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L’Europe doit trancher sur la question de l’expérimentation animale

Actuellement en révision, la Directive européenne sur la protection des animaux utilisés dans le cadre d’expérimentations en laboratoires ne cesse de relancer le débat sur cette épineuse question. Dernièrement, la présidence de l’Union européenne aurait fait parvenir un document officiel au groupe de vétérinaires experts européens, dans lequel est abordé le droit des chercheurs à infliger des souffrances aux animaux cobayes. Le document en question donnerait, par ailleurs, des exemples d’expériences menées telles que l’administration de toxiques ou de radiations jusqu’à une dose mortelle ou encore la nage forcée jusqu’à la noyade. Celles-ci ne donnent pourtant qu’un court aperçu des préjudices que subissent ces animaux : chocs électriques, traumatismes provoquant des lésions organiques, greffes d’organes entre différentes espèces…

La circulation de ce document laisse craindre un cruel revirement de situation, la révision de la dite Directive ayant justement été demandée par la Commission européenne dans l’optique d’interdire les expériences causant des souffrances prolongées aux animaux, comme le souligne l’association One Voice.

Reconnaissant que les travaux de recherche occasionnaient des souffrances extrêmes chez les sujets testés, les industriels et les chercheurs auraient, toutefois, fait valoir que celles-ci étaient de courte durée. Un argument bien peu soutenable.

En outre, le point de vue des citoyens européens semble se positionner contre le maintien de l’expérimentation animale. Si l’on en croit un sondage réalisé auprès de 7 000 personnes en France, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Italie, en Suède et en République tchèque, 84 % des personnes interrogées estiment que les expériences sur animaux causant des souffrances importantes, à court comme à long terme, doivent être interdites. En l’état actuel des choses, 80 % des interrogés réclament davantage de transparence quant aux travaux d’expérimentation animale.

Si l’expérimentation animale indigne par son concept même, elle est d’autant moins tolérable qu’il existe aujourd’hui des alternatives à cette méthode. En effet, la toxicogénomique, qui repose notamment sur la culture de cellules humaines, a démontré son efficacité. Elle serait même plus pertinente que l’expérimentation animale, cette dernière n’apportant pas toujours des conclusions transposables à l’homme.

Pour l’heure, la réunion des experts vétérinaires européens, prévue pour le 12 octobre prochain, devrait apporter des éléments nouveaux au débat européen. Il est à espérer que les discussions rejoignent ce qui a été fait en matière de recherche cosmétique, le délai accordé par l’Union européenne à l’industrie cosmétique pour bannir les tests sur animaux étant arrivé à échéance le 11 mars 2009.

Cécile Cassier
Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 07 octobre 2009 à 12:00

3033 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
thylacine
9 octobre 2009 - 0 h 00 min

Imaginer un instant les souffrances endurées dans l’anonymat et l’indifférence générale par les malheureux animaux de laboratoire fait froid dans le dos… Nous nous accommodons bien facilement, il me semble, de la prétendue nécessité de cette « expérimentation ». En quoi leur souffrance est-elle moins importante que la nôtre?… Il y a là un problème moral intolérable… Le problème n’est sûrement pas simple, mais c’est un GROS problème.


JeanPhir
10 octobre 2009 - 0 h 00 min

Cette présentation est très partiale, partielle et comporte un défaut rédhibitoire c’est l’emploi presque continu du conditionnel : TOUT est hypothétique !
La culture de cellules humaines permet de se passer dans certains cas d’une partie plus ou moins importante du travail sur l’animal, c’est évident, mais cela n’a rien à voir avec ce qui se passe sur un organe entier in situ, à plus forte raison un organisme ! Il y a des milliers de types de cellules, on ne les connait même pas toutes, et elles interagissent entre elles… Cela n’est pas une raison pour infliger des souffrances que l’on peut éviter par des anesthésies, sections de nerfs, etc. mais présenter les chercheurs comme des sadiques qui torturent jusqu’à la mort est de la pure caricature, déjà pour une raison simple c’est que le stress fausse les résultats… sauf si l’étude porte justement sur le stress. Vous m’expliquerez comment vous faites pour tester un médicament anxiolytique sur des cultures de cellules ? Comment faites-vous pour faire peur à un tas de cellules en culture ?
Les sondés qui donnent leur avis ne sont pas informés pour l’essentiel des conséquences. Se sont-t-il proposés pour servir de support à des expériences ? Pensez-vous que des cultures de cellules vont permettre de repérer forcément si un médicament entraine des troubles nerveux graves ? C’est ridicule. Quelle femme (un minimum informée…) accepterait de prendre une pilule contraceptive testée seulement sur culture de cellules ?
Ne pas confondre certaines recherches fondamentales sur le fonctionnement des organismes pris dans leur entier et les tests cliniques de nouveaux produits cosmétologiques dont on peut contester au départ la finalité, purement mercantile.
Quant à la notion de souffrance chez l’animal, elle est très difficile à appréhender pour le non-biologiste. Un mammifère souffre parce que son cerveau est construit pour cela mais il n’a pas peur de la mort par exemple, pour la raison inverse. Un poisson ne souffre pas, il a des schémas de réaction fasse à un stress, une agression, mais son système nerveux n’est pas conçu pour cela, tout simplement par ce qu’il n’a pas de néocortex, avec des connexions nerveux spécialisées pour l’analyse de ses propres sensations, une réflexion et « une anticipation sur », etc. Par exemple, si vous « torturiez » un poisson, son comportement à votre égard ne changerait absolument pas par la suite.
Ce n’est absolument pas une raison pour faire n’importe quoi : il faut rester raisonnable, empêcher divers pervers d’exercer, ne pas faire d’anthropomorphisme, poser les questions aux biologistes quand on ne l’est pas soi-même…


thylacine
11 octobre 2009 - 0 h 00 min

JeanPhir a raison sur plein de points, mais il nous sert aussi un discours bien huilé. Personne n’a dit que les chercheurs sont des sadiques; pas besoin d’être sadique pour infliger de la souffrance. Et il s’en inflige quotidiennement aux Mammifères et aux Oiseaux en France, sur une très large échelle: au moins personne ne contestera leur capacité à souffrir… Les Poissons ne souffrent pas! Je n’en sais rien, et je défie quiconque de le prouver… En tout cas, moi, je souffre lorsque je vois torturer un poisson, c’est déjà ça…
Evidemment que les connaissances et techniques scientifiques (mais surtout médicales) ne progresseraient qu’infiniment plus lentement sans expérimentation sur des animaux. Evidemment que des efforts sont faits pour limiter cette souffrance. Evidemment que ces efforts sont insuffisants parce qu’ils coûtent de l’argent! Tout cela n’enlève pas une virgule à mon commentaire précédent…


LaLouve
11 octobre 2009 - 0 h 00 min

Quand on voit la considération que l’être humain peut avoir pour les animaux d’élevage, on peut imaginer qu’il n’en a pas tellement plus pour les animaux de laboratoire (où l’on fait taire la souffrance en sectionnant les cordes vocales – info de Luce Lapin). Au delà de ça, maintenir des tests sur les animaux est une aberration quand on considère le fait qu’il n’y a pas identité entre deux espèces.

Pour répondre à JeanPhir au sujet des anxiolytiques : si on vivait dans société moins anxiogène, on aurait certainement moins besoin de ce type de drogues.



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