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Le Clemenceau illégal en Inde

Ne demandant plus les documents prouvant la conformité du navire avec la convention de Bâle sur les déchets, le gouvernement égyptien a donné son accord pour le passage de l’ancien porte-avions Clemenceau dans le canal de Suez, considérant ce navire comme un bâtiment de guerre non-régi par la convention. Cette interprétation égyptienne de la convention de Bâle s’aligne sur la position française, qui depuis le début de l’affaire estime que le Clemenceau ne dépend pas de la convention de Bâle de par son passé militaire. Toutefois, comme l’association de lutte contre l’amiante, Ban Asbestos, le note, la convention n’inclut aucune dérogation pour le matériel et/ou les navires de guerre.

Ceci dit, 3 jours après cette autorisation, le Clemenceau n’est toujours pas entré dans le canal de Suez, l’ex porte-avions suscitant des attaques de plus en plus vives en Egypte comme en Inde. Ainsi, hier au soir, c’était le président du parlement égyptien qui demandait formellement au gouvernement de surseoir à sa décision d’autoriser le transit du Clemenceau jusqu’à la prochaine session du Parlement, le 28 janvier. Ce mercredi, ce sont les médias égyptiens qui entrent dans le bal en questionnant de manière très critique l’arrangement diplomatique entre la France et l’Egypte.

En Inde, le ciel s’assombrit également pour le navire. La Cour Suprême indienne a en effet décidé mardi que le Clemenceau était illégal dans la zone économique exclusive indienne, correspondant à 220 miles nautiques, au moins jusqu’au 13 février prochain, date de sa prochaine réunion. D’ici là, sa commission spéciale, qui avait émis un avis négatif considérant le Clemenceau comme un déchet toxique avec son amiante, va continuer ses auditions pour produire un rapport. Hier soir, lors d’un débat télévisé, le porte-parole du parti du congrès indien (parti actuellement au gouvernement) déclarait à propos de l’affaire du Clemenceau : ‘Je réagis avec horreur ! Il n’y a absolument rien de plus important que protéger la vie humaine et la santé des travailleurs d’Alang. Aucun contrat, aussi gros soit-il, ne devrait nous tenter d’ignorer les enjeux de santé environnementale’ (ce qui fait ‘sourire’ quand on voit les conditions de travail actuelles sur certains chantiers de Alang, N.D.L.R.). Aujourd’hui, le ministre indien de l’environnement a déclaré que l’ancien porte-avions Clemenceau ne pourrait pas être traité en Inde s’il contenait des produits dangereux, à l’exclusion de l’amiante, cette matière étant courante comme isolant dans les bateaux. Néanmoins, s’il n’y a effectivement plus de produits dangereux, à l’exception de l’amiante, comme le stipule le ministère de la défense française, le Clemenceau devrait pouvoir être démantelé sur le chantier d’Alang, en Inde, selon cette dernière déclaration…

Au-delà de ces différents rebondissements, notons que la marine nationale française est le premier armateur à avoir effectué un désamiantage préalable avant l’envoi d’un de ses navires à la destruction. En outre, s’il est vrai que le démantèlement du Clemenceau aurait pu se faire entièrement en France, dans des conditions beaucoup plus sûres, n’oublions pas que ce feuilleton à rebondissement n’aurait pas eu lieu si les autorités françaises s’étaient comportées comme le font la plupart des autres pays et armateurs (absence totale de transparence, convoyage dans le tiers-monde, coulage de l’épave, etc.). Le démantèlement du Clemenceau et de sa carcasse pleine d’amiante aurait ainsi pu se faire en Inde, ou ailleurs, de manière beaucoup plus discrète, ou plus simplement, ne pas se faire et finir au fond de l’océan…

Pascal Farcy

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 18 janvier 2006 à 12:00

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