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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Pollution - Déchêts » La pollution sonore brise le monde du  »silence » des cétacés
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La pollution sonore brise le monde du  »silence » des cétacés

Univers à part, le monde sous-marin se distingue de la surface aussi bien par ses occupants que par leur mode de communication. Pour ces hôtes des profondeurs, la sensibilité sensorielle repose essentiellement sur le son et les vibrations qui le véhiculent. Ainsi, les baleines, les dauphins, les marsouins et autres cétacés basent leurs repères de navigation, d’orientation et de communication sur les sons émis et perçus. Ces derniers leur permettent de même de localiser leurs proies ou, au contraire, d’identifier des prédateurs potentiels.

Si l’homme ne possède pas une oreille assez sensible pour percevoir ces sons, cela ne l’empêche pas pour autant de les perturber. Rompant ce qui constitue pour lui un mur du silence, l’homme, de par ses activités, nuit à l’espace sous-marin en multipliant les nuisances sonores. Ces dernières se sont accrues au cours des années, résultant à la fois d’un trafic maritime à la hausse, de moteurs de plus en plus puissants et de technologies militaires plus poussées. Générant des ondes très intenses, les sonars à basse fréquence ont en effet des conséquences dramatiques sur certaines populations de baleines, lesquelles s’échouent faute de pouvoir s’orienter ou meurent, victimes d’hémorragies auriculaires, pulmonaires ou d’accidents de décompression.

A l’occasion de la tenue, cette semaine, de la 9e Conférence des Parties de la Convention sur les Espèces migratoires (CMS), IFAW (Fonds international pour la protection des animaux) publie un rapport faisant le point sur l’impact d’une pollution sonore croissante sur la faune marine. Admettant que les dommages sont relatifs à la nature, l’intensité (les analyses sismiques et les sonars militaires pourraient émettre des sons supérieurs à 200 décibels), la durée, la fréquence des bruits en question, celui-ci confirme le rôle des activités humaines dans les dérèglements du comportement des animaux marins. Il se réfère notamment à la corrélation établie entre l’organisation de simulations militaires en mer (recours aux sonars) et les échouages de certains cétacés qui s’en suivirent.



Dans certaines zones, la distance à laquelle les baleines bleues peuvent communiquer a été réduite de 90% en raison de l’augmentation des niveaux sonores sous-marins


Bien que nous ayons conscience des méfaits de cette pollution sonore sous-marine depuis les années 1970, les initiatives pour la contenir sont relativement récentes. Ainsi, en octobre 2003, la Marine américaine s’était engagée à limiter l’utilisation de sonars à basse fréquence à des secteurs spécifiques, tout particulièrement en périodes de migration de cétacés. Par la suite, en 2005, le secrétariat général des Nations unies reconnaissait les bruits sous-marins d’origine anthropologique comme l’une des cinq menaces majeures pesant sur certaines espèces de baleines et de cétacés. L’Union européenne a elle aussi rallié ce point de vue, adoptant en mai 2008 une directive de stratégie marine incluant explicitement les bruits sous-marins dans la définition de la pollution et exigeant, en conséquence, de ses états membres un contrôle de leurs retombées néfastes.

Alors que les sons générés par les navires empruntant le Pacifique auraient doublé, voire triplé, à chacune des décennies écoulées durant les 40 dernières années, l’heure est plus que jamais à l’action. D’autant que si l’on croit IFAW, la flotte commerciale globale devrait doubler d’ici 2025. Ce scénario n’a vraiment rien d’encourageant quand déjà tant de menaces pèsent sur les habitants des milieux marins, depuis la pollution chimique jusqu’aux pêcheries intensives, en passant par les collisions avec les bateaux et les changements climatiques.

Cécile Cassier
Photo © Mike Johnson / Ifaw

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