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Rejet des boues de dragage en mer : un impact sanitaire et écologique

Issues du creusement des chenaux estuariens, des travaux d’équipement côtiers et maritimes, et de l’entretien des ports, les boues de dragage sont fréquemment rejetées en mer. Or, la pratique du dragage engendre des volumes importants de sédiments qui, dans certains cas, peuvent contenir des éléments polluants.

Dès lors, il n’est pas surprenant que, depuis la fin des années 1960, on observe d’importantes pollutions diffuses tant par des composés organiques telles que les PCB (1) que par certains métaux lourds comme le mercure. Elles ont conduit à des concentrations notables, voire importantes, de ces toxiques chez les animaux placés en fin de chaîne alimentaire, l’homme de par sa place au sommet n’échappant à la règle. Les effets n’ont pas tardé à se faire sentir, notamment sur la reproduction et la mortalité de certaines espèces, affectant tant le milieu terrestre qu’aquatique. Chez l’homme, les populations humaines littorales consommant beaucoup de poissons figurent parmi les plus exposées. Illustration éloquente, l’empoisonnement au mercure, dont le cycle marin passe par une biotransformation en méthyl-mercure au niveau des sédiments, a entraîné de très nombreux cas de graves handicaps neurologiques et des cas mortels. Ce fut le cas de la ville côtière de Minamata, au Japon, où il fallut attendre 1959 pour comprendre la situation et 1970 pour qu’elle soit révélée au reste du monde.  

Sensible à ce problème, France Nature Environnement (FNE) dénonce les conséquences sanitaires et écologiques de ces déversements non maîtrisés sur les fonds marins, et insiste sur le nécessaire recours à des filières de valorisation. Pour Christian Garnier, Vice-président de FNE : « L’interdiction de rejet et le traitement des boues toxiques est un impératif. Le coût des opérations de tri et de traitement n’est pas un argument recevable. N’oublions pas que, le plus souvent, ces dragages sont réalisés dans le cadre de projets dont l’intérêt est d’abord d’ordre financier (…) ».

On considère aujourd’hui que les volumes dragués en France représentent chaque année environ 50 millions de m3, dont 90 % concernent les dragages maritimes des ports estuariens.  D’après les chiffres récents publiés par le CETMEF (2), 91% des volumes de sédiments dragués sont immergés en mer. Bien qu’il existe un suivi des sites d’immersion pour certaines opérations, on ne dispose pas de bilan chiffré de ces suivis. Le volume restant de sédiments dragués est déposé à terre.

Cécile Cassier
1- Les PCB représentent une famille de 209 composés organochlorés. Nuisibles et peu biodégradables, ils sont classés parmi les polluants organiques persistants (POPS).

2- Centre d’Etudes Techniques Maritimes et Fluviales.

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