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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Société - lois - politique » Au XXIe siècle, les combats de coqs perdurent légalement en France
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Au XXIe siècle, les combats de coqs perdurent légalement en France

Si on dénombre encore 27 pays où des combats de coqs sont encore plus ou moins légalement organisés, la France demeure un des trois derniers bastions européens de cette pratique (1). Outre, les Antilles, c’est dans le Nord de la France que les coqueleurs sont les plus actifs, avec la bénédiction des autorités…

Si les combats de coqs ne sont plus autorisés sur la majeure partie du territoire, le Nord et le Pas-de-Calais bénéficient d’une dérogation depuis 1964, sur la base d’une tradition locale ininterrompue, un peu à l’image du Sud avec la corrida.

La similitude avec la corrida ne s’arrête pas à ce simple point. En effet, à l’image des taureaux qui sont souvent mutilés avant d’entrer dans l’arène, les coqs ont la crête, les oreillons et les barbillons réduits à leur plus simple expression pour éviter d’offrir une prise trop facile aux becs de leurs adversaires. Une mutilation pratiquée à vif, tout comme celle de l’ergot scié lorsque le coq atteint 12 à 14 mois, peu de temps avant ses premiers combats.

Avant d’entrer dans le gallodrome (‘pitt’ ou ‘rond’ dans les Dom-Tom), les coqs sont équipés d’un ergot métallique de 52 mm de long, droit et lisse, qui a le ‘mérite’, selon les coqueleurs, de ne provoquer que des blessures nettes qui cicatrisent rapidement, à l’inverse des ergots naturels courbes qui arrachent les chairs.

En France, durant une saison qui s’étale de décembre à juillet, les combats durent de 6 à 8 minutes et s’achèvent soit par la mort d’un des deux combattants, soit par un animal à terre trop épuisé ou blessé pour se tenir sur ces pattes… On dénombre encore une petite centaine de gallodromes, souvent en arrière-salle des cafés et/ou restaurants, concentrés dans la région du Nord Pas-de-Calais (essentiellement entre Douai, Lille et Béthune). Selon la fédération, une estimation de 5 000 éleveurs de coq de combat semble réaliste.

De l’autre côté de la frontière, en Belgique, la loi est moins permissive, et le principe de la tradition n’est pas reconnu depuis la fin des années vingt. Néanmoins, comme dans de nombreux autres pays, les combats y perdurent dans l’illégalité. C’est ainsi que cette semaine trois hommes qui avaient pris part en mai 2007 à un combat illégal de coqs, ont été condamnés à une amende de 2 750 euros chacun par le tribunal correctionnel de Hasselt. Par ailleurs, pour éviter toute récidive, les condamnés se sont vus interdire de détenir des coqs.

Ce type de procès n’est pas exceptionnel en Belgique, en janvier dernier, ce même tribunal avait déjà condamné cinq autres coqueleurs à des peines identiques. Hormis la Belgique, au niveau européen, l’Angleterre et les Pays Bas sont également le théâtre de l’organisation de combats illégaux. Outre Atlantique, au Canada où les combats sont également interdits, fin février les autorités ont démantelé un véritable réseau de combats de coqs, actif depuis 3 ans. Quelque 1 270 coqs ont été saisis, dont certains nourris aux stéroïdes.

Pascal Farcy
1- Les combats de coqs sont encore très prisés en Asie du Sud Est, en Amérique du Sud, dans le Sud des Etats Unis et au Canada. En Europe, mis à part le Nord de la France, les combats de coqs se concentrent essentiellement en Ecosse et en Andalousie (Espagne).

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commentaires sur cet article - Univers Nature

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Commentaires
mathurin
23 mars 2008 - 0 h 00 min

Oui, bon même si j’ai beaucoup d’estime pour ces jolis gallinacé emblème de notre pays, on peu quand même aisément considérer les gens du nord et les espagnols comme des sauvages.
En même temps, ça ne fait que 4 ans que le lancer de nain est interdit en France, et quand aux joies du cirques elles sont bien de chez nous, quand on regarde autour de nous toutes ces personnes que l’on va chercher menottes au poins, y compris les enfants, pour les enfermer dans des centres de rétention avant de les envoyer se faire zigouiller et crever ailleurs. On sait, on voit et laisse faire, ça semble presque normal, d’autres surement s’en réjouiront puisque cela se pratique.(Pour ne citer que l’exemple des sans-papiers).Idem lorsqu’on se permet de montrer du doigt et d’incriminer toute une part de la population, soit disant responsable de nos troubles existentiels et de notre mal de vivre, que certains nommerons « voyoucratie » pour ne pas faire dans le cynisme.
Et on pourrais remplir des pages et des pages d’exemples comme ça.

Non, j’ai rien contre la cause de nos poulets, mais en terme de priorité, il y a plus urgent et ça me semble dérisoire dans la mesure ou il s’agit d’une quête purement morale, maigre en conséquences sur le vivant, notre espèce ou l’écosystème.

Si notre barbarie se limitais aux poulets, elle serai belle l’humanité!


marwa
5 décembre 2015 - 11 h 28 min

bonjour je suis une étudiante en master écologie et environnement je veux connaitre qui est le cause principale qui ramène,dans un combat,un coq gagnant c’est a dire quelle la valeur qui rend un coq puissant est ce que il y a un indice phénotypique…merci



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