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Controverse autour d’un vaste projet touristique en Alsace

Le 5 septembre dernier, le conseil municipal de la commune d’Ungersheim, située dans le département du Haut-Rhin, émettait un avis défavorable quant à l’implantation d’un projet touristique du groupe Pierre et Vacances au cœur du massif forestier du Nonnenbruch, à proximité de l’écomusée d’Alsace et du parc de loisirs du Bioscope. Le frein mis par le maire de la commune, Jean-Claude Mensch, tient moins aux infrastructures mêmes du complexe qu’à son lieu d’implantation. En charge de la commune propriétaire du terrain, initialement choisi, et également vice-président de la Camsa (Communauté d’Agglomération Mulhouse Alsace), celui-ci craignait de voir la forêt du Nonnenbruch pâtir d’un impact environnemental trop élevé. De nature alluviale, cet espace forestier est en effet jugé particulièrement sensible par les élus locaux chargés de sa gestion.

Soutenu financièrement par le conseil général du Haut-Rhin et la Camsa, le complexe prévoyait d’accueillir des installations aquatiques ainsi que 500 cottages. Si, pour l’heure, le projet semble toujours d’actualité sous réserve d’être relogé sur un autre site, ses ambitions ont néanmoins été revues à la baisse. Alors que les négociations se poursuivent entre les collectivités locales et le groupe touristique, le nombre des cottages a d’ores et déjà été réduit. En revanche, selon la Camsa, Pierre et Vacances reste intraitable sur le volet relatif à la création d’un équipement aquatique, considérant cet aménagement comme la condition sine qua none pour que le projet soit maintenu. Cette requête repose sur une nécessité, selon le groupe voyagiste, de mise en valeur de la plaine alsacienne, laquelle ne dispose ni des attraits de la montagne, ni de ceux de la mer. Ce point ne devrait pas cependant poser de problème majeur puisque l’aménagement d’une piscine était déjà à l’étude au sein des collectivités concernées.

Actrice économique principale à l’échelle de la région, la Camsa, jointe par téléphone, déclare néanmoins que la situation prend une « tournure positive », la possibilité de rediriger le complexe vers des friches industrielles de bonne qualité, issues d’anciennes exploitations minières, ayant été abordée au cours des négociations réunissant les différents acteurs du projet.

Cette volonté commune de donner naissance à une aire touristique à la fois respectueuse de l’environnement et source de dynamisme pour la région alsacienne ne convainc pourtant pas les associations de protection de la nature, Alsace Nature dénonçant un projet qui selon elle « n’a aucune caractéristique écologique » et reflète un « tourisme industriel consommateur d’espace et d’énergie ».

Une définition à l’opposé de l’image que revendique le groupe Pierre et Vacances. Engagé dans un partenariat avec WWF-France depuis 2005, renouvelé cette année pour une durée de trois ans, le leader européen des résidences de vacances s’investit depuis le début de l’année dans un « Plan d’Actions Durables (PAD) » basé sur trois objectifs principaux : la lutte contre le changement climatique, la préservation des ressources et la politique sociale. Ce géant européen « accueille près de 7 millions de clients par an, compte plus de 15 000 collaborateurs en haute saison, est présent dans près de 250 destinations », et s’est ainsi engagé à ce que, à compter de 2008, « 100 % des projets neufs soient labellisés THPE (Très Haute Performance Energétique) » et que tous intègrent une part d’énergies renouvelables. Pour autant, contacté à propos du complexe à l’étude dans la plaine alsacienne, le groupe s’est refusé à toute communication.

Cécile Cassier

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commentaires sur cet article - Univers Nature

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Commentaires
thylacine
26 septembre 2008 - 0 h 00 min

Qu’est ce que ça veut dire « respectueuse de la Nature »? Si on terrasse, qu’on construit, qu’on aménage l’espace, qu’on amènes des humains, des bagnoles, qu’on évacue des déchets, cela représente forcément une modification majeure du milieu naturel. Je comprends les locaux de craindre pour leur forêt alluviale, d’autant que ce type de milieu est déjà relictuel en Alsace. Alors on va plutôt modifier des friches industrielles. L’expression elle même est tellement péjorative que tout le monde est d’accord pour s’en foutre. J’ai eu l’occasion de travailler à un inventaire des insectes des friches industrielles des Potasses d’Alsace, et de constater leur extraordinaire intérêt et originalité. Alors? Respecter la Nature? Assez d’hypocrisie! On ne fait pas une omelette sans casser des œufs, disait ma grand-mère… Chaque projet de « développement » nécessite une « agression » à cette « nature », quel que soit l’endroit où il s’effectue. Cela ne sert à rien de jouer les autruches. Il faut juste choisir entre les différentes possibilités « destructives » qui s’offrent. Faisons le honnêtement, sans se cacher derrière des « respects de la nature » bien-pensants. Sachons être cyniques dans notre tête puisque notre comportement l’est…


marseille42
26 septembre 2008 - 0 h 00 min

J’ai bien lu que cette forêt était de nature alluviale. Y implanter des constructions, des routes, etc, ne peut que fragiliser davantage un sol qui se dégrade et se délite très facilement.Alors, partenaire WWF ou non, Pierres et Vacances devrait rengainer son projet et chercher un sol de roches métamorphiques qui résisteraient mieux et plus longtemps à un aménagement de ce type. Le maire a raison de présenter un recours contre ce désastre programmé de l’environnement.



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