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Quand l’aide humanitaire sert les aspirations politiques

Dans son rapport publié le 10 février dernier, et intitulé « À qui doit profiter l’aide ? », l’ONG internationale Oxfam dénonce l’actuelle tendance à la politisation et la militarisation de l’aide humanitaire. Selon elle, depuis 2001, « on note une tendance croissante à utiliser l’aide pour gagner ‘les cœurs et les esprits’ dans les conflits ». Des milliards de dollars d’aide internationale ont ainsi été employés pour des projets non durables, coûteux, voire dangereux. Cet argent est mis à profit par les bailleurs de fonds internationaux pour appuyer leurs propres politiques étrangères et leurs objectifs de sécurité à court terme. En clair, les pays donateurs consacrent proportionnellement plus d’aide aux pays qui peuvent servir leurs intérêts politiques et militaires.

Mais, outre qu’il génère une aide souvent inefficace et mal conçue, ce phénomène met également en danger les travailleurs humanitaires comme les bénéficiaires de leurs actions. Ainsi, en 2010, 225 travailleurs humanitaires ont été tués, blessés ou enlevés dans des attaques violentes. En 2002, ce chiffre n’était que de 85. Selon le rapport, si cet écart s’explique en partie par un plus grand nombre d’humanitaires intervenant dans des endroits violents, les statistiques révèlent également une augmentation des attaques à caractère politique. La neutralité des travailleurs humanitaires se trouve, en effet, compromise, dès lors que l’aide est perçue comme un outil militaire.

Selon Oxfam, entre 2001 et 2008, l’aide a augmenté afin d’atteindre les engagements des donateurs. Toutefois, plus de 40 % de cette augmentation ont été dépensés dans seulement deux pays, à savoir l’Afghanistan et l’Irak, 150 autres pays pauvres se partageant le reste de l’aide. En Afghanistan, les États-Unis et d’autres pays de l’Otan (1) ont concentré des milliards de dollars sur des projets à impact rapide, coûteux et non durables. L’aide humanitaire devient ainsi un précieux levier. Ainsi, la formation donnée par l’Otan aux troupes en Afghanistan a encouragé la récompense en aide humanitaire à ceux qui fournissent des renseignements. Pourtant, en 2004, l’Otan avait elle-même officiellement renoncé à cette pratique, convenant de règles interdisant une telle approche.

Dans certaines zones, la politisation et la militarisation de l’aide ont grandement compliqué la fourniture d’aide aux personnes en difficulté par les organisations humanitaires. C’est notamment le cas en Somalie où l’aide humanitaire fournie par les États-Unis a été divisée par huit entre 2008 et 2010, alors qu’elle était auparavant la principale source d’aide pour ce pays. Cette baisse est survenue après que le gouvernement des États-Unis a enregistré comme terroristes, en vertu des lois américaines, certains groupes armés qui contrôlent la majorité du Centre et du Sud de la Somalie. Aussi, les financements ont-ils pris fin dès lors que les organisations humanitaires ne pouvaient garantir qu’aucune aide ne profiterait à ces groupes.

Si l’ONG, auteur du rapport, a reconnu que les militaires pouvaient jouer « un rôle crucial » dans les jours suivant une crise humanitaire, elle affirme que les organisations humanitaires restent les plus à même de fournir nourriture, soins médicaux et soutien aux moyens de subsistance aux victimes de catastrophes. Diverses évaluations de l’intervention humanitaire ont, par ailleurs, démontré que l’armée peut coûter jusqu’à huit fois plus cher pour fournir des services de base par rapport à d’autres options civiles.

Cécile Cassier
1- Organisation du traité de l’Atlantique Nord.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 15 février 2011 à 12:00

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