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Pacifique Nord-Ouest : radioactivité record pour un poisson

Si, suite à la catastrophe nucléaire de Fukushima, le 11 mars 2011, une zone maritime périphérique de 20 kilomètres autour de la centrale a été fermée à toute activité humaine, depuis août 2012, la pêche et la commercialisation à des fins alimentaires de pieuvres et coquillages ont été réautorisées à une distance d’au moins 50 kilomètres des réacteurs éventrés.

Ne présentant pas de trace de radioactivité selon les experts de Tepco (l’exploitant de la centrale de Fukushima) en charge des tests mensuels de radioactivité, la vente et surtout la consommation de ces pieuvres et coquillages interrogeaient alors que des seuils de radioactivité importants étaient simultanément détectés dans des poissons de fond. Les poissons concernés, pêchés dans la zone d’exclusion des 20 kilomètres, présentaient un niveau de 25 800 becquerels (Bq) de césium par kilo (1), soit une valeur 258 fois supérieure au seuil fixé par le gouvernement … Mais ce seuil n’est rien au regard du murasoi pêché dernièrement. Avec 2 540 fois la limite légale de radioactivité fixée au Japon pour certains aliments (2), ce poisson de fond, type rascasse, bat tous les records. Autrement dit, en France, la consommation de seulement 120 gr de ce poisson suffirait à ingérer la dose de radioactivité à ne pas dépasser en … une année !!!

Pollution radioactive du Pacifique Nord-Ouest, 9 mois après l’accident

En réaction à cette découverte, Tepco a annoncé vouloir installer des filets supplémentaires pour réduire les possibilités de dissémination des poissons contaminés et leur consommation par d’autres espèces ou leur capture par des pêcheurs. Néanmoins, ce nouveau record pourrait mettre à mal la reprise de la commercialisation des produits de mer provenant de la préfecture de Fukushima, beaucoup de Japonais se disant attentifs à l’origine des produits (légumes, viande), même si ceux provenant de la zone « proche » de l’accident sont généralement moins chers. Une prudence fort logique quand de plus en plus d’analyses (thons, cétacés, algues, sédiments, etc.) révèlent la progression de la pollution radioactive du Pacifique Nord-Ouest, via les courants marins mais aussi les déplacements des organismes (d’origine animale comme végétale).

Pascal

1- En France, la consommation de 1,2 kg de ce poisson (l’équivalent de 6 portions) suffirait à atteindre la limite annuelle de radioactivité admise pour le corps humain, soit 1 millisievert (mSv) par an.

2- Avant la catastrophe de Fukushima, le niveau de contamination radioactive était de 500 Bq/kg au Japon. Il a été officiellement ramené à 100 Bq/kg pour les céréales, la viande, le poisson et les œufs, suite à l’accident.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

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Commentaires
luccotentin
26 janvier 2013 - 0 h 00 min

120 gr comme indiqué dans le corps de l’article ou 10 fois plus comme indiqué en renvoi 1 ?

Attention a ne pas vous discréditer avec des calculs allant de 1 a 10 !!!


diego
26 janvier 2013 - 0 h 00 min

Il n’y a pas d’erreur luccotentin, l’article parle de 2 poissons différents, le second étant 10 fois plus radioactif. Le renvoi 1 concerne le premier.


nicolekretchmann
4 février 2013 - 0 h 00 min

c’est peut-être une façon d’amener les gens à devenir végétariens !!!!! Comme la vache folle, la peste porcine, etc, etc…
Je pense que l’on n’est pas au bout de nos surprises !






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