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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Transition énergétique : la France doit miser sur l’éolien
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Transition énergétique : la France doit miser sur l’éolien

 
marche eolien

marche eolien

Si la France veut pouvoir tenir les objectifs fixés par la loi Grenelle 1, l’éolien doit être une priorité pour le Gouvernement, mais aussi pour les entreprises du secteur qui n’ont désormais aucun droit à l’erreur. Chaque champ éolien prévu pour cette année devra être exécuté avec précision et efficacité. Certains projets comme celui de Saint Brieuc multiplient pourtant les déconvenues et les retards. Un chantier qui met en danger un secteur pourtant fondamental à la réalisation de la transition énergétique en France.

La France doit, à l’horizon 2020, atteindre les 23 % de consommation énergétique provenant d’énergies renouvelables. Un objectif de taille pour lequel le développement de l’énergie éolienne est indispensable. Sa technologie est l’une des plus prometteuses, particulièrement pour l’Europe. Alors que la France possède le potentiel de vent le plus important en Europe, plus de 25 GW de puissance pourraient être installés d’ici 2020 au large des pays côtiers d’Europe du Nord.

Si, selon les experts de France Énergie Éolienne (FEE), le marché de l’éolien français a quelque peu reculé l’année dernière, une reprise du marché reste probable tant les projets affluent. À la fin de l’année 2012, plus de 500 projets étaient en cours et devraient bientôt voir le jour, permettant à la France d’ajouter à son parc éolien national une puissance cumulée de 7 709 MW.
Reste pour cela à surmonter les difficultés d’acceptabilité locale et la multiplication de contentieux concernant les différents travaux engagés par certaines entreprises. En effet, si les constructions de champs d’éoliennes font généralement parler d’elles pour leur apport au secteur des énergies renouvelables français et leurs nombreuses créations d’emplois, certains travaux entachent la réputation du secteur de l’éolien dans son ensemble. Manque d’organisation et fausses promesses : le choix des entreprises créatrices des champs éoliens français n’a jamais été aussi crucial.

Au début de l’année 2012, Areva avec Iberdolas et Éole RES remportait un appel d’offres pour installer un champ d’éoliennes offshores au large de Saint-Brieuc, en Côtes-d’Armor. La construction d’une usine au Havre faisait partie des atouts avancés par la compagnie pour remporter cet appel d’offres. Aujourd’hui encore, Areva parle de « son usine au Havre » dans la presse, supposée « produire une éolienne 100 % française ». Pas une seule pierre de cette usine n’a pourtant été posée jusqu’ici.Selon le service de l’urbanisme du Havre, le permis de démolir qui permettra ensuite d’installer l’usine n’a été déposé que le 22 octobre 2013. Ainsi, quand Areva déclare en décembre dernier qu’elle en est « à la fin du travail entamé depuis plusieurs mois », la compagnie veut en fait indiquer qu’il lui aura fallu presque deux ans pour déposer son permis de démolir, mais que c’est désormais chose faite. Les personnes attendant la création de milliers d’emplois promis par Areva avec cette usine doivent probablement hésiter à applaudir.

Un problème de calendrier qui se répète. Pour ce même champ éolien offshore à Saint-Brieuc, la compagnie prévoyait des fondations en jacket pour leurs éoliennes, apparemment plus respectueuses de l’environnement maritime. Mais, de nouveau, Areva s’est vue directement confrontée  à son absence d’études techniques sur le territoire, et a dû changer de fusil d’épaule au dernier moment, remettant son projet en cause au profit de fondations gravitaires. Autant de changements structurels et de dernières minutes, qui mettent en péril le bon déroulement du projet de Saint-Brieuc, mais pas seulement.

En effet, depuis quelques mois, face à un consortium composé d’EDF avec Alstom et WPD, GDF collabore avec Areva dans un autre consortium pour répondre à un appel d’offres concernant des champs d’éoliennes offshore en Vendée. De nouveau, Areva présente son usine du Havre, dont la construction n’est pourtant toujours pas entamée, comme un point résolument positif pour son projet. La Vendée aura-t-elle le même destin éolien que Saint-Brieuc ? Philippe de Ladoucette, président de la CRE, Bruno Retailleau, Président du Conseil Général de Vendée, Jean-Benoît Albertini, Préfet de Vendée, Bruno Noury, maire de L’Île-d’Yeu et d’autres auront à le décider dans quelques semaines.

D’ici 2020, la France doit avoir installé 6 GW de puissance éolienne. Selon FEE, cet objectif est déjà retardé d’au moins trois ans. Trois années qui peuvent encore être rattrapées avec les prochains chantiers. Pour cela, rien ne peut être laissé au hasard et chaque proposition se doit d’être irréprochable, tant sur la réalisation d’études techniques que sur le rendement prévu. Ceci pour une seule et unique raison : le marché de l’éolien français ne pourra se consolider sur la durée que s’il est construit sur des fondations stables.

Contribution : Paul Chabert pour univers-nature.com

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Paul (voir la biographie)
le 03 mars 2014 à 12:20

23 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 2014
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Commentaires
Antoine
5 mars 2014 - 23 h 17 min

2020 c’est dans moins de 6 ans, si la France a déjà trois ans de retard pour vice de formes administratif et indécision, le pari d’avoir 23% de renouvelable ne sera pas tenu. Sauf si individuellement des millions de français installent des milliards d’ éoliennes de 2mm!


philaca
6 mars 2014 - 11 h 29 min

Question (im)pertinente : A-t-on recensé le nombre de parcs éoliens rouillés, abandonnés, improductifs et donc inutiles en Europe ? Ces joujoux trop coûteux pour la collectivité poussent à l’envi comme chardons dans les prés délaissés. Si l’éolien était réellement LA seule alternative aux énergies fossiles ou nucléaires, il y aurait de quoi s’inquiéter sur la santé mentale de nos dirigeants depuis quatre décennies, eux qui les auraient délibérément dédaignés depuis tout ce temps pour s’obstiner à vouloir assurer l’indépendance énergétique de notre pays par l’exploitation de ressources et de savoirs moins sensibles aux caprices des vents et aux certitudes hasardeuses des idées à la mode aujourd’hui…


Alain
9 mars 2014 - 11 h 53 min

Les pro-nucléaires sont les artisans de la campagne anti-éolienne en France.
Ils retournent contre les éoliennes les arguments avancés contre le nucléaire.
Elles abiment le paysage et sont une menace pour les oiseaux (oubliées les
lignes THT)elles font du bruit (les centrales ne font pas de bruit, mais polluent en silence « dans les normes »)Certains amoureux de la nature tombent parfois dans le panneau et participent au mouvement. C’est bien dommage. La vue des éoliennes est certes préférable dans de grandes plaines plutôt que dans des sites classés. Mais quel sentiment de sécurité et de progrès par rapport aux installations nucléaires !


pe2
9 mars 2014 - 18 h 53 min

N’IMPORTE QUOI!
j’ose espérer que la France ne va sombrer dans l’éolien…
Il suffit de reagrder ce qui s’est pa


pe2
9 mars 2014 - 18 h 57 min

N’IMPORTE QUOI!
j’ose espérer que la France ne va sombrer dans l’éolien…
Il suffit de regarder ce qui s’est passé en Allemagne, où on a installé des éoliennes en mer ou en bord de mer dans le Nord, alors que la consommation d’électricité est majoritairement dans le sud du pays. Résultat: des lignes THT fleurissent partout! Et comme les éoliennes ne stockent pas d’électricité, qu’en fait on quand il y a surplus? Que fait on quand il n’y a pas de vent?
Heureusement qu’il y a d’autres solutions vraiment industrielles pour produire de l’électricité.


ej
17 mars 2014 - 0 h 08 min

Bonjour pe2,
Vous oubliez un point : la situation est inversée en France par rapport à l’Allemagne. En France, la région la plus sensible pour l’alimentation en électricité est … la Bretagne, de part la distance élevée avec les centrales nucléaires les plus proches.
Dans ce contexte, construire des éoliennes au large de St-Brieuc, peut-être pas bête, non ?



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