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Algues vertes : scandale d’un rapport qui aurait dû rester confidentiel

Depuis la mort d’un cheval en Côtes d’Armor le 28 juillet 2009, le fléau de la prolifération croissante des algues vertes sur le littoral breton ne cesse de monopoliser le devant de la scène médiatique. Loin d’être clos, le débat a été relancé le 20 octobre dernier suite à l’évocation, dans les colonnes des journaux Ouest-France et du Télégramme, d’un rapport confidentiel adressé par le préfet des Côtes d’Armor, Jean-Louis Fargeas, au Premier ministre.

Edifiant, ce document, qui n’était pas destiné à être porté à la connaissance du public, revient sur les enjeux soulevés par ce désastre environnemental. Sans langue de bois, l’élu désigne clairement les pratiques agricoles bretonnes, et plus particulièrement l’élevage, comme principaux responsables de la progression des algues vertes sur le littoral. Approfondissant son analyse, il s’en prend en amont aux dispositions prises par les autorités publiques, dont l’inefficacité et le laxisme ont conduit à cet état de faits. Figurent parmi les mesures incriminées la directive nitrates, le programme d’action bassin versant, les moyens incitatifs, les contrôles et le renforcement de l’application de la réglementation.

Pour l’auteur du rapport, il est aujourd’hui nécessaire que l’Etat adopte une « politique volontariste » afin de « révolutionner […] les pratiques agricoles ».

Si France Nature Environnement (FNE) reconnaît le rôle prépondérant de l’agriculture dans l’apparition des marées vertes, l’association insiste cependant sur la nécessité de prendre en compte l’intégralité des éléments entrant en jeu. De fait, l’assainissement urbain, le tourisme et l’industrie ont également leur part de responsabilité. Désapprouvant la stigmatisation d’une profession en particulier, FNE appelle à une révision en profondeur de « l’ensemble du modèle économique et social » pour satisfaire à l’objectif de réduction de 40 % des effluents arrivant à la mer d’ici 2012 (Grenelle de la Mer). Mais, si elle privilégie l’action immédiate, elle n’en rejette pas moins certaines propositions radicales énoncées par Jean Louis Fargeas dans son rapport, dont « l’arrêt total de l’agriculture sur le bassin versant avec une conversion totale des terres en prairies fauchées mais non fertilisées ».

Qualifiant cette déclaration d’utopique et de non réalisable, l’organisme de protection environnementale mise, quant à lui, sur « un nouveau projet pour l’agriculture bretonne », orienté vers l’agriculture biologique et de Haute Valeur Environnementale (HVE). Au menu de ce programme : faible dépendance aux intrants que sont les engrais, l’énergie, l’alimentation du bétail etc., ainsi qu’une place réservée à la nature (prairies naturelles, haies, bosquets…). Mais, bien que les moyens d’actions proposés diffèrent, tous s’accordent à dire que seul le positionnement des autorités supérieures est en mesure de faire évoluer la situation. Dans le bon sens, on l’espère.

Cécile Cassier

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 22 octobre 2009 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
opaque
22 octobre 2009 - 0 h 00 min

les « autorités supérieures » ayant pour l’instant programmé une progresssion du Bio en france de l’ordre de 20% des surfaces cultivées d’ici à vingt ans (cf-grenelle de l’envie d’en rire plutôt que d’en pleurer)j’attends avec impatience le plan de sauvetage de 20% de la Bretagne, à etaler sur les vingt ans à venir.
en attendant, mangez du porc à tous les repas, c’est bon pour monsanto.
nb: ce prefet va t’il recevoir la medaille du merite agricole ?


jcc22860
24 octobre 2009 - 0 h 00 min

Le Préfet n’est pas élu mais nommé par le gouvernement. Précisons qu’il y a des formes d’agriculture qui pourraient être pratiquées sur les bassins versants sensibles et qui en plus créeraient des emplois; il y a même des paysans bretons bretons qui savent faire, mais ce n’est pas du goût de tout le monde…


roric
25 octobre 2009 - 0 h 00 min

et où en est-on de cette fameuse règle du pollueur payeur? la règle actuelle étant « je détruis tout et les autres payent pour remettre en état »; que ce soit la nature ou les biens publics (on l’a encore vu avec la dernière manifestation des paysans où à Metz, par exemple, ils ont roulé dans les espaces verts en donnant de grands coups de freins à droite puis à gauche et on recommence). Ca commence à bien faire, le prix de l’eau augmente sans arrêt car elle demande de + en + de traitements pour être potable et les agriculteurs la tire gratuitement dans des puits communaux pour traiter leurs champs et empoisonner les nappes phréatiques qui baissent également de + en + plus à cause de l’étanchement des terrains d’une part mais aussi à cause du drainage des champs et des prés d’autre part.



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