Votre inscription à la newsletter a bien été prise en compte.

cliquez ici pour telecharger votre Stop Pub numérique

Fermer
Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Société - lois - politique » Extermination programmée de 700 lémuriens à Mayotte
Vous avez aimé cet article ? Aidez nous en
partageant sur
X
L'éco-photo de la semaine
© 2015 Normand Primeau Fine Art Photography. All rights reserved.

  Recevez chaque semaine l'ACTUALITE
  d'Univers Nature par email

   150 280 abonnés
   des Actualités depuis 1999
   un STOP PUB numérique offert
   5 journalistes


La vidéo de la semaine


Chiffre Clé
· Le chiffre du moment : 42 millions de tonnes … ·
C’est le « chiffre » du moment, ou plus précisément, selon le dernier [...] Lire la suite ...

> Voir tous les chiffres clés

Articles les plus lus
  1. Réduire l’impact environnemental des chats en ...
  2. LES BÉNÉFICES ÉCOLOGIQUE DU CANNABIS
  3. Améliorer l’isolation de son logement par la ...
  4. La voiture électrique : pas totalement ...
  5. La filière éolienne de plus en plus puissante ...


Focus Sur
post-tweeter-440x220
Devenir BIOTONOME avec BIOCOOP.

Le dossier du mois
pollution-air-chine-morts
La pollution atmosphérique n’est pas un problème récent, cependant ses conséquences réelles et les conditions qui la rendent plus dangereuse sont au centre des recherches scientifiques. En effet, aujourd’hui la pollution de l’air tue plus de personnes que le SIDA, la malaria, le cancer du sein ou encore la tuberculose. Désormais, les ennemis de la santé publique sont principalement les particules fines. Si nous évaluons [...] Lire la suite ...

Archives depuis 1999






Extermination programmée de 700 lémuriens à Mayotte

En 2002, l’association Terre d’Asile a établi un refuge sur l’île de M’bouzi, à Mayotte, accueillant des makis abandonnés et blessés. Mais, nourris et abreuvés quotidiennement, ces petits lémuriens prolifèrent désormais au sein de la réserve naturelle. Or, selon un rapport confidentiel, que s’est procuré le média Imaz Presse Réunion (IPR), l’Etat estime que « l’abattage est la solution la moins coûteuse et la plus efficace » pour résoudre ce problème de surpopulation.

D’après le service de la faune et de la flore sauvages au ministère de l’Ecologie, la population de makis croît de 10 % chaque année, avec 800 lémuriens environ sur l’îlot. Minutieusement décrite quant aux moyens à employer, l’extermination programmée concernerait 700 makis. En 2006, Terre d’Asile avait, pourtant, alerté l’Etat quant à ce problème de surpopulation. Mais, « faute de moyens et d’une réelle volonté des pouvoirs publics » d’après Arielle Moreau, avocate de SOS Animaux, les solutions proposées, telles que la stérilisation et le transfert d’animaux, sont restées sans suite.

Depuis 2010, un arrêté préfectoral confère tout pouvoir au gestionnaire de la Réserve Naturelle Nationale (RNN) de Mayotte. Le plan initial de suppression progressive du nourrissage des lémuriens de M’Bouzi ayant été jugé trop peu efficace, il a été décidé de passer à la vitesse supérieure, avec un plan d’extermination par injection létale ou par balles. Selon IPR, les auteurs du dit rapport ont à cœur de ne pas ébruiter cet abattage massif, et d’en faire porter la responsabilité à l’association Terre d’Asile, pour éviter toute couverture médiatique préjudiciable. La semaine prochaine, l’association environnementale Maecha, Komba na Zoumbe (MKZ) s’entretiendra avec la DEAL (1) pour obtenir des explications sur ce projet.

Cécile Cassier
1- Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement.

>> Réagissez sur cet article avec votre compte Facebook

commentaires sur cet article - Univers Nature

PARTAGER / ENVOYER PAR E-MAIL


Commentaires
thylacine
12 janvier 2012 - 0 h 00 min

Il n’y a pas de surpopulation au sens écologique! C’est l’Homme qui, subjectivement, selon des critères qui ne sont malheureusement pas évoqués dans l’article, considère arbitrairement qu’il y a « trop » de Makis. En effet, si la population augmente, c’est bien que ses ressources lui permettent de le faire. En quoi y aurait-il donc surpopulation?
Maintenant, si on nourrit les Makis, alors cela s’appelle de l’élevage, et, évidemment on favorise cette espèce en augmentant « artificiellement » ses ressources.
Donc à mon sens, si l’on ne nourrit plus les Makis, leur population va évidemment se stabiliser toute seule à un niveau en équilibre avec ses ressources, puisqu’il s’agit d’une île. Vouloir contrôler la population par des abattages revient à ajouter un facteur anthropique (donc d’artificialisation) supplémentaire…
On n’est plus dans une logique de préservation de la nature (au sens de lui laisser sa liberté) mais dans une logique de contrôle, qui mène forcément, par fuite en avant, à un contrôle de plus en plus intense, c’est à dire à une « muséification » de la nature. La « conservation » de la Nature ne consiste pas à faire des jardins cultivés ou des zoos « in natura »…


dautreville
12 janvier 2012 - 0 h 00 min

on me dérange, je dérange je devient «  »"nuisible »" »"
http://www.clicanoo.re/11-actualites/30-ocean-indien/308954-pres-de-700-makis-sur-le-point-d.html
a quand une autoroute au travers d’une reserve d’éléphants qui deviendrons ainsi nuisibles et que l’on abattra parce qque c’est la solution la moins chère !! ha! c’est déjà fait !!!


Sireneocéane
12 janvier 2012 - 0 h 00 min

Vous pouvez nous aider à les sauver en signant la pétition suivante qui comporte déjà plus de mille signatures :
http://www.petitionduweb.com/Petition_les_makis_de_mbouzi_en_danger_de_mort-10624.html

Pour en savoir plus sur ces adorables lémuriens :
http://citoyennedestpierre.viabloga.com/news/mayotte-des-makis-en-danger-de-mort

Merci pour votre mobilisation.


thylacine
15 janvier 2012 - 0 h 00 min

Un coup d’oeil au site indiqué par dautreville nous renseigne rapidement: comme je le supposais, il ne s’agit pas d’un problème « écologique », bien qu’on brandisse cet alibi, mais clairement d’un problème humain. Comme d’habitude, on a fait des choix dont peut-être les conséquences étaient mal évaluées, et ensuite on n’assume pas ces conséquences… Et bien sûr, les conflits d’intérêts s’enveniment, et l’état joue très mal son rôle…
On parle de risque sanitaire, mais les maladies, qui apparaîtront forcément dans une population à saturation, feront sûrement un bien meilleur travail de régulation (quantitative et qualitative) de la population que fusil, poison, et tutti quanti… Ce « problème sanitaire » n’en est pas un: c’est en fait la nature qui est en action, tandis que fusil et poison sont, eux encore, des anthropisation supplémentaires, donc bien le contraire de la naturalité…
Quant aux « dégats écologiques » sur l’île, ils étaient prévisibles dès le départ… On ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs…
Encore une fois ce sont nos critères humains subjectifs qui nous font appeler cela « dégâts »… Objectivement c’est une évolution de l’écosystème, point! Un choix a été fait, dans l’intérêt des makis…



Partager sur
S'inscrire à la newsletter
Commenter cet article    
42

Votre nom : Votre adresse mail :
Votre message :  
 




à lire aussi
     
Flux RSS