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Transition énergétique : l’Allemagne est-elle si avancée par rapport à la France ?

En affichant sa volonté de mettre fin à la production électrique d’origine nucléaire d’ici 2022, l’Allemagne est le seul Etat européen à avoir entamé un changement radical après la catastrophe de Fukushima en 2011. Présentée comme un modèle en Europe, l’Allemagne l’est-elle vraiment ?

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L’« Energiewende » prometteuse de l’Allemagne

Près de vingt ans après les accords de Kyoto, la conférence mondiale sur le climat « COP 21 » remet les thèmes du climat et de l’environnement à l’honneur. Le sommet des sept pays les plus industrialisés (G7), qui se tenait début juin à Elmau, en Bavière, a été l’occasion pour les Etats participants de réaffirmer leur intention de maintenir le niveau du réchauffement climatique en-deçà des 2°C par rapport à l’ère préindustrielle. « Nous savons que nous avons besoin d’une décarbonisation au cours du siècle actuel », a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel, se félicitant de l’issue de cette rencontre. « Il y a eu un véritable engagement en faveur de l’objectif d’une hausse de 2°C de la température globale ».

Ce n’est pas un hasard si cette réunion préparatoire à la conférence climat se tenait en Allemagne. Nos voisins d’Outre-Rhin affichent en effet une détermination sans faille d’abandonner le nucléaire au profit des énergies renouvelables. Amorçant une réelle transition énergétique, « Energiewende » dans la langue de Goethe, l’Allemagne a réduit de 23 % ses émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2013. Elle dépasse ainsi l’objectif qu’elle s’était fixée (21 %) dans les accords de Kyoto de 1997. Ses objectifs pour les décennies à venir sont eux aussi très ambitieux : -40 % en 2020 (par rapport à la valeur des émissions en 1990), -55 % en 2030, -70 % en 2040 et -80 à -95 % en 2050.

L’électricité toujours plus verte

Même si la consommation d’électricité dans le secteur résidentiel est difficilement comparable avec l’Hexagone en raison du chauffage électrique largement répandu en France, les chiffres allemands parlent d’eux-mêmes : la volonté d’évoluer vers une plus grande écoresponsabilité a payé. Dans son rapport rendu en juin 2014, Bernard Laponche, membre de Global Chance et spécialiste des questions d’énergie, montre que la consommation d’électricité pour les usages spécifiques (éclairage, électroménager, audiovisuel, informatique) – qui est quant à elle strictement comparable – est plus élevée de 15 % par habitant et de 36 % par ménage en France par rapport à l’Allemagne.

Outre la quantité d’électricité consommée, l’Allemagne s’est aussi attaquée à la qualité et à la sécurité de sa production d’électricité. Dans le cadre de sa transition énergétique, l’Allemagne a donc décidé de sortir totalement du nucléaire. Quatre jours après la catastrophe de Fukushima, les sept réacteurs les plus anciens, construits avant 1980, ont été déconnectés du réseau. Deux réacteurs avaient déjà été arrêtés en 2003 et 2005. Les sept autres réacteurs encore en activité seront tous arrêtés d’ici 2021 et les trois derniers en 2022. En parallèle, la production d’électricité d’origine renouvelable est quant à elle passée de 25 térawattheures en 1990 à 150 TWh en 2012, avec une envolée du recours aux biomasses et à l’énergie solaire. En comparaison, elle passait, en France, sur la même période, de 60 à 90 TWh.

Energie verte mais… pas que

La transition énergétique allemande est une réalité. Mais l’utilisation d’énergies fossiles en est une autre. Preuve en est de l’augmentation de l’utilisation du charbon, pourtant très émetteur de dioxyde de carbonne. La raison en est cependant économique : le prix du charbon ayant baissé et celui du gaz ayant augmenté, le charbon est naturellement venu se substituer au gaz, pourtant moins polluant. La hausse de l’énergie issue du charbon ne devrait donc pas durer.

Plus préoccupante : l’extraction de lignite, dont le sol allemand regorge. Or une tonne de lignite brûlée émet 1,2 à 1,3 tonne de dioxyde de carbonne, sans compter le soufre, l’oxyde d’azote et les nanoparticules… Une empreinte non négligeable pour un pays qui se veut « vert ». Un désastre humain, aussi, à l’image du village d’Immerath, déserté depuis que le groupe RWE, deuxième producteur d’électricité allemand, y exploite une gigantesque mine de lignite à ciel ouvert.

Autre point noir : le coût très élevé de l’Energiewende. La Cour des comptes allemande a épinglé le gouvernement fédéral en raison de l’absence de coordination et de planification de cette politique – pourtant de longue haleine – et du coût budgétaire qu’elle engendre, qui se compte en dizaine de milliards d’euros chaque année. « Résultat, les ministères fédéraux mettent en œuvre des mesures qui sont souvent désordonnées, incohérentes et parfois qui font double emploi » peut-on lire dans le rapport.

Au niveau européen, l’ « Energiewende » de la chancelière l’a esseulée. Sa tendance à agir en « cavalier seul » a parfois froissé ses partenaires sur un sujet qui requerrait pourtant une concertation européenne et un plan d’action commun. La COP 21 devrait changer la donne et mettre tous les Etats membres de l’UE sur la même ligne de conduite. La déclaration commune d’engagement laisse déjà présager que le Vieux Continent entend se placer comme leader dans le domaine du renouvelable. Un rôle sur mesure pour le couple franco-allemand.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Paul (voir la biographie)
le 19 août 2015 à 12:12

23 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 2014
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Commentaires
sirius
21 août 2015 - 23 h 23 min

Faut-il féliciter l’ Allemagne d’être ,en partie, sortie du nucléaire ,alors qu’elle est devenue un des pays des plus pollueurs ?
Les éoliennes , contribuent à ce mauvais résultat, paradoxe gênant pour les doctrinaires .


fred
22 août 2015 - 13 h 47 min

@Sirius
Bonjour,
Cela me semble être une analyse totalement biasée
« Faut-il féliciter l’ Allemagne d’être ,en partie, sortie du nucléaire ,alors qu’elle est devenue un des pays des plus pollueurs ? »
il suffit de regarder l’évolution des émissions de CO2 de l’allemagne depuis 1990
ne pas oublier que si l’allemagne part de si loin cela est du en partie à l’absorption de l’allemagne de l’est
l’allemagne réussira peut être à reduire de 40 % ses emissions entre 1990 et 2020 (elles ont en tous cas reduites de plus de 15 % actuellement)
l’évolution de la France est nettement plus problèmatique…..
D’autre part, nous importons en France massivement de l’électricité au charbon pour répondre à nos pointes de consommation (nous laissons généreusement les émissions qui y sont liées aux allemands)
http://www.connaissancedesenergies.org/pourquoi-la-france-importe-t-elle-de-l-electricite-alors-que-sa-production-est-excedentaire-120207
le charbon ne sera plus massivement utilisé très longtemps en allemagne
http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/07/03/l-allemagne-entame-sa-sortie-du-charbon_4668961_3234.html
(cela risque malheureusement de nous poser problème pour notre électricité d’heures de pointes, nous devrons trouver des solutions en France pour ce petit problème)
fred


Grossmann
23 août 2015 - 6 h 57 min

Oui l’Allemagne est incontestablement en avance sur nous
voir
http://www.infoenergie.eu/riv+ener/LCU_fichiers/LT-allemagne-championne.pdf

L’Allemagne a semble-t-il décidé de dire oui a l’exploitation du gaz de schiste sur son territoire dans les zones dépourvues d’aquifère libre ou captifs. Il me semble que son intérêt serait de promouvoir sur le plan politique et en collaboration avec notre pays l’évolution vers les chaufferies hybrides gaz électricité permettant de minimiser la consommation en énergie finales pour le chauffage de l’habitat dans des proportions importantes
Jean Grossmann


Antoine
23 août 2015 - 21 h 40 min

Je parie qu’en 2024 quand il n’y aura plus de centrale nucléaire allemande en activité, l’ Allemagne sera le plus gros client de l’électricité nucléaire français.
Bel exemple d’hypocrisie écologique!


fred
23 août 2015 - 22 h 19 min

ceci étant dit , la France est un gros client pour les centrales charbon allemandes. Il serait bon de s’appuyer sur des faits plutôt que sur des à priori


Rédouane
23 août 2015 - 22 h 21 min

On parle jamais des GES liés à la production de la viande bien plus important que les transports routiers ; déforestation , brulis, eau ….? Pourquoi n’y a t il pas d’articles sur ce sujet ?

Cordialement


Maxime
27 août 2015 - 9 h 49 min

Jusqu’à présent c’est nous qui achetons l’hiver, de l’électricité en Allemagne, car nos centrales vieillissantes sont souvent à l’arrêt et nous consommons davantage que les allemands avec notre chauffage électrique qui est toujours installé dans les logements neufs alors qu’il y a d’autres possibilités notamment avec les granulés ou pellet.



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