Votre inscription à la newsletter a bien été prise en compte.

cliquez ici pour telecharger votre Stop Pub numérique

Fermer
Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Société - lois - politique » Longue est la route vers l’abattoir pour les jeunes ovins et caprins
Vous avez aimé cet article ? Aidez nous en
partageant sur
X
L'éco-photo de la semaine
© 2015 Normand Primeau Fine Art Photography. All rights reserved.

  Recevez chaque semaine l'ACTUALITE
  d'Univers Nature par email

   150 280 abonnés
   des Actualités depuis 1999
   un STOP PUB numérique offert
   5 journalistes


La vidéo de la semaine


Chiffre Clé
· Le chiffre du moment : 42 millions de tonnes … ·
C’est le « chiffre » du moment, ou plus précisément, selon le dernier [...] Lire la suite ...

> Voir tous les chiffres clés

Articles les plus lus
  1. LES BÉNÉFICES ÉCOLOGIQUE DU CANNABIS
  2. Laurent Wauquiez s’en va en guerre contre la nature
  3. Les voyages en camping-car sont-ils écolos ?
  4. Des aigles contre des drones
  5. Expositions des enfants aux substances toxiques


Focus Sur
post-tweeter-440x220
Devenir BIOTONOME avec BIOCOOP.

Le dossier du mois
pollution-air-chine-morts
La pollution atmosphérique n’est pas un problème récent, cependant ses conséquences réelles et les conditions qui la rendent plus dangereuse sont au centre des recherches scientifiques. En effet, aujourd’hui la pollution de l’air tue plus de personnes que le SIDA, la malaria, le cancer du sein ou encore la tuberculose. Désormais, les ennemis de la santé publique sont principalement les particules fines. Si nous évaluons [...] Lire la suite ...

Archives depuis 1999






Longue est la route vers l’abattoir pour les jeunes ovins et caprins

Les manifestations commerciales consacrées aux animaux sont généralement peu propices au bien-être des animaux. Tenu début avril dans le département des Deux-Sèvres, le traditionnel marché aux bestiaux de la commune de Parthenay n’a malheureusement pas fait exception. Rendue sur place le 1er avril dernier, l’association de protection animale L214 y a fait de sombres découvertes, notamment concernant le transport et la détention des chevreaux et des agneaux de moins de 20 kg destinés à la vente.


Marché hebdomadaire organisé chaque mercredi matin, le marché aux bestiaux de Parthenay a vu défiler ce jour-là un peu plus de 600 chevreaux et une cinquantaine d’agneaux. Transportés par des éleveurs indépendants, les animaux sont ensuite parqués dans des chariots à roulettes à fond ajouré (1), sans litière. Mesurant environ 1,5 m sur 0,8 m, pour une hauteur de 0,8 m, chaque chariot accueille en moyenne sept individus. Certains sont recouverts d’une plaque en bois pour éviter que les animaux ne se sauvent. De 10h à 13h, heure de clôture de la vente, les animaux n’auront pas d’eau à leur disposition, les bêlements incessants témoignant du stress ambiant. Les agneaux présents ont moins de trois mois et les chevreaux ont entre trois semaines et un mois. Certains présentent des maladies de peaux.

L’heure de la vente arrive, et avec elle, l’heure de la libération pense-t-on. Pourtant, il n’en est rien. D’après les enquêteurs de L214, une fois l’affaire conclue, l’acheteur unique charge les agneaux et les chevreaux dans deux grandes bétaillères constituées de… cages à lapins. Le camion dédié aux chevreaux abrite quelque 140 caisses contre 96 pour celui destiné aux agneaux. Les chevreaux sont placés à mesure de cinq par caisse contre un à trois pour les agneaux, leur interdisant la position debout. En outre, en raison du fond ajouré, les déjections et l’urine s’écoulent sur les caisses inférieures.

D’une largeur de 54 cm, d’une profondeur de 93 cm et d’une hauteur de 37 cm, ces cages enfreignent, pourtant, la réglementation européenne (N°1/2005) relative à la protection des animaux pendant le transport et les opérations annexes. Applicable dans tout Etat membre depuis le 5 janvier 2007, celle-ci stipule, en effet, que le compartiment destiné aux animaux doit permettre à ceux-ci de se maintenir dans leur « position naturelle », « sans qu’en aucun cas leurs mouvements naturels puissent être entravés ».

Trois autres entorses au règlement ont été constatées. Ainsi, l’article 1.10 de l’annexe I affirme que, lors des marchés, les animaux doivent pouvoir s’abreuver. L’article 1.5 de l’annexe I établit, quant à lui, que les agneaux de moins de 20 kg doivent nécessairement disposer d’une litière adéquate. Enfin, l’article 1.8 de l’annexe I interdit de « soulever ou traîner par la tête, les oreilles, les cornes, les pattes, la queue ou la toison (…) ». Ce qui, au regard du malmenage des animaux lors du chargement dans ces caisses, est loin d’avoir été respecté.

Selon l’association, cette situation aurait bénéficié de l’assentiment du ministère de l’Agriculture. Composante de ce ministère, la Direction Générale de l’Alimentation (DGAL) aurait diffusé, en juin 2004, une note de service à ce sujet, spécifiant que : « Si la hauteur des cages ne permet pas à l’animal de se tenir complètement debout comme le préconise la réglementation, cela n’a pas d’impact sur son comportement puisqu’il passe une grande partie de son temps couché ». Et d’ajouter que « l’Institut de l’élevage souligne que le problème des déjections doit être relativisé dans la mesure où les déjections sont infimes quel que soit l’âge des animaux ».

Pour mettre à terme à ces agissements, L214 a déposé une plainte à l’encontre du transporteur pour cruauté envers les animaux.

Cécile Cassier
Photos © L214

1- Percé d’ouvertures laissant filtrer la lumière.

>> Réagissez sur cet article avec votre compte Facebook

commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 08 avril 2009 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
PARTAGER / ENVOYER PAR E-MAIL


Commentaires
jp
8 avril 2009 - 0 h 00 min

Comment l’homme en est-il arrivé à ne plus considérer avec respect les animaux qu’il consomme ?
A ne plus respecter le  »vivant ». Nous sommes obligés de nous nourrir, mais nous pouvons aussi respecter notre nourriture!
Il est vrai que certains humains ne respectent même pas les autres humains!
Nos prises de conscience sont embryonnaires et il y a encore tant de situations à découvrir.
Pourrons-nous  »légiférer »? S’il ne reste que cela à faire? …JP


catblues
9 avril 2009 - 0 h 00 min

je trouve scandaleux que ceci ai bénéficier de l’assentiment du ministère de l’agriculture.

Comment rentrer en contact avec l’association L214 svp ?

Je pense que ce qui serait bien, c’est qu’une pétition avec signatures soit lancée par cette association pour que cela change; envoyer celle-ci au ministère de l’agriculture et au ministère de la direction générale de l’alimentation.

merci

ML


fée
9 avril 2009 - 0 h 00 min

Quelle ironie! en lisant cet article en ces temps de Paques en sachant que d´innombrables
agneaux seront « sacrifiés » pour finir sur la table des fetes pasquales!!
Finalement il arrive à point.
Au moins je ne participe pas à l´orgie.
Mon approche spirituelle de la vie m´enseigne
la compassion à l´encontre de tout ce qui est vivant.


gardien de mouton
9 avril 2009 - 0 h 00 min

Je trouve cela très bien que l’on s’occupe du bien être animale mais il faut rester en contact avec la réalité. Le monde de l’élevage c’est quand même autre chose que d’avoir un lapin, un rat ou autre dans une maison.Il y a eu beaucoup de progrès, il y en a certainement encore à faire mais il me semble que la priorité c’est les SDF, les affamés, les maltraités…
Je ne crois pas que ce sois en harcelant les gens qu’on les rends meilleur.
Soyons vigilant mais pas forcément agressif car des fois on prends des habitudes et si on nous les reproches trop vivement on ne se remet pas en cause bien au contraire.


Siegfried
9 avril 2009 - 0 h 00 min

Bonjour Fée,

Nous avons le même conception de la vie ;-)
Plus jamais dans mon assiette.
Je peux enfin les regarder et me dire que je ne participe plus à cette barbarie. Malgré cela c’est toujours difficile d’imaginer ce que ces êtres sensibles subissent.


Cris
17 avril 2009 - 0 h 00 min

JP : « Comment l’homme en est-il arrivé à ne plus considérer avec respect les animaux qu’il consomme ? »
Est-ce du respect que de (faire) tuer des êtres sensibles et conscient pour les manger ?
« Nous sommes obligés de nous nourrir, mais nous pouvons aussi respecter notre nourriture! »
Nous ne sommes pas obligés de manger de la viande. Et prétendre le contraire est soit un incroyable aveuglement (au profit de ceux qui marchandent la mort), soit une insulte / diffamation envers les millions (probablement 1 milliards) d’humains qui vivent sans se nourrir de cadavres (et souvent en meilleure santé que les consommateurs de viande de même niveau social).

gardien de mouton : « il me semble que la priorité c’est les SDF, les affamés, les maltraités »
Et dans ce cas, pourquoi se préoccupé des viols et agressions, alors qu’il y a des guerres et des catastrophes climatiques et géologiques ?
En quoi se préoccuper des autres animaux empêcherait de se préoccupés aussi des humains ? Le risque n’est-il pas inverse (désensibilisation, marchandisation qui risquent de retomber aussi sur les humains) ?

Catblues : http://www.l214.com/contact



Partager sur
S'inscrire à la newsletter
Commenter cet article    
535

Votre nom : Votre adresse mail :
Votre message :  
 




à lire aussi
     
Flux RSS