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« Marée noire » en pleine forêt Amazonienne

Mercredi dernier, en Equateur, la rupture d’un pipeline a provoqué le déversement de près de 14 000 barils de pétrole brut (2 millions de litres) dans la rivière Santa Rosa, en pleine forêt amazonienne. OCP (1), l’opérateur responsable, a informé que, depuis 4 jours, environs 350 personnes avaient été envoyées sur le site pour collecter le brut et tenter de limiter la pollution. De l’eau potable aurait également été mise à disposition des populations affectées. D’après OCP, l’accident est dû à une cause « naturelle », et on se demande toujours ce que cela veut dire… à moins qu’il s’agisse d’une expression bien délicate pour masquer ce qui ressort très certainement d’une négligence ou d’un défaut d’entretien.

Cet oléoduc qui vient de rompre est le deuxième plus grand pipeline du pays. Il permet le transit jusqu’à la côte pacifique de près de 130 000 barils/jour à travers la forêt amazonienne. Si le désastre est complet, l’agence Reuters annonce, quant à elle, dans sa dépêche, dès la première ligne, que les stocks étaient suffisants pour que les engagements pétroliers soient respectés pour le mois de février, ouf ! « La rivière est couverte de pétrole d’une rive à l’autre », mais tant que l’exportation du brut continue, tout va bien. On croit rêver !

Le pétrole au péril de l’Amazonie

L’Equateur est le 5e exportateur de pétrole au monde, et en considérant également d’autres pays amazoniens, comme le Pérou, la Bolivie ou le Brésil, au total, 688 000 km² de forêt, soit 15 % de la superficie, sont en concession pour l’exploitation du pétrole ou du gaz, actuelle ou à venir (2). Evidemment, avec une telle ampleur, les problèmes sont récurrents en termes de déforestation, de contamination et de déni des populations autochtones. Parmi les affaires précédentes les plus dramatiques, en Equateur, en 1993, 30 000 habitants de l’Amazonie portaient plainte contre Texaco (appartenant aujourd’hui à Chevron) pour avoir déversé 60 millions de litres de pétrole et contaminé 68 milliards de litres d’eau au cours de ses 30 ans d’activité. Considéré comme le procès écologique du siècle, ce recours en justice dure maintenant depuis plus de 15 ans, la compagnie ayant longtemps nié sa responsabilité, mais il devrait aboutir cette année. Dans le même registre, depuis 2006, la compagnie d’Etat Petroecuador a enregistré 117 cas de déversements de pétrole, des accidents qui lui coûtèrent 21 millions d’euros en compensations environnementales. Mais, enfin, les compensations financières ne remplaceront jamais ce qui est perdu.

L’Amazonie subit des accidents pétroliers dans des proportions qui, pour les environnementalistes locaux, dépassent de loin les catastrophes des super tankers Exxon Valdez ou Erika. Alors, il faut vraiment aimer l’humour noir devant le slogan de l’entreprise OCP gérante du pipeline équatorien : « Por donde pasa el OCP suceden cosas buenas » (là où passe OCP, de bonnes choses se passent).

Elisabeth Leciak
1- Oleoducto de Crudos Pesados Ecuador SA

2- Résultat d’une étude publiée dans la revue PlosOne en Aout 2008

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 02 mars 2009 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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