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Le 14 mars, démarrait le chantier de démolition des maisons de la Faute-sur-Mer, plus dun an après la tempête Xynthia qui fit 53 morts, des dégâts matériels chiffrables en dizaines de millions deuros, des milliers dhectares de cultures rendues presque stériles par le sel, des réserves naturelles dévastées. Alors que la facture pour le contribuable, les collectivités et lEtat ne cesse de sallonger, France Nature Environnement (FNE) a remis en question la légitimité du Plan de Submersion Rapide (le PSR), récemment validé par le gouvernement. Doté de 500 millions deuros, ce plan daction intègre une soixantaine dactions visant à mieux maîtriser lurbanisation dans les zones dangereuses, à améliorer la vigilance météo et lalerte des populations, à renforcer la fiabilité des digues et à développer la culture du risque. Pourtant, selon FNE, ce plan a aussi pour effet daccélérer la réalisation des Plan de Prévention du Risque Inondation (PPRI) sans pour autant renforcer leur pouvoir daction, ni permettre la prescription des démolitions dans les zones dangereuses. En outre, « influençables », ces PPRI seraient « victimes de la spéculation immobilière ».
A lheure actuelle, il semble, en effet, que le PSR soulève beaucoup dincertitudes. Tout dabord, il nest doté, pour lensemble du territoire, que du double du montant dépensé pour le secteur restreint touché par la tempête. Mais dautres interrogations apparaissent, notamment sur la possibilité de délimiter des « zones noires » dans tous les secteurs inondables de France. Autres questions légitimement soulevées par FNE, des solutions sont-elles envisagées pour racheter des centaines de milliers de m² qui nauraient pas dus être construits et sera-t-il proposée une « prime à la non urbanisation » pour concurrencer les « primes » à la construction. Pilote de la mission Mer et Littoral de FNE, Denez LHostis estime que : « Ces questions doivent trouver une réponse rapide si lon veut pouvoir protéger les biens et les populations, et en priorité celle des 165 000 bâtiments dans les 864 communes littorales les plus vulnérables et des 16 000 autres communes concernées par le risque dinondation. La spéculation immobilière fondée sur laspiration des français à vivre en vue de leau ne doit plus décider de laménagement du territoire (
) ».
Promoteurs voraces, maires ambitieux , acquéreurs inconséquents et absence d’entretien public sont les causes de ce drame humain. Cette affreuse leçon servira-t-elle ?














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