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Vers le recyclage des boues portuaires dans le bâtiment

Aujourd’hui, les ports sont le fer de lance de la mondialisation. En France, l’activité portuaire enregistre 80 % des échanges commerciaux du pays, 350 millions de tonnes de marchandises, 33 millions de passagers et… des dizaines de milliers de tonnes de déchets toxiques chaque année. A titre d’exemple, une étude en 2001 estimait que, chaque année, près de 5 000 tonnes de déchets toxiques parvenaient dans les seuls ports du Languedoc-Roussillon, une région ni plus ni moins pire que les autres.

Cet amalgame impressionnant de rejets et déchets s’agrège au sable, constituant une matière généralement dénommée vase ou boue marine. Jamais uniforme, souvent travaillée par des micro-organismes, se gorgeant à l’occasion d’hydrocarbures, d’azote, de phosphore, de métaux lourds, cette boue représente un réel danger pour l’environnement, d’autant qu’extraite des ports pour maintenir un accès satisfaisant aux installations portuaires, elle est la plupart du temps rejetée en eaux profondes sans qu’on connaisse réellement les conséquences environnementales de ces déversements. En outre, ces ‘opérations d’entretien’ représentent un coût important, appelé à ‘exploser’ puisque les ports européens devraient se voir interdire, par l’Europe en 2012, de rejeter en pleine mer les boues issues des dragages.

Aujourd’hui, si les opérations de traitement et, plus encore, de valorisation, sont rares et ne concernent que de faibles volumes, depuis trente ans, des chercheurs Français travaillent sur ce thème, tandis qu’un projet industriel pourrait les valoriser. Ce projet, à l’origine duquel se trouve la société Paneurochina, s’appuie sur l’expertise française et la détermination chinoise, et propose d’élaborer une unité mobile de traitement en continu des boues marines, intégrant un enchaînement d’opérations depuis l’extraction de la vase jusqu’à la livraison d’éco-matériaux de construction (remblayage des routes ou de parkings, bordures de trottoir, parpaings, produits moulés, dalles, briques).

Opportunistes d’un point de vue économique en matériaux de construction, comme ailleurs, les chinois développent d’ores et déjà des projets de valorisation de la vase. Pour eux, le temps est à l’action, puisque selon une étude du ministère de l’industrie chinois, l’utilisation de la vase de mer pourrait générer des économies à hauteur de 50 %, notamment, dans le domaine, du remblayage des routes. Si pour le moment leurs méthodes demeurent artisanales et les procédés aléatoires, en Chine, les boues marines entrent déjà dans la fabrication de briques ou servent au remblaiement de route.

Toutefois, à l’heure actuelle, après extraction du bassin portuaire, la vase est généralement stabilisée ou solidifiée à l’aide de ciments, de chaux et d’autres additifs, avec un niveau de pollution chimique ou bactériologique qui reste flou. Aussi comme le note François de la Chevalerie, président de Paneurochina, ‘Si le risque de toxicité peut-être envisagé pour la réalisation de sous couche routière, une extrême prudence concerne la réalisation de produits nobles, telles les briques’; un domaine où la France pourrait amener son expertise et faire de la valorisation des boues marines un business aussi économique qu’écologique !

Alex Belvoit

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commentaires sur cet article - Univers Nature

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Commentaires
pascal
18 juin 2014 - 14 h 36 min

Une invention qui supprime 100% des hydrocarbures et des métaux lourds des boues et sédiments polluées
http://www.ecop-technology.com



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