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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Société - lois - politique » Au Kenya, les « réfugiés de la conservation »
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Au Kenya, les « réfugiés de la conservation »

La forêt de Mau, qui surplombe la vallée du rift au Kenya, est un joyau de biodiversité. Mais, alors qu’il n’est plus à démontrer que diversité biologique et diversité culturelle vont de pair, le programme de conservation qui la concerne bafoue les droits fondamentaux de l’homme. Les Ogieks, chasseurs-cueilleurs autochtones qui peuplent ce massif, sont, cette année encore menacés de violentes expulsions.

En dix ans, la forêt de Mau a perdu plus d’un quart de sa surface devant les coupes de bois ou les plantations de thé et l’élevage. Les éléphants et les léopards ne furent pas les seules victimes de cette déforestation, les Ogieks ont, eux aussi, vu leur territoire se réduire, investi de façon totalement anarchique par les exploitants, pour la plupart illégaux. Devant ce désastre écologique, les autorités kenyanes ont cherché à protéger la forêt et ont procédé en 2005 et 2006 à des expulsions massives, très vivement dénoncées par Amnesty International et l’ICRA (Mouvement de solidarité avec les peuples autochtones) pour leurs violences. A cette époque, les expulsions ont concerné indistinctement nouveaux exploitants et Ogieks, et plusieurs centaines de personnes ont alors été chassées de leur forêt ancestrale pour devenir des sans abris, « des réfugiés de la conservation » comme le dénonce Survival International.

Depuis l’époque coloniale, les Ogieks luttent pour se maintenir sur leur terre, et aujourd’hui, une déclaration du président kenyan Mwai Kibaki et du Premier ministre Raila Odinga réitère les menaces d’expulsion, au nom de la conservation.

Que ce soit contre les colons, les compagnies forestières venues d’ailleurs et maintenant contre un gouvernement et une coalition internationale bien décidée à protéger la forêt et à y mener des programmes de plantations estampillés développement durable, c’est comme l’impression d’un « on prend les mêmes et on recommence » qui plane. De toutes ces années de combat pour la reconnaissance des droits indigènes, l’ennemi est toujours resté le même, l’ingérence sur les territoires, quels qu’en soient les arguments avancés.

Elisabeth Leciak

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 05 juin 2009 à 12:00

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