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Quand la dépollution accentue la catastrophe

Le déversement de près de 4000 m3 de pétrole brut le 7 août dernier dans la réserve naturelle de Coussouls de Crau (1), située dans les Bouches-du-Rhône, fut un coup dur pour cet écosystème fragile et précieux. Cette pollution est survenue suite à la rupture d’un oléoduc géré par la Société du Pipeline Sud Européen (SPSE), dont les groupes Total et Exxon sont les actionnaires majoritaires. Après le pompage immédiat de la nappe de pétrole, dès la détection du déversement, des travaux de dépollution de plus longue haleine ont été engagés.

Mais si, en théorie, ces interventions sont bénéfiques, elles ne sont pas toujours si salutaires une fois mises en pratique. En effet, les associations environnementales, dont FNE (2), s’inquiètent de la tournure que prend ce chantier de dépollution. Dérogeant au protocole de dépollution « tel que défini avec les services de l’Etat », SPSE semble plus soucieuse de remettre en état de marche le pipeline endommagé que d’endiguer les multiples conséquences environnementales de cette fuite. Désordonnée, la circulation d’environ 1600 camions équipés de tracto-pelles, visant à retirer une couche de 40 cm sur les cinq hectares touchés, s’avère tout aussi nuisible à la faune et à la flore ambiantes. Sur plus de 13 hectares de milieu protégé, végétaux et animaux sont ainsi victimes des machines. Si la société incriminée contredit la désorganisation des véhicules réquisitionnés, elle admet en revanche : « Force est de constater, que la mise en route a été compliquée et que toutes les dispositions évoquées dans le protocole n’ont pas été respectées, les premiers jours, dans leur intégralité malgré les nombreux rappels auprès des sociétés que nous utilisons ».

En outre, d’après FNE, SPSE aurait effectué des sondages du sol dans la réserve et sur le site Natura 2000 sans procéder à des évaluations d’incidences préalables. L’un de ces sondages a, d’ailleurs, fait l’objet d’un procès-verbal.

Point plus inquiétant encore, des prélèvements effectués autour du site afin de contrôler l’état de la nappe phréatique ont révélé la trace d’hydrocarbures. Toutefois, pour SPSE, il ne s’agirait pas d’une « pollution avérée », la société ayant déclaré à la suite de ces observations : « A noter qu’un protocole de traitement de la nappe phréatique est en cours de validation qui pourrait être mis en œuvre en cas de pollution avérée ».

Revendiquant une totale transparence quant à l’évolution de cette entreprise de dépollution, notamment via un bulletin régulier publié sur le site Internet de la société, SPSE aurait néanmoins refusé l’accès au site aux journalistes si l’on en croit FNE. Une transparence somme toute très sélective, donc.

Cécile Cassier
1- Créée en 2001, la réserve naturelle de Crau s’étend sur environ 7500 hectares et fait partie du réseau Natura 2000. Sa création fut postérieure à la mise en place de l’oléoduc.

2- France Nature Environnement.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

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Commentaires
nebli
10 septembre 2009 - 0 h 00 min

n’étant pas familier des procédures il est néanmoins surprenant que des modalités techniques strictes n’aient pas étédéfinies et contrôlées, s’agissant d’une réserve la supression d’une couche de 40cm semble également comme souligné dans l’article un non sens, est ce que une approche faisant intervenir des micro organismes n’aurait pas été plus efficace et moins destructrice?
après bien sur un isolement de la zone pour éviter une extansion du problème par l’écoulement des eaux notamment.
je rejoins l’auteur de l’article cette façon de faire est négative à tous niveaux .
pour la réserve directement via la pollution et les travaux.
pour l’autorité compétente dont « l’incompétence est assez évidente dans le suivi et dans l’approbation des méthodes, enfin pour la société responsable qui en matière d’image en sort aussi dégradée que son action sur la réserve.



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