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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Pollution - Déchêts » L’enfouissement des déchets est aussi nocif que l’incinération
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L’enfouissement des déchets est aussi nocif que l’incinération

Il y a principalement 3 techniques de ‘gestion’ des déchets : l’enfouissement, l’incinération et les traitements biologiques (compostage, méthanisation). Bien que l’incinération soit de très loin la technique la plus contestée par les associations de protection de l’environnement et/ou de la santé, l’enfouissement est également très nocif et n’a, au final, rien à ‘envier’ aux incinérateurs. Au-delà de leur nuisance olfactive et de la totale absence de valorisation des déchets qu’ils impliquent, les sites d’enfouissement méritent en effet que l’on s’y attarde avec un impact sur le changement climatique et la pollution des eaux.



Pourcentage des différents procédés mis en œuvre pour les déchets municipaux


Les centres d’enfouissement stockant les déchets sous terre, dans un milieu quasiment dépourvu d’oxygène, c’est la seule décomposition des détritus d’origine organique (1) qui produit les biogaz qui émanent de toutes ces installations. Mais ici, à l’inverse des centres de méthanisation conçus pour produire de l’énergie à partir des gaz produits par la fermentation des déchets, les émanations de gaz sont perdues et généralement détruites par combustion. Or, 450 grammes de matières organiques dans un dépotoir suffisent à produire 3 m3 de biogaz dans lequel on trouve principalement du méthane, 21 fois supérieur au CO2 en matière d’effet de serre.

D’autre part, dans les sites d’enfouissement, l’eau que contiennent les déchets organiques s’écoule progressivement, entraînant avec elle les composés minéraux, organiques et chimiques de tous les détritus qui se trouvent dans la décharge. A ce “jus”, s’ajoutent les intempéries qui, en s’infiltrant, viennent grossir le volume de ce cocktail. L’étanchéité de ce genre d’installation étant impossible à obtenir sur des dizaines d’années, ce liquide, que les spécialistes dénomment le lixiviat, peut s’infiltrer dans les nappes phréatiques et les rivières alentour, et les contaminer durablement. Dernier point, ces décharges où finissent nombre de matières nutritives, attirent les rats et certains oiseaux, contribuant à une possible transmission de virus à d’autres êtres vivants, dont l’homme.

La solution à ces problèmes est pourtant simple et tient à la mise en œuvre du compostage par les particuliers ou une collecte sélective des déchets organiques pour leur traitement par méthanisation.
Pascal Farcy

1- La “matière organique” provient de ce qui est vivant, qu’il s’agisse d’animal ou de végétal. Dans le cadre qui nous intéresse, il s’agit le plus souvent de reste de cuisine (épluchures, aliments non-consommés, etc.) et de déchets dit “Vert”, à savoir ceux du jardin.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 23 octobre 2007 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
pierrot
24 octobre 2007 - 0 h 00 min

Tout à fait d’accord avec l’article. Mais je suis consterné par le manque de volonté de la part des pouvoirs publics pour réduire le volume des déchets organiques en incitant (avec pédagogie) au compostage individuel.C’est pourtant une solution simple et efficace.
Pour les autres déchets, quand comprendrons nous enfin qu’il faut les réduire à la source, pour commencer!!!


caro
29 octobre 2007 - 0 h 00 min

Nous avons ce problème tout prêt de chez nous…
Voir à http://www.adse-saintescobille.com/home.htm
Merci de nous soutenir !


BusardStMartin
30 octobre 2007 - 0 h 00 min

C’est un bon article de sensibilisation, auquel on peut ajouter quelques précisions utiles :

(a) Comme indiqué, les biogaz de décharge, riches en méthane, sont « généralement » détruits par combustion, c.a.d. au moyen d’une torchère. Donc en principe le méthane est converti en CO2 et en vapeur d’eau, et l’effet sur le réchauffement n’est donc pas significatif. En principe seulement, car en réalité le système de captage des biogaz est loin d’être parfait malgré tous les dires du constructeur, et le rendement de captage (la fraction effectivement captée) est plutôt de l’ordre de 50%. Si on se réfère aux chiffres de l’ADSE (voir site, présentation PDF dans le menu), une tonne de déchets organiques produit un total sur 50 ans de 200-300m3, soit environ 4-6m3 par an. Avec 50% de captage, c’est donc 2-3m3/an de méthane pur qui s’échappe dans l’atmosphère, pour chaque tonne enfouie. Avec une décharge de 150.000t/an, c’est donc de 300.000 à 450.000 t/an qui se dégage en plus chaque année. Au bout de 10 ans, le calcul donne un peu en dessous de 10 millions de m3 au total.

(b) Un autre point important est que les torchères produisent de la dioxine, des mercaptans et d’autres composés organiques volatils. La raison est que les biogaz ne sont généralement pas bien brûlés, ou à température suffisante. Dans ce cas il vaudrait mieux ne rien faire plutôt que de le faire mal ! Mais on se prend alors deux fois plus de biogaz, autant pour le voisinage et pour l’environnement…

(c) Enfin il faut être conscient que les déchets produits annuellement ne sont pas tous « fermentescibles », c.a.d. éligibles pour le compostage ou la bio-méthanisation (c’est une erreur fréquente de croire le contraire). Il se trouve en effet que la poubelle des ménages (300-600kg/personne/an) ne représente que 5% de ces déchets, et dont une bonne part est recyclable. Si on exclut les déchets verts municipaux et privés, eux aussi traités séparément comme fermentescibles, on reste avec 90% des déchets dit « banals », ou « spéciaux », mais non fermentescibles (encombrants, refus de tri, plastiques, agro-alimentaire, bois traités, pneus, déchets hospitaliers ..). La plus grande partie de ces déchets n’est pas incinérable, et c’est pourquoi on cherche à s’en débarrasser par l’enfouissement.

(d) Avec l’enfouissement, ce qui est intolérable est non seulement le risque de pollution des nappes phréatiques et du dégagement gigantesque de méthane dans l’atmosphère,
mais la pollution par les transports. On va chercher les déchets des villes pour les amener en rase campagne, et on va pomper les lixiviats journellement pour les ramener en ville pour traitement en station. Avec les convois de terre de remblai et de couverture, on arrive facilement sur 10 an à un trafic de à 300.000 camions/km, c’est à dire la distance terre-lune en camion de 20T. Tout cela pollue les routes et l’atmosphère, en plus des nuisances sonores et du gâchis en pétrole… La solution est d’appliquer le « principe de proximité », c.a.d. de traiter les déchets près de leur lieu de production. Il faut donc des petites unités de traitement et de valorisation près des villes (en Z.I./Z.A.), et non des méga-décharges au milieu des champs et des villages.

(e) Or il existe un technique révolutionnaire, propre et non polluante, qui s’appelle la thermolyse. Le principe est celui du charbon de bois, la décomposition des matières par la chaleur, sans oxygène (donc sans production de dioxine). Cela produit du gaz, du charbon, et de la chaleur. Le gaz de thermolyse suffit à chauffer le four (650°) et en même temps à produire de l’électricité. Sa combustion ne produit que du CO2 et de l’eau. Le charbon de thermolyse, qui ressemble à l’anthracite, peut être utilisé à son tour comme complément au charbon fossile ou au fuel utilisé dans les cimenteries.
Il existe en France une unité de thermolyse située dans le Pas-de-Calais. Avec 50kT/an, elle traite les encombrants et les ordures ménagères en local, ce qui minimise les transports et crée 30 emplois permanents. Pour en savoir plus sur la thermolyse, voyez les pages consacrées sur le site de l’ADSE :
http://adse-saintescobille.com


vintemp
30 octobre 2007 - 0 h 00 min

la seule véritable solution c’est l’écoconception faire payé les entreprises qui suremballe et/ou qui n’utilisent pas d’emballage recyclable.
ainsi on augmente le nombre de produits recycable , on pourrais augmenter le compostage et les système de mathanisation, donc les déchets ultimes à incinété ou à enfouire serais beaucoup moins nombreux.


TATAWAKU RAPH
9 août 2013 - 16 h 04 min

Merci beaucoup pour cet article.Dans nos pays pauvres,nous produisons plus de déchets biodégrables d’où la nécessité de composter ces déchets qui ne couterait pas si cher d’autant plus qu’il n’ya pas de politique définie en matière de gestion durable des déchets.



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