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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Société - lois - politique » L’individualisation des frais de chauffage obligatoire d’ici 2017
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L’individualisation des frais de chauffage obligatoire d’ici 2017

Robinet thermostatique

Présentée comme ‘une petite révolution écologique et sociale’, l’individualisation des frais de chauffage fait débat. Peu relayée par la presse, la promulgation de la loi de transition énergétique pour la croissance verte, le 17 août 2015, implique que l’individualisation des frais de chauffage dans les immeubles collectifs et la généralisation des répartiteurs de frais de chauffage deviennent la règle.

Ainsi, à partir du 17 février prochain les syndics seront tenus d’aborder la question des travaux d’individualisation des frais de chauffage et le 31 mars 2017 marquera le dernier délai pour s’équiper d’un système d’individualisation des frais de chauffage sous peine de sanctions (sauf cas impossibles définis par la loi, comme les chauffages collectifs). Plus de 4.5 millions de logements sont à équiper, ceux qui y logent ne payant pas selon leur consommation mais selon la règle du millième (en fonction de la taille de leur appartement). Une telle décision vise à ce que les gens puissent être conscients de leur consommation, la gérer et peut-être la baisser.

Cette mesure, déjà adoptée et supportée par les pouvoirs publics en tant que mesure sociale et écologique, n’est cependant pas aussi rassembleuse qu’elle pourrait y paraître. En effet l’ARC (Association des Responsables de Copropriété) dénonce le manque de communication sur les réels coûts de telles installations. Si le coût pour les répartiteurs de frais de chauffage est estimé à moins de €4 par logement (en comptant l’entretien, la location et la relève), l’installation d’un robinet thermostatique est aussi essentielle pour contrôler le radiateur, ce qui inclut de nombreuses dépenses supplémentaires. De plus, souvent, un désembouage des radiateurs, les rendant plus performants, sera nécessaire pour obtenir des mesures exactes. Un autre problème est qu’un tel système ne tient pas compte des chauffages d’appoints, bien qu’il prenne en compte l’exposition de l’appartement, ce qui peut rapidement faire monter les frais. L’ARC s’étonne aussi des résultats des études sur le gain apporté et remarque que les études utilisées, qui montrent une économie aux alentours de 20%, sont réalisées par les installateurs de dispositifs d’individualisation de frais de chauffage – les sources indépendantes mesurant des gains nettement moindres de 5 à 10%.

Néanmoins cette loi ne vise pas seulement le chauffage, elle est aussi valable pour les dépenses d’eau. Les compteurs d’eau seront un moyen efficace pour que les usagés payent seulement ce qu’ils consomment, mais aussi pour qu’ils prennent conscience de leur consommation. Un autre point positif de cette installation est qu’elle génère moins de débats : si le vol de calories, ou la diffusion de la chaleur d’un chauffage aux autres appartements existe, cela n’est pas possible avec l’eau.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Marine (voir la biographie)
le 08 janvier 2016 à 11:15

62 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 2015
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Commentaires
Normand
9 janvier 2016 - 11 h 39 min

Habitant au 3eme et dernier étage de mon immeuble avec des radiateurs obsolètes, il m’arrive de n’avoir que 15 degrés dans ma salle de bain et autant dans ma cuisine. Mes voisins, moins exposés que moi, ne se plaignent pas du manque de chaleur. En attendant, je paye du chauffage dont je ne profite pas.
J’aimerais que mes radiateurs soient équipes pour que je ne paye que ce que je consomme mais, à priori, les collectifs ne sont pas concernés malheureusement. Mon argent continuera à partir dans les courants d’air.


HOLYST
9 janvier 2016 - 19 h 36 min

Non Normand,cette mesure servira bien à ce que vous en ayez pour votre argent! Par ailleurs relisez ce que dit Fred Verdifre; Cette mesure cible évidemment ce que nous appelons vulgairement collectif:un générateur commun et des points de distribution individuels comme un appartement chauffé par radiateurs ou plancher basse température individuel du moment qu’on y adjoindra un compteur de calories.


Jol
9 janvier 2016 - 21 h 03 min

Bonjour,
Un article qui n’entre pas dans les détails qui font les rancoeurs, donc on ne perçoit pas les problèmes. A) la dépense de chauffage dépend de nombreux facteurs 1) les déperditions du logement (isolé ou non isolé) 2) de la température de chauffage du logement (jeune et dynamique 18° suffise, vieux à moins de 25°C on a froid), 3) du comportement des voisins en immeuble (si ils ne chauffent pas alors, c’est vous qui les chauffez) 4)de certaines ommisiion de nos gouvernants manipulés qui pensent que des appareils font faire des économies (d’abord comme dit dans l’article il faut installer ces appareils, les surveiller, les entretenir, et cela à un cout fixe tres élevés / comparé avec les couts fixes de votre factures d’eau/ et nécessairement répercuté sur le loyer) 5) le comportement, le savoir du locataire (qui a conscience que au minimum tout degré de surchauffe au dessus de 20° coute 3 % de plus en chauffage. 6) Que en final, les relevés servent à calculer la facture de chauffage au prorata des factures (fuel, électricité, entretien de l’installation) et que le pire peut etre trouvé (Propriétaire qui facture à ses locataires le fuel qu’il consomme pour lui-même, ou encore inclus le fuel non payé par les mauvais payeurs dans les calculs individuelles) il y a de quoi mettre en doute le bon usage de cette mesure. Quand on sait que les déperditions d’un logement sont proportionnelles à la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur et du volume du logement (en premiere approximation) Il me semble plus utile d’apprendre les regles aux gens de bon sens et d’investir dans les systèmes d’isolation et de régulation que ces appareils subjectifs (énergie consommée) et surement injuste ne tient pas compte de la position dans l’immeuble, complété d’une expertise du comportement du proprietaire (association de locataire, avec un peu plus de droit de contrôle (expertise, conso fuel…) que actuellement avec cotisation incluses dans le loyer, pour inclure dans la démarche les logements loués par des petits propriétaires à des gens exclus du monde des HLM).


Fifi
9 janvier 2016 - 21 h 56 min

Un peu de respect pour les usagers qui ne sont pas de vieux souliers usagés


Maxime
10 janvier 2016 - 10 h 56 min

Il en a déjà été question il y a des années de cela, j’étais syndic bénévole d’un petit immeuble de 12 appartements, à l’époque et je m’y suis opposé car ceux qui veulent faire des économies sur le chauffage se chauffent très peu mais ceux du dessus auront froid et augmenteront la température et payeront davantage pour rien. C’est vrai que le chauffage connectif est difficile à gérer, c’est pareil pour le chauffage individuel en immeuble, le même problème se pose. Rien n’est parfais.
Et puis il y a le coût de la gestion des ces compteurs de calories, les dépenses engagées sont élevées et annulent les économies réalisées sur le chauffage et se chauffant moins.


fred
10 janvier 2016 - 11 h 18 min

l’objectif premier de cette mesure étant de faire des économies d’énergie, si on reussi à faire cela à cout constant c’est déja pas si mal
fred


Jub
10 janvier 2016 - 14 h 14 min

Je comprends plutôt l’objectif principal comme : « que chacun prenne conscience de ses propres consommations – voire gaspillages ». Et il est vrai que des campagnes d’information pures semblent peu efficaces pour faire passer les gens à l’action (isoler, réguler, s’habituer à une température basse et porter un pull en intérieur, fermer l’eau …). Alors un peu de coercition, si ça déclenche quelques réactions positives … et même si ça semble profiter à un hypothétique lobbying d’installateurs de systèmes de contrôle : d’autres solutions à proposer ?


Albert Legrand
13 janvier 2016 - 19 h 17 min

Voici, encore, une belle mesure fondée sur de bons sentiments, mêlés de duplicité, qui reflète la méconnaissance quasi totale du problème par les ministères concernés ainsi que la grande faculté des organisations professionnelles à promouvoir des solutions aussi illusoires que dispendieuses.

Pour prendre l’exemple de Paris intramuros, l’énorme majorité des immeubles collectifs datent grosso modo d’un siècle : les colonnes montantes de chauffage central, quand il y en a, sont multiples, et il n’est pas rare qu’un appartement de 80m² dispose de 6 arrivées et 6 retours sur 6 colonnes différentes. Il faudra donc installer 6 appareils de comptage, très élégants dans le genre usine à gaz, sur des portions de tuyauteries (corrodées…) souvent réduites à leur plus simple expression en terme de longueur accessible et cachées derrières des cloisons.

Je ne parle même pas ici des compteurs dont certains mènent à résultats plus qu’aléatoires en fonction de l’installation et la technologie utilisée, ni des coûts conséquents d’installation dont un rapide calcul indique qu’un amortissement sur 15 ans n’est même pas envisageable, ni des coûts d’exploitation (relevé annuel #10 €/compteur)et de maintenance.

Il serait beaucoup intelligent, et productif, d’encourager le remplacement des systèmes de chauffage parfois très anciens, pour obtenir des économies de l’ordre de 25 % sur la facture avec un coût d’installation de l’ordre de 1200/1500 €/lot d’une surface moyenne de 80 m² dans des copro moyennes de 50/60 lot.

Entre, les incitations du style CEE fortement en baisse d’ailleurs en 2015/2016 qui ont conduit bien souvent à un renchérissement des devis des chaufferies, comme toutes les aides, les cabinets d’expertise thermique dont les méthodes sont parfois très critiquables quant à la validité des résultats obtenus, les syndics rémunérés au pourcentage sur les travaux, il faut que les CS se prennent en charge et réfléchissent avant de confier leur porte-monnaie à la convoitise des uns et des autres pour la réalisation de projets discutables.

Il faut d’ailleurs remarquer que cette nouvelle disposition restera, heureusement, lettre morte. En lisant avec attention le texte de loi, vous remarquerez qu’il prévoit explicitement l’absence de sanction si la mise en place s’avère impossible (trop coûteuse). C’est le cas pour la majorité du collectif ancien.

Pensons seulement qu’un certain nombre d’immeubles ne sont toujours pas équipés de compteurs individuels sur l’eau chaude et l’eau froide, que les fenêtres sont pourries, que les chaufferies sont mal exploitées avec des régulations totalement obsolètes et des courbes d’eau très défavorables aux économies, que certains syndics sont très gourmands….et qu’un bon nombre de propriétaires s’en fichent littéralement, car ils sont….bailleurs au sens propre comme au figuré. Il y a là une bonne marge d’économies à réaliser.

Alors, avant toutes choses que les CS s’activent et s’investissent, se décident à jouer leur rôle de client, agissent sur ce qui existe, sur ce qui est facile à faire et qui donne de bons résultats en terme économique avant de se lancer dans des opérations scabreuses à la mise en œuvre presque impossible dans l’habitat ancien.

Par contre, c’est une très bonne chose pour le collectif neuf, encore qu’il faudra qu’on m’explique la procédure de comptage en cas de chauffage par le sol, en basse température, seule compatible avec une chaufferie à condensation efficace, « moderne ».



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