADIF, le gestionnaire du réseau ferroviaire espagnol, Métro de Madrid et ses associés ont installé aux abords de la station de métro « Sainz de Baranda » une borne de chargement en phase de test.

Le but de cette borne ?
Mettre à profit le système de « freinage régénératif » dont sont équipés les trains pour alimenter des voitures électriques. Ce système permet actuellement de récupérer l’énergie cinétique dégagée par le freinage des trains, puis de la transformer en énergie électrique, de la stocker dans des accumulateurs et, enfin, de la réinjecter au démarrage des trains. Un procédé sacrément efficace, puisque près de la moitié (44,4 %) des 3067 Gwh transmis chaque année par le réseau électrique espagnol pour alimenter les trains est ainsi récupérée, à en croire l’ADIF.

Problème, une part importante de cette énergie cinétique récupérée n’était jusqu’à présent pas mise à profit, gaspillée. On parle de 600 Gwh par an tout de même. Ce ne sera désormais plus le cas. L’énergie en question sera, à terme, intégralement redirigée vers des points de chargement de véhicules électriques essaimés un peu partout en Espagne.

Pour sa part, le projet « Train2Car » concerne uniquement le métro madrilène. Il fait face à des enjeux complexes. Il s’agit de répondre aux besoins en alimentation des voitures, situées en surface, grâce au freinage des trains évoluant sous terre, en prenant en compte les contraintes de trafic (heures de pointe du métro, pics de demandes de chargement des véhicules électriques…). La première borne installée fournit d’ores et déjà 50 kW de puissance en courant continu, pour un temps de chargement de 20 minutes.

Le projet de l’ADIF, en cheville avec les universités de Séville et de Malaga, l’Institut andalou de Technologie, Green Power Tech, Affirma Energy, MP Sistemas et MP Productividad, répond aux mêmes enjeux, mais en prenant cette fois pour source d’énergie le freinage des trains de grandes lignes. Une première borne a été installée en gare de Malaga – Maria Zambrano.

Ces pilotes préfigurent une petite révolution, puisqu’ils se proposent de modéliser des systèmes d’alimentation en électricité prenant pour source une forme d’énergie propre et renouvelable. Propre puisque n’entrainant aucun supplément de pollution, renouvelable puisque potentiellement inépuisable… du moins tant que les trains rouleront. Et pour que la boucle soit bouclée, on attend avec impatience que ce système se conjugue avec les ambitions hollandaises, consistant à voir rouler tous les trains des Pays-Bas grâce aux EnR d’ici 2020.

Contribution : Jean-Michel Terrien

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commentaires sur cet article - Univers Nature

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Commentaires
maud
28 juin 2014 - 22 h 18 min

désolée de vous embêter, mais si vous considérez « linky » au rang des choses « intelligentes » , c’est que vous n’êtes pas bien renseigné sur la question;
s’il-vous-plait faites un effort …Et pas de contre-info de ce type dans vos articles par pitié!


Marc Vanmansart
28 juin 2014 - 22 h 37 min

Oui, en lisant le résumé, la présence du nom de Linky m’avait choqué et j’ai hésité pour lire l’article.
Pendant la première moitié du XXème siècle, les trams qui freinaient alimentaient déjà les autres trams du même réseau. Ici, la nouveauté est l’extension de l’offre électriques aux voitures particulières VE. IL y a une forme de pub municipale là-dessous qui est dans l’air du temps… Un futur article mentionnera sans doute la même opération au profit des VAE qui sont garés à la gare, et ce de façon gratuite !.


lulufa69
29 juin 2014 - 9 h 50 min

Rien de neuf sous le soleil.Si ce n’est que la récupération d’énergie au freinage des véhicules ne peut qu’évoluer avec la technologie (récupération de l’énergie cinétique’transformation en énergie électrique)dans un temps très cours.
quant aux 44,4% ???!!!!


Guillaume S.
29 juin 2014 - 10 h 49 min

Moi aussi, j’ai tiqué en lisant que « Linky » était considéré comme un progrès. Dans plusieurs magazines de « Que Choisir? » il est décrit plutôt comme un recul pour les consommateurs.
Moi qui conduis les trains en France, je peux malheureusement affirmer qu’on est encore très loin du concept de réinjection,dans la caténaire, de l’énergie de freinage! Il faut savoir que nous avons deux tensions sur le réseau: du 25 000V alternatif (tout le Nord et l’ Est du pays + lignes à grande vitesse) et du 1500V continu dans tout le sud. La réinjection d’électricité a été considérée comme trop compliquée à mettre en oeuvre en France.
Alors, lorsque nous freinons »électrique » en France, les moteurs de traction de tous nos trains fonctionnent également en générateurs(sauf diesels) mais le courant fourni est injecté dans des résistances chauffantes (en toiture du train ou de la loco)!!!
Il faut aussi savoir, qu’au contraire d’essayer d’économiser l’énergie, à la SNCF, on le gaspille allègrement: l’intégralité du parc TGV reste en « maintien de service » lorsque les rames ne sont pas utilisés: soit une climatisation qui fonctionne 24h/24h qu’il y ait ou non quelqu’un dedans! C’est également le cas d’une grande partie des trains régionaux, stationnant dans les dépôts: la clim et le chauffage toute la nuit, parfois avec les portes ouvertes! Grand gaspillage électrique à la française (nucléaire oblige?).


ges
29 juin 2014 - 16 h 35 min

Le problème de la récupération de l’énergie cinétique est un problème d’offre et de demande. Encore faut-il en avoir besoin au moment où elle est disponible. L’utiliser pour recharger des VE ou des VAE est une bonne idée mais ne répond pas complètement à la question. Il faudrait voir plus large et l’étendre à tout ce qui peut consommer et surtout stocker à proximité. Les chauffages des immeubles ou les ballons d’eau chaude sanitaire par exemple.


Jicé60
30 juin 2014 - 15 h 29 min

De l’énergie qui va dans le mauvais sens ( transports publics => transports individuels ) et vous appelez çà un progrès vous ?
La com’ municipale de Madrid n’a pas été très inspirée sur ce coup là.
La voiture électrique n’est pas, et ne sera jamais une solution écologique aux problématiques de transport.
Elle est uniquement un alibi pour construire toujours plus de centrales nucléaires !
Remember Three Miles Island !
Remember Tchernobyl !
Remember Fukushima !

Et demain ce sera Fessenheim, Cruas ou bien Chinon….


philaca
4 juillet 2014 - 12 h 53 min

Ouai, tout ça c’est très bien, et tant mieux, mais tant qu’aucune avancée révolutionnaire n’aura pas été réalisée en matière de capacité de batterie,(mis à part quelques modifications de détails adoptées depuis), elles n’ont pas vu leurs capacités de stockage d’énergie augmenter significativement par rapport à celles produites à l’époque du premier choc pétrolier des années 70. Il semble en effet qu’une sorte de Mur de Plank soit infranchissable en l’état de nos connaissances dans ce domaine…



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