Votre inscription à la newsletter a bien été prise en compte.

cliquez ici pour telecharger votre Stop Pub numérique

Fermer
Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Pollution - Déchêts » Boues rouges : la catastrophe hongroise doit servir de leçon
Vous avez aimé cet article ? Aidez nous en
partageant sur
X
L'éco-photo de la semaine
© 2015 Normand Primeau Fine Art Photography. All rights reserved.

  Recevez chaque semaine l'ACTUALITE
  d'Univers Nature par email

   150 280 abonnés
   des Actualités depuis 1999
   un STOP PUB numérique offert
   5 journalistes


La vidéo de la semaine


Chiffre Clé
· Le chiffre du moment : 42 millions de tonnes … ·
C’est le « chiffre » du moment, ou plus précisément, selon le dernier [...] Lire la suite ...

> Voir tous les chiffres clés

Articles les plus lus
  1. Réduire l’impact environnemental des chats en ...
  2. LES BÉNÉFICES ÉCOLOGIQUE DU CANNABIS
  3. Améliorer l’isolation de son logement par la ...
  4. La voiture électrique : pas totalement ...
  5. La filière éolienne de plus en plus puissante ...


Focus Sur
post-tweeter-440x220
Devenir BIOTONOME avec BIOCOOP.

Le dossier du mois
pollution-air-chine-morts
La pollution atmosphérique n’est pas un problème récent, cependant ses conséquences réelles et les conditions qui la rendent plus dangereuse sont au centre des recherches scientifiques. En effet, aujourd’hui la pollution de l’air tue plus de personnes que le SIDA, la malaria, le cancer du sein ou encore la tuberculose. Désormais, les ennemis de la santé publique sont principalement les particules fines. Si nous évaluons [...] Lire la suite ...

Archives depuis 1999






Boues rouges : la catastrophe hongroise doit servir de leçon

Un an après la rupture d’une digue du réservoir de l’usine d’Ajka, en Hongrie, le groupe Magyar Alumínium ZRt (Aluminium Hongrois Co.) a été condamné à verser une amende de 470 millions d’euros, pour le déversement de plus de 1,8 million de tonnes de boues rouges. Selon le bilan officiel de la Direction Nationale des Catastrophes (Országos Katasztrófavédelmi Föigazgatóság), daté du 17 septembre 2011, plus d’un million de tonnes de terres et matériaux pollués par les boues rouges a été collecté. Considérant l’incident clos, le gouvernement hongrois se concentre désormais sur le renouveau économique de la région sinistrée. Ne partageant pas ce point de vue, l’association Robin des Bois s’inquiète des conséquences à long terme de cette catastrophe, et notamment la persistance de nombreux polluants contaminant les sols, les eaux souterraines et de surface.

Récemment publiée, une étude scientifique a confirmé les doutes de l’association. Elle a, en effet, constaté un fort déclin du plancton du Danube au niveau de Budapest, pendant au moins trois semaines après l’accident. En mai dernier, M. Janez Potočnik, commissaire européen à l’environnement, rappelait l’importance d’instaurer un suivi à long terme dans un tel contexte. Il a, par ailleurs, noté la mauvaise interprétation de la Directive concernant la gestion des déchets de l’industrie extractive par la Hongrie, laquelle en a exclu les réservoirs de boues rouges.

Mais d’autres sites laissent craindre une répétition de ce scénario. Egalement basé en Hongrie, à Almásfüzito, le site de stockage des boues rouges de Tata est un autre non-sens environnemental. Implanté sur les bords du Danube et exposé aux crues, il sert également de décharge pour les déchets industriels et les résidus d’incinération. Selon Robin des Bois, des écoulements de boues sont d’ores et déjà visibles sur les berges, les rochers et les arbres au pied du site de stockage.

Toutefois, la Hongrie est loin d’être la seule concernée par la gestion déficiente des boues rouges. En France, la fosse de Cassidaigne, une dépression du fonds marin située au large du littoral de Cassis, sert de décharge sous-marine pour les boues rouges d’une entreprise spécialisée dans l’aluminium. L’arrêt de ces rejets est prévu pour 2015. Déshydratées à 70 %, les boues rouges sont progressivement stockées dans deux bassins d’une capacité totale de 2,6 millions de m3. Or, d’après Robin des Bois, les bassins étant situés en haut de la colline de Mangegarri, une simple brèche permettrait à la « mixture boueuse » de dévaler la pente à une vitesse de 5m/seconde. Outre ce danger, restent les possibles survenues d’inondations ou d’accidents sismiques. D’autres exemples s’observent à travers le monde, notamment au Vietnam où les digues du réservoir de boues rouges du futur complexe de bauxite – aluminium de Tan Rai sont en cours de renforcement. Mettant en jeu la sécurité publique et environnementale, le stockage des boues rouges représente actuellement 70 millions de tonnes produites chaque année dans le monde.

Cécile Cassier

>> Réagissez sur cet article avec votre compte Facebook

commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 04 octobre 2011 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
PARTAGER / ENVOYER PAR E-MAIL


Commentaires
cuicui
6 octobre 2011 - 0 h 00 min

N’y aurait -il pas moten de faire des briques avec cette boue argileuse.


boust
21 octobre 2011 - 0 h 00 min

La société Aluminium Zrt a effectivement été condamnée a payer 470 millions d’euros, mais n’a pas payé, et ne payera pas !! Je vous invite à regarder l’article ci dessous, et le reportage vidéo d’Euronews :
http://www.hu-lala.org/2011/10/03/un-an-apres-le-spectre-des-boues-rouges-demeure/



Partager sur
S'inscrire à la newsletter
Commenter cet article    
42

Votre nom : Votre adresse mail :
Votre message :  
 




à lire aussi
     
Flux RSS