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Les Français enclins à payer plus cher pour acheter local

Notamment face au phénomène croissant de délocalisations dans le secteur industriel, les Français montrent une réserve croissante vis-à-vis de la mondialisation. Au regard de quoi, ces derniers sont de plus en plus sensibles à la provenance locale des produits achetés. Ainsi, selon une enquête réalisée par le CREDOC (1) en septembre 2010, près de deux Français sur trois (64 %) affirment être prêts à payer plus chers des produits industriels fabriqués en France plutôt qu’hors frontières européennes. Malgré un pouvoir d’achat fragile, plus d’une personne sur deux consentirait à faire cet effort financier et rogner sur son budget, et ce quel que soit son revenu et son âge. Ainsi, même les personnes dont les revenus mensuels sont inférieurs à 900 € par mois se déclarent majoritairement prêtes à payer plus cher. Chez les plus de 60 ans, les cadres, les professions intellectuelles supérieures, les diplômés du supérieur et les hauts revenus, cette proportion atteint, voire dépasse 70 %. Par ailleurs, si trois personnes sur dix accepteraient une augmentation limitée à 5 %, 33 % toléreraient un coût supérieur.

En 2010, 51 % des Français ont privilégié les produits industriels d’origine française lors de leurs achats. Cette tendance est plus marquée chez les seniors, même si elle a pris de l’importance dans la tranche des 25 – 60 ans au cours des dernières années. Selon le CREDOC, ce regain d’intérêt pour le « made in France » atteste d’une confiance croissante en la qualité des produits industriels issus du savoir-faire français. En 2010, 52 % de la population estiment, en effet, que la qualité de ces produits est meilleure que celle des produits fabriqués hors Europe, soit 11 points de mieux qu’en 2005.

D’autres critères sont à prendre en compte pour expliquer ce goût croissant pour la fabrication locale, tels que la solidarité, l’engagement citoyen et les préoccupations environnementales. Estimant apporter leur soutien aux salariés victimes des délocalisations, bon nombre de Français entendent soutenir l’emploi local en consommant des produits fabriqués sur le territoire. D’après l’INSEE (2), en 2009, au plus fort de la crise, l’industrie française a perdu quelque 170 000 emplois.

Cécile Cassier
1- Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie.

2- Institut national de la statistique et des études économiques.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

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Commentaires
sophie des noisettes
2 juin 2011 - 0 h 00 min

Mais quand un agriculteur de ma connaissance propose une huile vierge bio de carthame au labo cosmétique situé à quelques km de chez lui, on lui répond qu’ on achète en Argentine et qu’ on a pas prévu de changer de source d’ appro…


lla
2 juin 2011 - 0 h 00 min

Résumons le propos. Payer plus, mais pour quelle chose ?
En premier lieu la qualité. Je n’achète plus de fruits parce que cueillis pas mûrs les abricots ou les pêches n’ont pas de goût.
Venant de l’arbre et cueillis à maturité, ces fruits, même un peu tordus, piqués ou tavelés sont délicieux tout comme cerises, melons, pommes et poires… Il faut les manger rapidement après l’achat, mais quand ils sont bons, l’on attend pas.
Pourquoi faire venir de loin des fruits et légumes pour ne pas payer nos producteurs locaux ?
Bien sûr il y a la qualité sanitaire quel que soit le moyen de distribution. Comment savoir si la perfection visuelle se paye au prix de traitements insecticide ? ou autres poisons chimiques ?
Mais le problème est celui du système de distribution et des transports. Trop long d’en parler.
Acheter plus cher… ou mieux payer le petit producteur ? créer une relation producteur-commerçant avec moins d’intermédiaires pour que tous s’y retrouvent : producteur, commerçant et consommateur ?
Je sais qu’il y a un prix pour chaque chose, qui a de multiples composantes et parts de risque; qu’il faut qu’il n’y ait pas de gaspillage, mais il me semble surtout que sont oubliés le petit producteur, le petit épicier du coin, et l’acheteur individuel qui souhaite manger bon et bien.
Vous nous apportez une enquête déjà faite par le CREDOC et vous donnez des chiffres. Mais dans quel but réel s’inscrit-elle ?


philou
2 juin 2011 - 0 h 00 min

Et j’imagine qu’il a cherché un autre réseau de distribution, peut être + direct? Bien lui en a pris.
« on » est très flou, qui incluez vous dedans?


Bens
3 juin 2011 - 0 h 00 min

Si la mondialisation « solidarise » tous les pays, ce qui *peut* être heureux comme incitant à la stabilité politique, cela a notamment comme revers de:

- rendre le système plus fragile: lorsqu’un élément de la chaîne cède, la contagion est plus facilement de grande ampleur (l’actualité est remplie d’exemples)

- augmenter les consommations énergétiques: transport de produits (importer de loin des fruits et légumes que l’on pourrait produire localement), de personnes (la baisse du prix de l’aviation fait qu’on va de plus en plus loin de plus en plus souvent… un luxe dont le prix réel ne se payera que plus tard)

- plus profondément, une perte du sens du travail humain. L’énormité des différences de niveau de vie entre pays ont incité certains entrepreneurs à ne plus voir que l’aspect financier du travail. Par le jeu de la concurrence, ce sont maintenant TOUS les entrepreneurs qui sont contraints de raisonner ainsi.
L’aspect social d’un emploi et le sens qu’il peut donner à la vie d’un être humain (je me rends utile, je me réalise, je me donne en travaillant), sont des aspects ignorés et à vrai dire dérisoires face à la rudesse de la concurrence. Question légitime: où cela va-t-il s’arrêter?

Ce sont là aussi des effets de la crise qui font très mal, une raison de plus, quasi vitale, de se battre au niveau individuel contre la mondialisation tant que les politiciens ne se décident pas à la réguler sérieusement au niveau mondial, chose qu’il conviendrait évidemment de faire au plus vite.


pervenchebio
5 juin 2011 - 0 h 00 min

c’est une bonne chose, d’acheter local. Mais il faut rajouter Bio pour être parfait.


sophie des noisettes
5 juin 2011 - 0 h 00 min

ON c’est les interlocuteurs du labo qu’ il démarchait. il prospecte ailleurs bien sûr


pozzy
10 juin 2011 - 0 h 00 min

Ca s’arrêtera là où chacun décidera que ça s’arrête.

J’achète « plutôt » du local et du bio quand je le peu. Pas vraiment le consommateur parfait. Mais je ne connais pas une personne sur 10 qui en fait autant.

Appeler les politiques à la régulation ça revient à se donner une bonne raison de ne pas s’emmerder à consommer local en se disant que ce n’est pas votre reponsabilité.



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