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Réserve zoologique de Calviac : un refuge pour espèces menacées

Si le concept de réserve animalière est à manier avec précaution, l’amusement du visiteur prenant parfois le pas sur le bien-être des animaux, toutes ne sont pourtant pas à mettre dans le même panier. « Concrétisation d’un rêve d’enfant » d’après son créateur, Emmanuel Mouton, la Réserve zoologique de Calviac est une heureuse illustration des efforts déployés pour préserver des espèces menacées d’extinction. Le 3 août 2008, après 10 mois de travaux et deux ans de procédures, la réserve voit le jour dans une colline boisée de 3 hectares dans la vallée de la Dordogne, à quelques kilomètres de la ville de Sarlat. Protégé et classé au Réseau Natura 2000, le site « Sous le Roc » accueille une centaine d’animaux de 22 espèces rares. Répartis sur quatre aires selon la zone géographique dont ils sont issus (Europe et bassin méditerranée ; Madagascar ; Amérique du Sud ; Océanie), tous sont nés dans des parcs zoologiques. Il s’agit pour la plupart d’espèces méconnues du grand public, voire des scientifiques, répondant à des noms exotiques tels que les sousliks (Europe et bassin méditerranée), les fossas (Madagascar), les ouistitis (Amérique du Sud) ou encore les potorous à long nez (Océanie). L’implantation de chacune de ces zones a été pensée en fonction des divers microclimats qui caractérisent le site.

Institution accréditée EAZA, organisation regroupant les plus grands parcs zoologiques européens, et labellisée « 2010 Année Internationale de la Biodiversité » par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, la Réserve de Calviac se fixe de nombreux objectifs dont le développement de centres d’élevage dédiés aux espèces menacées de disparition à l’état sauvage, le soutien et le financement d’expéditions, études écologiques ou investigations scientifiques en toute partie du monde. Elle vise également à faire progresser l’idée d’une gestion écologique du jardin via des animations, des conférences, des films ou des groupes d’études.

De fait, outre le respect des animaux et de leur mode de vie, la Réserve veille à réduire au maximum son impact sur l’environnement. D’une part, « La petite taille des espèces présentées, l’absence de grandes infrastructures et l’état brut des sentiers de visite conduisent au maintien des équilibres biologiques. Toutes les installations visent à s’intégrer harmonieusement dans le paysage tout en répondant aux exigences biologiques et comportementales des animaux. ». Preuves de cet engagement, les observatoires, les cabanes d’animaux, de même que les locaux techniques sont en bois non traités. Les toitures sont soit végétalisées, soit en bardeaux de cèdre et on a fait appel à la laine de chanvre pour l’isolation. La structure se dote d’un assainissement naturel, reposant sur des filtres plantés de roseaux. Enfin, petite pierre ajoutée à l’édifice, l’établissement propose un tarif « éco-visiteurs », qui octroie une économie d’un euro sur le prix du billet d’entrée pour toute personne ayant utilisé le vélo ou les transports en commun pour se rendre au site.

Après un parcours de 1,5 km à travers les quatre aires, les quelque 20 000 visiteurs annuels peuvent voter, à la fin de leur visite, pour le programme de préservation qu’ils souhaitent soutenir. Pour ce faire, ils détachent un petit coupon placé sur leur billet d’entrée et choisissent entre six programmes de conservation. Cinquante centimes d’euros du billet d’entrée seront alors reversés au programme retenu. Fière de son engagement, qui transparaît donc dans les moindres détails, la Réserve accueille toute l’année les curieux de tous horizons, dans la mesure où ces derniers s’engagent à honorer la charte du site et à respecter le bien-être des animaux.

Cécile Cassier
Photo © Institut Calviac Biodiversité

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Commentaires
thylacine
14 mars 2010 - 0 h 00 min

Cela s’appelle un zoo! C’est à dire un endroit où on présente au public des animaux captifs dans un but d’abord commercial. Certes, il y a des tas de manières de les maintenir captifs, et des tas de manières de les présenter au public, mais le principe reste le même. Ce zoo-là fait donc, semble-t-il, plutôt honneur à sa profession, comparé aux tristes ménageries qu’on connaissait autrefois, et qui heureusement disparaissent, tout simplement parce qu’elles ne font plus recette. Mais il reste un zoo, c’est à dire une sorte de musée du vivant, même si l’on l’on fait certes de gros efforts de présentation, comme dans tous les musées. Mais un animal n’est pas un objet! Un animal est un système complexe, en interaction avec un environnement. Ce qu’on appelle une espèce est finalement à la fois l’animal (ou la plante, ou le champignon, ou la bactérie…) et cet ensemble d’interactions incroyablement complexes qui le relie à l’univers. Le corps physique de l’animal sans ces interactions ne représente plus que l’ombre de cette espèce. C’est pourquoi un zoo est un « musée », et en aucun cas une « réserve animalière ». Dans un zoo, on fait essentiellement de l’élevage, on domestique; on ne fait pas beaucoup de conservation. Maintenant bien sûr, si une espèce disparaît totalement à l’état « sauvage », il vaut mieux la conserver en zoo que pas du tout. Mieux vaut, a priori, un fantôme que rien (il est permis d’ailleurs d’en douter!). Mais, que je sache, les Fossas, les Sousliks, les Potorous et les Ouistitis existent toujours à l’état « sauvage », non? (que ces bêtes soient méconnues d’un « public » ignorant, je veux bien, mais des scientifiques, soyons sérieux…). Ne nous laissons pas abuser par des arguments qui sont avant tout de la comm’… donc une vérité tronquée et travestie…



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