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A l’instar de plus de 160 villes européennes, des collectivités locales françaises de plus de 100 000 habitants vont expérimenter la limitation, voire l’interdiction de circuler des véhicules les plus polluants dans des Zones d’Action Prioritaires pour l’Air, dites ZAPA.
Présenté par Nathalie Kosciusko-Morizet, la nouvelle ministre de l’écologie, des transports et du logement, et Philippe Van de Maele, le président de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie), le dispositif est en cours de définition pour un démarrage effectif fin 2011. Pour le moment, seules 6 collectivités sont retenues : Grand Lyon, Grenoble-Alpes Métropole, Clermont Communauté, Pays d’Aix, Plaine Commune (en Seine-Saint-Denis) et la ville de Paris, d’autres pourraient les rejoindre d’ici la date butoir du 31 décembre de cette année.
Comme le rappelle la ministre, ‘Il s’agit de la mise en uvre d’une mesure phare de la loi Grenelle II pour améliorer la qualité de l’air … la pollution de l’air diminue l’espérance de vie de 9 mois pour chaque Français et l’exposition aux particules fines (émises notamment par les véhicules diesels, N.D.L.R.) causerait 40 000 décès chaque année’. Promues au rang d’enjeu de santé publique, les ZAPA doivent permettre de renforcer la lutte contre la pollution atmosphérique et notamment réduire les émissions de particules et d’oxydes d’azotes.
Dans ces zones, l’accès aux véhicules les plus polluants sera limité, voire interdit. Toutefois, si le concept apparaît simple, il reste difficile à mettre en uvre. C’est ainsi que les collectivités retenues vont travailler de concert sur l’approche globale du dispositif et son impact sur l’air, le bruit et l’aspect socio-économique entre autres. Une approche qui devrait permettre à chacune de déterminer la taille de sa propre ZAPA, son impact, son coût et le dispositif juridique à mettre en place pour l’accompagner.
De leur côté, les usagers de la ‘voirie publique’ s’intéresseront plus particulièrement aux critères de choix des véhicules interdits et aux éventuelles mesures compensatoires qui pourraient être prises.
Concrètement, les collectivités actuellement retenues évoquent une limite d’âge pour tous les véhicules (du camion au deux roues motorisé), l’optimisation des livraisons, l’encouragement à l’acquisition de véhicules dits ‘propre’, voire, pour certaines, des actions en direction des particuliers se chauffant au bois …
Comme de plus en plus souvent, ce seront en premier lieu les personnes les plus défavorisées qui feront les frais de ce dispositif. Atteinte par la limite d’âge, leur petite voiture sera contrainte de rester au garage, quand la dernière berline haut de gamme ou 4×4 récent devrait pouvoir continuer à circuler …
Moi j’adore NKM, elle est sincère et veut vraiment faire bouger les choses. Mais il aurait peut-être fallut commencer par instaurer des normes anti-pollutions plus draconiennes sur la quantité de CO2 émise à une puissance moteur donnée. A l’époque on ne se souciait guère des gaz à effet de serre, mais ce n’est plus le cas. Les voitures n’ont jamais consommé autant et rejeté du CO2 autant qu’aujourd’hui, mais personne n’ose le dire, nous sommes bien dans ce petit conformisme de la voiture toutes options multi gadgets aux roues plus grosses, moteur plus puissant, berline plus lourde, etc. Alors arrêtons de se voiler la face, c’est bien gentil cette expérience, mais ça va encore une fois être au bénéfice des constructeurs, et il y en a mare.
Mettre un frein au diesel sera une grande avancée pour un air plus respirable. Il serait sage aussi de taxer la puissance (retour à la vignette qui contribuait,un peu, à calmer les sots)
Avant d’interdire il faudrait repenser les modes de déplacement en ville.
Une telle mesure risque de pénaliser les plus pauvres qui n’ont pas eu les moyens de profiter de la prime à la casse pour changer leur véhicule.
Le problème est de fournir une offre alternative pour se déplacer en ville lorsqu’on vient de la prériphérie (encore les moins favorisés repoussés par le niveau des loyers).
Lorsque l’offre alternative de transport sera développée et réellement utilisable, on pourra commencer à interdire aux irréductibles de venir polluer la ville.
Dans l’état actuel, cela revient à interdire la ville aux moins riches.














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