Votre inscription à la newsletter a bien été prise en compte.

cliquez ici pour telecharger votre Stop Pub numérique

Fermer
Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Pollution - Déchêts » 360 kg d’uranium rejetés dans l’environnement
Vous avez aimé cet article ? Aidez nous en
partageant sur
X
L'éco-photo de la semaine
© 2015 Normand Primeau Fine Art Photography. All rights reserved.

  Recevez chaque semaine l'ACTUALITE
  d'Univers Nature par email

   150 280 abonnés
   des Actualités depuis 1999
   un STOP PUB numérique offert
   5 journalistes


La vidéo de la semaine


Chiffre Clé
· Le chiffre du moment : 42 millions de tonnes … ·
C’est le « chiffre » du moment, ou plus précisément, selon le dernier [...] Lire la suite ...

> Voir tous les chiffres clés

Articles les plus lus
  1. LES BÉNÉFICES ÉCOLOGIQUE DU CANNABIS
  2. Laurent Wauquiez s’en va en guerre contre la nature
  3. Les voyages en camping-car sont-ils écolos ?
  4. Des aigles contre des drones
  5. Expositions des enfants aux substances toxiques


Focus Sur
post-tweeter-440x220
Devenir BIOTONOME avec BIOCOOP.

Le dossier du mois
pollution-air-chine-morts
La pollution atmosphérique n’est pas un problème récent, cependant ses conséquences réelles et les conditions qui la rendent plus dangereuse sont au centre des recherches scientifiques. En effet, aujourd’hui la pollution de l’air tue plus de personnes que le SIDA, la malaria, le cancer du sein ou encore la tuberculose. Désormais, les ennemis de la santé publique sont principalement les particules fines. Si nous évaluons [...] Lire la suite ...

Archives depuis 1999






360 kg d’uranium rejetés dans l’environnement

Hier, mardi 8 juillet à 6 h 30 du matin, 30 m3 d’effluents uranifères se sont déversés dans le sol de l’usine SOCATRI, située sur l’important site nucléaire du Tricastin (1). Spécialisée dans le traitement des matériels et effluents contaminés par de l’uranium, SOCATRI est également autorisée à entreposer sur son site des déchets de faible activité à vie longue. Hier matin, pour une raison encore inconnue, c’est un des réservoirs de la station de traitement des effluents uranifères de l’usine qui a débordé. Normalement, ce débordement aurait dû être sans conséquence puisqu’une seconde cuve, dite de rétention, est prévue pour parer à tout incident, or dans le cas présent, la cuve était en travaux et plus étanche.

Au final, selon l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), ‘Environ 30 m3 de solution uranifère, présentant une concentration d’environ 12 grammes d’uranium par litre, se sont alors déversés sur le sol. Ces effluents se sont d’une part infiltrés dans le sol à l’intérieur même de l’établissement SOCATRI et ont d’autre part rejoint la rivière La Gaffière, puis L’Auzon, via le réseau des eaux pluviales’.

Autrement formulé, sachant que 30 000 litres ont été déversés, c’est environ 360 kg d’uranium qui ont été dispersés dans la ‘nature’…

Par mesure de précaution, des mesures de protection des populations locales ont été prises :

- interdiction de la consommation d’eau potable issue de captages privés sur les communes de Bollène, Lapalud et Lamotte-du-Rhône ;

- arrêt de l’irrigation agricole issue de la Gaffière et de l’Auzon ;

- interdiction des activités nautiques et de baignade sur les plans d’eau du Trop-Long, du Baltraces (Bollène) et des Girardes (Lapalud) ;

- interdiction de la pêche et de la consommation de poisson provenant de la Gaffière (y compris partie amont située dans la Drôme), l’Auzon, la Mayre Girarde et le lac du Trop-Long.

Mis à part les mesures ci-dessus, le discours officiel se veut dédramatisant, soulignant que sous l’effet de dilution dans les rivières la concentration en uranium est actuellement en rapide diminution et qu’en cas de consommation de poisson, l’impact sanitaire est très limité. Au niveau de la nappe phréatique entre la Gaffière et le Rhône, officiellement si aucun prélèvement n’a encore détecté sa contamination, il faudra plusieurs jours, voire semaines, avant d’être effectivement fixé sur son devenir, l’infiltration des eaux superficielles demandant du temps.

A l’inverse, pour la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la RADioactivité), ce rejet n’est pas anodin. En effet, sur la base d’une hypothèse qui n’est absolument pas maximaliste, la commission a calculé que la fuite qui s’est produite a conduit à un rejet dans l’environnement plus de 100 fois supérieur à la limite annuelle (plus de 700 fois la limite maximale mensuelle), et qu’en terme de concentration le dépassement est plus de 6 000 fois supérieur au seuil réglementaire. Ces valeurs sur lesquelles les autorités n’ont pas crû bon communiquer aujourd’hui, sont pourtant habituellement mises en avant lors de rejets inférieurs aux limites réglementaires…

Cela dit, pour pouvoir évaluer le niveau de risque réel, la composition exacte des effluents uranifères doit être connue, or pour le moment, ni la SOCATRI, ni l’ASN ne l’ont rendu publique. Toutefois, face à la répétition récente de fuites et de rejets radioactifs sur le site, la CRIIRAD vient d’annoncer qu’elle allait porter plainte contre la SOCATRI.

Pascal Farcy
1- Situé à cheval sur les départements de la Drôme et du Vaucluse, le site nucléaire du Tricastin réunit, sur 600 hectares, la plus grosse concentration d’entreprises de l’industrie nucléaire française. Environ 6000 personnes y travaillent.

>> Réagissez sur cet article avec votre compte Facebook

commentaires sur cet article - Univers Nature

PARTAGER / ENVOYER PAR E-MAIL


Commentaires
Euskalion
9 juillet 2008 - 0 h 00 min

Boire un petit coup c’est agréaaaaaableu !

Surtout quand on découvre ce qu’il y a dans le sol du Tricastin. Pour le savoir, lisez au bout du lien suivant cette info du CRIIRAD qui date du 4 juillet.

http://www.criirad.org/actualites/dossiers-08/tricastin-juil08/compresse.html

A votre santé !


thylacine
12 juillet 2008 - 0 h 00 min

Anodin! Qu’est ce que ça veut dire, anodin? L’Homme passe son temps (et il en est fier) à fabriquer des produits, ou à accumuler des éléments chimiques, extrêmement actifs, donc modifiant fortement l’environnement dans lequel il vit, et du même coup celui de toute forme vivante sur cette planète. Rien n’est anodin! C’est vraiment un comportement d’irresponsable, et extraordinairement puéril de dire « Non, non, ce n’est pas grave, c’est anodin ». Comme les gosses: « C’est pas ma faute! » On peu prendre n’importe quel problème écologique grave: si on le fractionne en morceaux suffisamment petits, ils sont tous « anodins »… Anodin est un mot à laisser aux hypocrites incapables d’assumer leurs actes…



Partager sur
S'inscrire à la newsletter
Commenter cet article    
34

Votre nom : Votre adresse mail :
Votre message :  
 




à lire aussi
     
Flux RSS