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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Société - lois - politique » Entreprises et développement durable : les nez s’allongent
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Entreprises et développement durable : les nez s’allongent

Lundi soir, l’association environnementale des Amis de la Terre procédait à Paris à la remise des prix Pinocchio du développement durable pour l’année 2008. Ainsi que leur appellation, judicieusement trouvée, le donne à penser, ces nominations pointent du doigt les entreprises qui, bien que se réclamant soucieuses de l’environnement, s’adonnent à des activités préjudiciables à la planète et à ses habitants.

Se basant sur le vote de près de 4 200 citoyens lambda, les ‘récompenses’ furent distribuées selon trois catégories : « Droits humains », « Environnement » et « Greenwashing » (1). Dans le volet consacré aux « Droits humains », la palme revient au groupe Louis Dreyfus, deuxième plus gros producteur d’agroéthanol et de sucre au Brésil. Outre les ravages que ces productions infligent aux ressources forestières locales, le groupe incriminé aurait exploité les populations indigènes en leur imposant des conditions de travail déplorables, avant d’envisager récemment de les congédier au profit d’une automatisation de la récolte de canne à sucre. Or, selon les Amis de la Terre, celle-ci entraînerait plus de 10 000 licenciements.

Concernant la partie « environnement », c’est au tour de la société AREVA de s’imposer en tête de liste. Le spécialiste du nucléaire a ainsi reçu le prix Pinocchio pour les pollutions radioactives survenues début juillet sur le site de Tricastin dans la Drôme, décrites par les autorités comme une « série de dysfonctionnements et de négligences humaines ».

Dernier prix distribué, le Pinocchio élu dans la catégorie « Greenwashing » n’est autre que… AREVA. Faisant décidément pâle figure, le motif retenu tient au slogan promu par la firme, vantant l’énergie nucléaire comme une alternative propre : « Nos énergies ont de l’avenir. Un avenir sans CO2 ». De fait, à aucun moment, il n’est fait mention des risques spécifiques liés au nucléaire tels que la gestion des déchets générés, les dysfonctionnements responsables de fuites ou encore le démantèlement des installations de venues obsolètes.

Si ces deux sociétés ont été jugées comme les plus abusives, il ne faut pas omettre la concurrence représentée par 10 autres sociétés, ayant également fait l’objet de récriminations. Ainsi, dans l’ordre du classement final, furent sélectionnées dans la partie « environnement » AREVA avec 48 % des votes, Total (29 %), BNP Paribas (14 %) et le Crédit Agricole (9 %). En « Droits humains », sont lauréats le groupe Louis Dreyfus totalisant 36 % des votes, Suez (32 %), Alstom (18 %) et la Société Générale (14 %). Enfin, du point de vue des dérives en matière de communication, la gagnante AREVA, qui cumule 48 % des votes, est suivie de Total (26 %) et de Renault (18 %).

A l’origine de cette initiative, les Amis de la Terre se disent satisfaits de cette première édition au regard des nombreuses participations enregistrées. Pour eux, celles-ci témoignent d’une certaine prise de recul des consommateurs face aux discours qu’on leur prêche et dont ils ne sont pas dupes.

Cécile Cassier
1- Le « greenwashing » se définit comme une démarche marketing dont le but est de mettre en avant une image écologique responsable.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 17 décembre 2008 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
thylacine
18 décembre 2008 - 0 h 00 min

Toute personne sensée s’est aperçue que l’expression « développement durable » est un non sens absolu, et qu’elle n’a été inventée que pour gruger les naïfs, ou, au minimum, pour permettre à des hordes de faux-culs de se donner bonne conscience à bon compte. La prise en main de son destin par l’Humanité, pour essayer de construire un avenir harmonieux, basé sur l’amour et le partage (avec TOUS les êtres vivants!) nécessiterait une remise en question d’une tout autre profondeur, et franchement, je l’en crois bien incapable… Hélas!


denlaf
23 décembre 2008 - 0 h 00 min

Ce ne sont pas toutes les énergies renouvelables qui sont souhaitables. C’est particulièrement vrai du côté de l’agroéthanol. L’éthanol produit à partir du maïs constitue un cas particulièrement évident. On doit investir plus d’énergie qu’on ne peut en retirer dans l’éthanol; sans compter qu’à égale quantité, L’éthanol libère moins d’énergie que le pétrole (20% de moins).Alors, en fabriquant de l’éthanol à partir du maïs, au final, on se retrouve avec moins d’énergie et plus de G.E.S. qu’en ne faisont rien.On peut appliquer un raisonnement presqu’analogue quand le procédé implique la déforestation.Vous pouvez consulter mes articles sur ; http://www.denis-laforme.over-blog.com



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